| Le Cameroun s'efforce à relancer la filière cacao | ||
| 2006-08-29 | ||
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YAOUNDE, 28 août (XINHUA) -- Dans les années 70, 80 et 90, lorsqu'on chantait partout que le Cameroun était un Etat essentiellement agricole, on voyait en premier lieu le cacao et le café. Mais dépuis la récolte de 1991, l'économie cacaoyère a connu une chute drastique.
Avec sa production annuelle actuelle tournant autour de 150 000 tonnes, la filière cacao au Cameroun se trouve loin derrière la Côte d'Ivoire, pays en guerre mais qui reussit à avoir un rendement annuel de 1 200 000 tonnes moyennement. Alors dans les années 1980, le Cameroun était au 4e rang mondial donc non loin de la Côte d'Ivoire. Les responsables du ministère camerounais du Commerce disent que divers facteurs sont à l'origine de ce marasme dont en premier lieu: l'effrondrement des cours mondiaux pendant les années 1990; l'incapacité de survie du système de stabilisation des prix mis en place à cette période par l'Etat camerounais; la mise en veilleuse de la Société de développement du cacao (Sodecao) et la liquidation des structures d'appui à la cacaoculture. Toutes choses qui ont entraîné le relentissement, voire l'arrêt des traitements phytosanitaires et de l'introduction sur le marché camerounais des produits phytosanitaires frélatés; l'arrêt des activités de régénération, de densification et d'extension du verger; la baisse de la production et la détérioration de la qualité des fèves; l'arrêt du processus de structuration, de formation et de professionnalisation des planteurs, etc... Tout le malaise évoqué ci-dessus a provoqué des conséquences très néfastes sur le cacao camerounais en ce qui concerne notamment sa qualité et en plus le découragement total des planteurs. Dépuis quelques temps, le gouvernement camerounais veut relancer la filière cacao à travers les structures en charge de cette culture. Les objectifs fixés sont ceux de porter, selon les instructions gouvernementales, la production du cacao à 200 000 tonnes par an à l'horizon 2010-2015. De nombreuses descentes sur le terrain du directeur général de la Sodecao en sont une preuve. Ces descentes consistent à sensibiliser les planteurs sur la nouvelle stratégie de redressement de l'économie cacaoyère à travers 3 axes majeurs: les programmes agricoles, la valorisation et la transformation sur place des produits du cacao et les pistes de collecte et les aménagements agricoles. L'office national de cacao et café du Cameroun (Oncc) entend pour sa part, distribuer gratuitement des sémences de cacao à cycle court à tous les cacaoculteurs dans les 7 provinces sur dix au Cameroun. Selon Monsieur Michael Ndoping, le directeur général de l'Oncc, ces sémences ont l'avantage de produire des fruits après 3 ans seulement au sol. L'Oncc entend aussi instaurer les marchés périodiques et de contrôle de qualité afin de préserver la qualité du cacao camerounais dans le malaise chronique dépuis plus d'une décennie. Fin |

