| La CEMAC cheche à protéger et promouvoir la filière sucrière |
| 2006-07-31 |
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YAOUNDE, 31 juillet (XINHUA) -- La Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) cherche à protéger et à promouvoir la filière sucrière qui est affectée ces dernières années par un cours mondial non profitable et les importations des produits subventionnés.
Réunis du 24 au 25 juillet dernier à Douala (capitale économique camerounaise), les opérateurs de la filière sucre ont examiné et adopté le règlement intérieur, fixant les modalités de fonctionnement de l'Organisation du maché commun du sucre (OCM), créée en mars 2006 à Bata, en Guinée équatoriale. Le règlement permettra de répondre aux problèmes que rencontrent les pays d'Afrique centrale, notamment la poursuite des subventions aux producteurs américains et le renforcement des prix minima garantis aux producteurs européens. L'importation des sucres subventionnés et frauduleux en zone CEMAC (Cameroun, Gabon, Guinée équatoriale, Congo-B, Centrafrique, Tchad) ont gravement entravé les efforts déployés par les opérateurs de la filière sucre. En 1999, les pays membres de la CEMAC produisaient 140 000 tonnes de sucre, tandis que le marché sous-régional accusait un déficit de 150 000 tonnes. Mais en 2005, la production sucrière dans la CEMAC a atteint 250 000 tonnes contre un déficit de 60 000 tonnes. Parallèlement, le taux de couverture de la demande est passé de 40% passe à 80% en peu d'années. Face à cette situation, les ministres des pays membres de la CEMAC ont décidé, en mars dernier, de mettre en place l'OCM pour bien gérer les intérêts sucriers de la sous-région. Cet organisme se charge d'élaborer une stratégie commune qui permettrait d'atteindre les niveaux de coûts de production des pays les plus efficients et de garantir aux consommateurs des produits de qualité à des prix compétitifs. En plus d'un sécrétariat permanent, l'OCM comprend un comité de coordination et de suivi des politiques surières, qui doit proposer des mésures nécessaires au bon fonctionnement du marché du sucre dans la zone de la CEMAC. "La concurrence déloyale du fait des importations du sucre subventionné, les importations frauduleuses et l'entrave à la libre circulation des produits intra-communautaires, seront désormais mieux contrôlés à travers l'OCM", a commenté un haut responsable de l'organisation qui a requis l'anonymat. Fin |

