| FORUM SUR LA COOPÉRATION SINO-AFRICAINE-PLAN D'ACTION DE CHARM EL-CHEIKH (2010-2012) | ||
| (2009-11-12) | ||
1. PRÉAMBULE 1.1 La 4e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) a eu lieu les 8 et 9 novembre 2009 à Charm el-Cheikh, en Égypte, avec la participation des Ministres des Affaires étrangères et des Ministres chargés de la coopération économique de Chine et de 49 pays africains (désignés ci-après « les deux parties »). 1.2 Les deux parties ont hautement apprécié le Sommet de Beijing et la 3e Conférence ministérielle tenus en novembre 2006 dans le cadre du FCSA et estimé que l'établissement lors de ces rencontres historiques du partenariat stratégique sino-africain de type nouveau, caractérisé par l'égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération mutuellement bénéfique sur le plan économique, les échanges et l'inspiration réciproque sur le plan culturel, a ouvert de larges perspectives à l'approfondissement de leur coopération, constituant ainsi un bel exemple de la coopération Sud-Sud. 1.3 Les deux parties ont passé en revue avec satisfaction la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet de Beijing du FCSA tenu il y a trois ans, se sont félicitées généralement de l'exécution intégrale et efficace du Plan d'Action de Beijing (2007-2009) adopté par le Sommet et ont réaffirmé leur objectif inébranlable de renforcer davantage le partenariat stratégique sino-africain de type nouveau. 1.4 Pour concrétiser les résultats obtenus par la présente Conférence et planifier la coopération sino-africaine dans différents domaines pour les trois ans à venir, les deux parties, dans le but d'« approfondir le partenariat stratégique sino-africain de type nouveau en vue d'un développement durable », ont élaboré ensemble et adopté à l'unanimité le présent Plan d'Action. 2. AFFAIRES POLITIQUES, PAIX ET SÉCURITÉ RÉGIONALES 2.1 Échanges de haut niveau Les deux parties notent une multiplication des échanges de visites et des rencontres dans des enceintes multilatérales entre les dirigeants chinois et africains depuis la tenue du Sommet de Beijing du Forum et conviennent de maintenir la dynamique de leurs échanges de haut niveau afin de renforcer la compréhension mutuelle et l'amitié et d'approfondir la confiance réciproque et la coopération. 2.2 Dialogue et échanges multiformes 2.2.1 Conscientes de l'importance des mécanismes de dialogue toujours plus divers pour l'approfondissement du partenariat stratégique sino-africain de type nouveau, les deux parties sont décidées à faire jouer pleinement le rôle des mécanismes existant entre la Chine et les pays africains tels que les commissions bilatérales, les dialogues stratégiques, les consultations politiques entre les Ministères des Affaires étrangères, les commissions mixtes économiques et commerciales, afin de mieux programmer et piloter le développement des relations sino-africaines. 2.2.2 Se félicitant du lancement réussi du mécanisme de dialogue politique régulier entre les Ministres chinois et africains des Affaires étrangères instauré au Sommet de Beijing du FCSA et de la tenue avec succès du premier dialogue, les deux parties conviennent d'organiser, dans le cadre de ce mécanisme, le deuxième dialogue politique de leurs Ministres des Affaires étrangères en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies en 2010. 2.3 Échanges entre les partis politiques, les organes législatifs et les collectivités territoriales 2.3.1 Les deux parties entendent renforcer les échanges entre leurs partis politiques en vue d'élargir les échanges d'expériences en matière de gouvernance. 2.3.2 Elles continueront à élargir les échanges amicaux entre l'Assemblée populaire nationale de Chine et les parlements des pays africains ainsi que le Parlement panafricain afin de renforcer la compréhension mutuelle et de promouvoir un développement en profondeur de leurs relations. 2.3.3 Notant que les échanges entre les collectivités territoriales chaque jour plus dynamiques sont devenus une composante importante des relations sino-africaines, les deux parties sont décidées à continuer à promouvoir les échanges et la coopération entre leurs autorités provinciales et locales et à soutenir activement l'établissement de jumelages entre les provinces et villes chinoises et africaines. 2.4 Coopération consulaire et judiciaire 2.4.1 Conscientes de la nécessité de renforcer les échanges humains, les deux parties conviennent d'intensifier leur coopération dans le traitement à temps et adéquat des affaires consulaires concernant les citoyens des deux parties. 2.4.2 Les deux parties conviennent de promouvoir davantage les échanges et la coopération entre leurs autorités judiciaires et leurs services chargés de l'application de la loi pour renforcer ensemble leur capacité de prévention, d'investigation et de répression de la criminalité, et d'intensifier la coopération entre les services chinois et africains de gestion de l'immigration afin de régler, par voie de consultations, le problème de l'immigration clandestine. 2.4.3 Conscientes de l'importance des échanges juridiques, les deux parties décident d'organiser, à un moment opportun, un forum sur le droit dans le cadre du FCSA. 2.5 Coopération entre la Chine, l'Union africaine (UA) et les organisations sous-régionales africaines 2.5.1 Les deux parties apprécient hautement la contribution importante apportée par l'UA et les organisations sous-régionales africaines au règlement des problèmes africains, au processus de l'intégration du Continent et des économies sous-régionales africaines et à la promotion de la paix et du développement en Afrique. 2.5.2 Notant avec satisfaction l'établissement et le lancement du mécanisme de dialogue stratégique entre la Chine et l'UA, les deux parties conviennent de poursuivre leurs échanges de vues par ce mécanisme sur les relations sino-africaines et les dossiers majeurs et soutiennent un rôle accru de l'UA dans les affaires internationales et régionales. 2.5.3 En vue de promouvoir ses relations avec l'UA, la Chine accueille favorablement l'ouverture par cette dernière d'un bureau de représentation à Beijing à un moment opportun. 2.5.4 Notant que le FCSA et le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD) partagent les mêmes objectifs en ce qui concerne la promotion de la paix et du développement en Afrique, les deux parties conviennent de poursuivre leurs discussions sur les moyens de renforcer d'une manière souple et pragmatique les échanges et la coopération entre les deux mécanismes. 2.5.5 Le gouvernement chinois renforcera son partenariat avec les organisations régionales africaines dans le domaine du renforcement des capacités institutionnelles nécessaires à la conception et à la réalisation des projets régionaux. 2.5.6 En vue de soutenir les efforts des pays africains de s'unir pour monter en puissance, la Chine renforcera son dialogue et ses échanges avec les organisations sous-régionales africaines pour échanger des vues avec elles sur les moyens permettant de mieux promouvoir l'intégration du Continent et de renforcer leur coopération, et explorer activement les possibilités de coopération dans le cadre du FCSA. 2.6 Coopération en matière de paix et de sécurité 2.6.1 Le gouvernement chinois continuera à soutenir le rôle constructif du Conseil de Sécurité des Nations Unies dans le règlement des conflits régionaux en Afrique, à apporter son soutien et à participer aux opérations de maintien de la paix de l'ONU sur le Continent. Il renforcera sa coopération avec les pays concernés au sein de la Commission de Consolidation de la Paix de l'ONU et soutiendra la reconstruction post-conflit des pays concernés. 2.6.2 Le gouvernement chinois apprécie l'idée et la pratique des « solutions africaines aux problèmes africains ». Il continuera à soutenir activement les organisations régionales, notamment l'UA, et les pays concernés dans leurs efforts pour le règlement des conflits régionaux et renforcera sa coopération avec les pays africains en matière d'études théoriques, de formation, d'échanges et de renforcement des capacités dans le domaine du maintien de la paix. 2.6.3 La partie africaine salue la nomination par le gouvernement chinois d'un représentant spécial pour l'Afrique ainsi que les efforts qu'il a déployés pour renforcer ses échanges et son dialogue en matière de paix et de sécurité avec les pays africains et participer activement au règlement des problèmes d'instabilité et d'insécurité en Afrique. 2.6.4 La partie africaine salue les efforts déployés par la partie chinoise dans la lutte contre la piraterie dans le Golfe d'Aden et au large de la Somalie, conformément à l'esprit des résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité de l'ONU, et est convaincue que cela contribue à la préservation de la sécurité des voies maritimes dans cette zone et au maintien de la paix et de la sécurité dans la région. 3. COOPÉRATION DANS LES AFFAIRES INTERNATIONALES 3.1 Les deux parties estiment que la situation internationale connaît à l'heure actuelle les changements et les réajustements les plus profonds depuis la fin de la guerre froide et que la crise financière internationale a causé une récession économique mondiale et entraîné une mutation profonde et complexe de l'ordre politique et économique international, d'où une plus grande importance de renforcer la coopération sino-africaine dans les affaires internationales. 3.2 Les deux parties réaffirment que l'Afrique doit être pleinement représentée dans tous les arrangements concernant l'économie mondiale. La partie africaine souligne la nécessité urgente d'élargir le G20 et d'autres mécanismes existants de l'économie internationale. La partie chinoise exprime sa pleine compréhension à cette demande et souligne que les mécanismes existants de l'ordre économique international doivent être équilibrés pour assurer une représentation juste de l'Afrique. 3.3.1 Les deux parties réaffirment leur respect de la Charte des Nations Unies, des Cinq Principes de la Coexistence pacifique et des autres règles régissant les relations internationales universellement reconnues. 3.3.2 Les deux parties œuvrent ensemble à la préservation du rôle essentiel des Nations Unies dans les affaires internationales et à la promotion du multilatéralisme et de la démocratisation des relations internationales. 3.3.3 Les deux parties soutiennent le renforcement de l'autorité et de l'efficacité des Nations Unies par la réforme et préconisent que celle-ci doit se réaliser par voie de consultations démocratiques, contribuer à la préservation de l'unité des États membres et prendre pleinement en compte les préoccupations des pays en développement. 3.3.4 Les deux parties réaffirment leur attachement à un rôle accru des pays en développement au sein des Nations Unies, y compris du Conseil de Sécurité, et à l'augmentation en priorité de la représentation de ces pays, notamment des pays africains, au Conseil de Sécurité. 3.3.5 Les deux parties préconisent une réforme du système financier international pour permettre aux pays en développement d'avoir une meilleure représentation et davantage voix au chapitre et faire évoluer ce système dans un sens plus équitable, plus juste, plus inclusif et plus ordonné. 3.4 Conscientes que le temps presse et les tâches sont lourdes pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), les deux parties estiment que l'actuelle crise financière internationale a rendu la réalisation des OMD plus difficile, surtout pour les pays africains qui doivent faire face à des défis encore plus sérieux. Elles appellent la communauté internationale, notamment les pays développés, à remplir au plus tôt leurs engagements en matière d'aides et d'allègement de dettes, à continuer d'accroître leurs assistances et investissements, et surtout à aider les pays africains à surmonter les difficultés et à réaliser le plus tôt possible les OMD. La Chine, quant à elle, y apportera sa part de contribution. 3.5 Les deux parties estiment que, dans la lutte contre le changement climatique, il faut s'en tenir au rôle de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques et du Protocole de Kyoto en tant que canal principal et au mandat de la « Feuille de Route de Bali », et trouver une solution globale dans le cadre du développement durable. La communauté internationale doit déployer des efforts actifs pour lutter contre le changement climatique dans le respect du principe des « responsabilités communes mais différenciées ». Consciente des besoins pressants des pays africains pour améliorer leur capacité d'adaptation au changement climatique et de la fragilité des petits pays insulaires et des pays aux deltas de rivières vulnérables aux inondations, la Chine souligne qu'il ne faut pas réduire l'attention accordée au développement de l'Afrique sous prétexte de la lutte contre le changement climatique. Elle soutient les revendications légitimes de la partie africaine qui demande, entre autres, aux pays développés de lui fournir plus de soutiens financiers et de renforcer le transfert des technologies nécessaires, et entend intensifier sa coopération avec l'Afrique dans la lutte contre le changement climatique. 3.6 Les deux parties entendent coordonner davantage leurs positions et continuer à œuvrer, dans le respect du mandat de négociations de l'agenda du développement de Doha et des résultats acquis, à la conclusion des négociations du cycle de Doha avant la fin de 2010. Ces négociations doivent prendre effectivement en considération les préoccupations des pays en développement, en particulier des PMA, et permettre de réaliser les objectifs du cycle de développement. Elles doivent également répondre aux préoccupations spécifiques des économies petites et faibles pour faciliter leur pleine intégration dans le système du commerce multilatéral. 3.7 Tout en réitérant leur respect du principe de l'universalité des droits de l'homme, les deux parties affirment qu'elles n'ont aucun préjugé sur les particularités culturelles et sociales des différents pays en matière de perception et d'application de ce concept, qu'elles accordent la priorité au droit au développement et qu'elles s'opposent à la politisation des droits de l'homme et à la pratique du double critère dans ce domaine. 3.8 Les deux parties condamnent le terrorisme sous toutes ses formes. La communauté internationale doit, conformément à la Charte des Nations Unies et aux autres règles du droit international et des relations internationales universellement reconnues, faire tout son possible pour lutter contre le terrorisme. Les deux parties renforceront leur coopération en la matière pour préserver la sécurité nationale de leurs pays respectifs et faire avancer sans cesse la coopération antiterroriste internationale. 4. Coopération économique 4.1 Agriculture et sécurité alimentaire 4.1.1 Les deux parties apprécient les efforts africains pour mettre en œuvre un plan de développement agricole axé sur la croissance dans le cadre du Programme détaillé de Développement de l'agriculture africaine (PDDAA/CAADP) en vue de promouvoir la croissance agricole. 4.1.2 Estimant que la préservation de la sécurité alimentaire à l'échelle mondiale est un défi important auquel fait face la communauté internationale, les deux parties notent que la question de la sécurité alimentaire se pose avec une acuité particulière pour les pays africains. Elles soulignent que le développement de l'agriculture est d'une importance capitale pour garantir la sécurité alimentaire en Afrique et constitue une condition fondamentale pour l'élimination de la pauvreté, la garantie de la vie de la population et le développement économique en Afrique. La Chine et l'Afrique décident de faire de l'agriculture et de la sécurité alimentaire une priorité de leur coopération. 4.1.3 Se réjouissant de la mise en œuvre méthodique et de l'approfondissement continu de la coopération agricole sino-africaine, les deux parties s'engagent à maintenir et à renforcer cette coopération, en particulier à élargir leur coopération dans les domaines tels que la construction des infrastructures agricoles, la production de céréales, l'élevage, l'échange et le transfert de technologies agricoles pratiques, la transformation, le stockage et le transport des produits agricoles. 4.1.4 Le gouvernement chinois décide de : -Envoyer, dans les trois ans à venir, 50 missions techniques agricoles en Afrique et former pour les pays africains 2 000 techniciens agricoles ; -Porter dans les trois ans à venir à 20 le nombre des centres agricoles de démonstration technologiques construits en Afrique ; -Bien gérer les centres agricoles de démonstration technologiques déjà construits qui procèderont successivement à des expérimentations, démonstrations et formations dans les domaines de la sélection de semences, de la culture, de l'aquaculture et de l'élevage ; -Concrétiser son engagement de faire une contribution de 30 millions de dollars US à la FAO pour la création d'un trust fund et profiter de ce fonds pour soutenir la coopération Sud-Sud entre la Chine et les pays africains dans le cadre du Programme spécial de la FAO pour la sécurité alimentaire. 4.2 Investissement et coopération des entreprises 4.2.1 Les deux parties notent un accroissement continu des investissements dans les deux sens, notamment une augmentation rapide de l'investissement chinois en Afrique depuis le Sommet de Beijing du FCSA en 2006. La partie africaine accueille favorablement les investissements chinois, les considérant comme étant importants pour la promotion de sa croissance économique et de son développement durable. 4.2.2 Les deux parties entendent continuer de favoriser la signature et la mise en œuvre d'accords bilatéraux de promotion et de protection des investissements, afin de créer un environnement favorable et d'intensifier les investissements mutuels. Le gouvernement chinois encourage et soutient un plus grand nombre d'entreprises chinoises performantes dans leurs efforts d'investir en Afrique et vice versa, pour améliorer le niveau et la qualité de la coopération en vue d'un bénéfice réciproque. 4.2.3 La Chine décide de porter à trois milliards de dollars US le volume du Fonds de développement Chine-Afrique pour soutenir les entreprises chinoises dans l'accroissement de leurs investissements en Afrique. 4.2.4 La Chine continuera à développer les zones de coopération économique et commerciale créées en Afrique, à œuvrer pour y attirer davantage d'entreprises et d'investissements, à encourager plus d'entreprises chinoises à y investir et à accorder des facilités aux PME africaines qui souhaitent s'y installer. 4.2.5 Notant les acquis de la Conférence des entrepreneurs chinois et africains tenue en marge de cette Conférence ministérielle, les deux parties encourageront leurs milieux d'affaires à renforcer davantage leur coopération et à approfondir leurs relations économiques et commerciales. 4.3 Construction des infrastructures 4.3.1 Conscientes que le retard de l'Afrique pour ce qui est des infrastructures constitue une entrave à son développement et à son intégration, les deux parties saluent la contribution apportée par la Chine ces dernières années au développement des infrastructures en Afrique. 4.3.2 Les deux parties sont d'accord pour que le développement des infrastructures demeure une priorité de la coopération sino-africaine. Dans ce contexte, la partie africaine espère que la partie chinoise soutiendra les projets de développement contribuant à l'intégration régionale. Reconnaissant le besoin urgent de développer les infrastructures en Afrique, la partie chinoise apportera son soutien à la construction des infrastructures majeures en Afrique pour promouvoir le développement socio-économique du Continent. 4.3.3 La Chine renforcera ses investissements et sa participation au développement des infrastructures en Afrique par différents moyens, tels que l'octroi de crédits ou d'aides sans contrepartie et l'encouragement des investissements des entreprises chinoises. Dans les trois ans à venir, la Chine fournira aux pays africains des prêts préférentiels d'un montant total de 10 milliards de dollars US destinés essentiellement aux projets d'infrastructures et de développement social. 4.4 Commerce 4.4.1 Les deux parties continueront à promouvoir le commerce sino-africain et veilleront à faire évoluer leur coopération économique et commerciale qui est, à présent, axée principalement sur le commerce des marchandises, vers une coopération multiforme comprenant à la fois le commerce des marchandises, l'investissement, le commerce des services, les technologies et la réalisation de projets de construction. 4.4.2 Se réjouissant de la mise en œuvre avec succès de la politique d'exemption des droits de douane en faveur de l'Afrique et de l'élargissement des avantages réels accordés à cette dernière, les deux parties continueront à travailler pour optimiser la structure du commerce sino-africain et le rendre plus équilibrée. 4.4.3 La Chine s'engage à ouvrir davantage son marché aux pays africains et décide d'accorder de manière progressive le traitement de tarif douanier zéro à 95% des produits en provenance des PMA africains qui ont des relations diplomatiques avec elle, et dans un premier temps, à 60% de ces produits avant la fin 2010. 4.4.4 Pour assurer un développement sain du commerce sino-africain, les deux parties entendent renforcer leur coopération en matière douanière, fiscale, de contrôle de la qualité et de quarantaine, conclure des accords de coopération dans ce domaine et les mettre en application. La Chine est prête à établir avec les pays africains un mécanisme de coopération sur le contrôle des produits import-export afin de renforcer le contrôle sur la qualité de ces produits et la sécurité alimentaire et de protéger les intérêts des consommateurs des deux parties. 4.4.5 Un centre de promotion des produits africains sera créé en Chine, dans lequel les entreprises africaines installées bénéficieront des politiques préférentielles telles que la réduction et l'annulation des frais, pour promouvoir les exportations africaines vers la Chine. 4.4.6 La partie chinoise créera trois à cinq centres logistiques dans les pays africains pour les aider à améliorer leurs infrastructures commerciales. 4.4.7 Dans un esprit d'entente mutuelle et de concession réciproque, les deux parties régleront, adéquatement et à travers des consultations amicales, les divergences et les frictions commerciales. 4.4.8 Les deux parties conviennent d'encourager le recours aux institutions d'arbitrage nationales et régionales pour le règlement des litiges contractuels entre les entreprises chinoises et africaines. 4.5 Secteur financier et bancaire 4.5.1 Les deux parties continueront à renforcer la coopération entre les institutions financières chinoises concernées et les institutions financières africaines pour soutenir l'intégration économique régionale en Afrique. 4.5.2 Les deux parties encouragent leurs banques commerciales à élargir les transactions entre elles, à créer des succursales dans l'autre partie dans des conditions commerciales de bénéfice réciproque, afin de contribuer au financement des grands projets de coopération économique et commerciale sino-africains et de créer un environnement financier favorable à la coopération économique et commerciale sino-africaine. 4.5.3 La partie chinoise soutient la mise en place par ses institutions financières d'un crédit spécial d'un montant total d'un milliard de dollars US pour aider au développement des PME africaines. 4.6 Coopération en matière d'énergie et de ressources naturelles La Chine et l'Afrique sont complémentaires et possèdent un potentiel de coopération dans les domaines de l'énergie et des ressources naturelles. La Chine développera une coopération avec l'Afrique conformément aux principes des avantages réciproques et du développement durable, tout en veillant à l'accroissement de la valeur ajoutée des produits énergétiques et de ressources naturelles des pays africains et au renforcement de leurs capacités de transformation poussée. 4.7 Information et communication La Chine renforcera sa coopération avec les autorités chargées de l'information et de la communication des pays africains et la formation de spécialistes africains dans ce domaine. Dans le même temps, elle encouragera les entreprises chinoises performantes, en leur accordant son soutien, à participer au développement des infrastructures de communication en Afrique et à mener une coopération mutuellement avantageuse avec les entreprises africaines. 4.8 Services Notant le rôle croissant que jouent les services dans le développement économique, les deux parties renforceront leurs échanges et leur coopération dans ce domaine en vue d'une montée en gamme de leur structure industrielle et une transformation de leur mode de croissance économique. 4.9 Transports Compte tenu de l'approfondissement continu de leur coopération et de leurs échanges et du potentiel énorme de leur secteur des transports, les deux parties continueront à encourager et à soutenir leurs entreprises de transports aériens et maritimes pour créer plus de liaisons aériennes et maritimes entre la Chine et l'Afrique. 5. Coopération pour le développement 5.1 Aide et allègement des dettes 5.1.1 L'Afrique apprécie les aides au développement multiformes que la Chine lui a accordées depuis longtemps et les initiatives chinoises en matière de réduction ou d'annulation des dettes africaines, et note qu'après le Sommet de Beijing du FCSA, les efforts à cet égard se sont considérablement renforcés, ce qui favorise la réalisation au plus tôt par les pays africains des OMD. 5.1.2 Bien qu'elle ait rencontré des difficultés dans son développement économique à cause de la crise financière internationale, la Chine s'engage à élargir ses aides à l'Afrique et à renforcer sa coopération avec celle-ci dans les domaines touchant au bien-être de la population tels que l'agriculture, les infrastructures, la santé, l'éducation, le développement des ressources humaines, les énergies propres, la protection de l'environnement et autres. 5.1.3 Le gouvernement chinois décide d'annuler les dettes gouvernementales encourues au titre de prêts sans intérêts échus et non remboursés à la fin 2009 de tous les PPTE et PMA africains qui ont des relations diplomatiques avec la Chine. 5.2 Développement des ressources humaines 5.2.1 Les deux parties constatent avec satisfaction que grâce aux efforts conjugués des deux côtés, les bourses d'études accordées par la Chine et les séminaires et stages de formation qu'elle a organisés ont apporté une grande contribution au développement des ressources humaines de l'Afrique. 5.2.2 Le gouvernement chinois continuera, conformément aux besoins de la partie africaine, à former pour elle des personnels spécialisés dans différents domaines en veillant à l'amélioration de la qualité de formation. Dans les trois ans à venir, la Chine formera 20 000 personnes qualifiées, toutes catégories confondues, pour les pays africains. 5.2.3 La Chine fera une contribution de 1,5 million de dollars US pour soutenir la mise en œuvre en Afrique des projets de formation d'infirmières et de sages-femmes du NEPAD. 5.2.4 La partie africaine s'engage à apporter son soutien nécessaire à la sélection des stagiaires et aux services logistiques. 5.3 éducation 5.3.1 Les deux parties, satisfaites des progrès obtenus ces dernières années dans la coopération éducative sino-africaine, soulignent qu'une meilleure éducation constitue la base et la clé de la stabilité sociale et du développement économique, et entendent renforcer encore davantage leur coopération en la matière sur la base des résultats actuels. 5.3.2 Le gouvernement chinois décide de : -Construire 50 écoles d'amitié sino-africaine pour les pays africains dans les trois ans à venir ; -Proposer le lancement du Projet de coopération 20+20 entre les établissements d'enseignement supérieur chinois et africains, visant à établir un nouveau mode de coopération inter-universitaire consistant à tisser des relations one-to-one entre 20 universités chinoises (ou instituts techniques professionnels) et 20 universités africaines (ou instituts techniques professionnels) ; -Accueillir 200 cadres administratifs africains de moyen et haut niveau pour des études de MPA en Chine dans les trois ans à venir ; -Continuer à accroître le nombre des bourses du gouvernement chinois accordées aux pays africains pour le porter à 5 500 d'ici 2012 ; -Renforcer la formation des enseignants des écoles primaires et secondaires et des instituts professionnels des pays africains et former 1 500 directeurs d'écoles et enseignants pour les pays africains dans les trois ans à venir ; -Continuer à promouvoir le développement des Instituts Confucius, accroître le nombre des bourses d'études en Chine destinées aux enseignants de chinois et renforcer la formation des enseignants africains de chinois. 5.4 Coopération technico-scientifique et transfert de technologies 5.4.1 Les deux parties conviennent d'organiser au moment opportun un forum sur les sciences et technologies du FCSA et proposent de lancer le Projet de partenariat technico-scientifique sino-africain pour aider les pays africains à renforcer leurs capacités en la matière. -La Chine mettra en œuvre 100 projets d'études conjointes et de démonstration dans les trois ans à venir. -Elle recevra 100 chercheurs africains post-doctorat en Chine pour mener des recherches scientifiques. -Elle fera don d'équipements scientifiques à tous les chercheurs africains qui retournent dans leurs pays après avoir accompli leurs missions de recherches conjointes de longue durée en Chine. 5.4.2 Pour permettre aux pays africains de mieux connaître les acquis de la recherche chinoise de ces dernières années dans les domaines des hautes et nouvelles technologies et des technologies pratiques, la Chine organisera conjointement avec l'Égypte, début décembre 2009 au Caire, l'Exposition de technologies et produits innovants de Chine. 5.4.3 Consciente de l'importance du transfert de technologies pour le renforcement des capacités des pays africains, la Chine encouragera et favorisera, dans la coopération dans différents domaines, les transferts de technologies envers les pays africains, notamment des technologies avancées adaptées qui ont un grand impact sur le développement socio-économique de l'Afrique dans les domaines de l'eau potable, de l'agriculture, des énergies propres, de la santé et autres. 5.5 Coopération en matière de réduction de la pauvreté 5.5.1 Conscientes de la lourde tâche que représente l'éradication de la pauvreté tant pour la Chine que pour l'Afrique, et notamment des besoins pressants de l'Afrique d'accélérer le processus de réduction de la pauvreté, les deux parties élargiront leurs échanges et leur coopération dans ce domaine. 5.5.2 La Chine continuera à partager avec les pays africains ses expériences en matière de réduction de la pauvreté par l'organisation de colloques et de stages de formation pour renforcer ensemble leurs capacités de développement et l'efficacité de la lutte contre la pauvreté. 5.6 Santé 5.6.1 Les deux parties sont conscientes de l'importance du renforcement du système de santé en Afrique et de l'augmentation des capacités africaines à relever le défi des maladies graves. 5.6.2 Les deux parties se réjouissent de constater que leur coopération sanitaire ne cesse de s'approfondir et surtout que les hôpitaux et les centres anti-paludisme que la Chine s'est engagée à construire joueront un rôle positif dans l'élévation du niveau des soins médicaux des pays africains et la garantie de la santé de leurs populations. 5.6.3 Les deux parties renforceront leurs échanges et leur coopération notamment dans la prévention et le traitement des grandes épidémies telles que le sida, le paludisme, la tuberculose, la grippe aviaire et la grippe A/H1N1. Elles continueront d'intensifier leur coopération sur la gestion des crises de santé publique. 5.6.4 Le gouvernement chinois décide de : -Fournir, dans les trois ans à venir, des équipements médicaux et du matériel anti-paludisme d'une valeur de 500 millions de yuan RMB aux 30 hôpitaux et aux 30 centres anti-paludisme construits par la Chine en Afrique, organiser en Chine des formations pour les personnels médicaux africains travaillant dans ces centres et en faire un projet de développement durable ; -Continuer à former des médecins, infirmières et cadres administratifs pour les pays africains concernés afin de porter leur nombre à 3 000 dans les trois ans à venir ; -Continuer à envoyer des missions médicales en Afrique. 5.7 Lutte contre le changement climatique et protection de l'environnement 5.7.1 Les deux parties prennent note des mesures actives prises par elles pour lutter ensemble contre le changement climatique. La Chine a organisé des séminaires et des stages de formation pour les pays africains dans les domaines de la lutte contre le changement climatique, de la sylviculture, de l'utilisation des nouvelles énergies, de la gestion environnementale et de la prévention et du traitement de la pollution. 5.7.2 Afin d'aider les pays africains à accroître leur capacité d'adaptation au changement climatique et à renforcer la protection de l'environnement, la Chine continuera à intensifier la formation des personnels africains et à élargir ses échanges et sa coopération avec l'Afrique dans ces domaines. 5.7.3 Les deux parties proposent l'établissement d'un partenariat sino-africain pour la lutte contre le changement climatique et l'organisation de consultations de haut niveau irrégulières. Le gouvernement chinois décide de réaliser, dans les trois ans à venir, pour les pays africains 100 petits projets d'énergie propre (biogaz, énergie solaire et hydraulique), de forage de puits et d'adduction d'eau. 5.7.4 La Chine entend renforcer sa coopération avec les pays africains dans la surveillance de l'environnement et continuer à partager avec eux les données obtenues par le satellite sino-brésilien d'observation des ressources terrestres et à veiller à leur application notamment dans l'utilisation de la terre, l'observation météorologique et la protection de l'environnement dans les pays africains. 5.7.5 La Chine aidera les pays africains à renforcer la protection de l'écosystème et de la biodiversité, et à accroître leur capacité d'aménagement global et de surveillance des zones de désertification. 5.8 Réduction des catastrophes naturelles et secours aux sinistrés 5.8.1 Conscientes que le renforcement de leur coopération en matière de réduction des catastrophes naturelles et de secours aux sinistrés est un moyen efficace leur permettant d'accroître la capacité à prévenir les calamités naturelles, à éliminer la pauvreté et à assurer le développement durable de leur société, les deux parties se réjouissent de leur excellente coopération existant dans ce domaine. La Chine exprime sa gratitude aux pays africains qui ont apporté par différents moyens leur soutien et leurs aides aux opérations de secours suite au violent séisme à Wenchuan du Sichuan. 5.8.2 La Chine partagera avec les pays africains ses expériences dans la réduction des risques de sécheresse et enverra en Afrique en temps opportun des experts pour la diffusion et l'application des techniques en la matière. La Chine envisage d'organiser en 2010 en Afrique, ensemble avec la Stratégie internationale des Nations Unies pour la réduction des catastrophes, un colloque international sur la réduction des risques de sécheresse en Chine et en Afrique. 5.8.3 La Chine renforcera ses échanges et sa coopération avec les pays africains dans la surveillance et la prévention des séismes et d'autres sinistres ainsi que la formation technique en la matière. 5.9 Tourisme 5.9.1 Les deux parties prennent note des progrès enregistrés ces dernières années dans la coopération touristique sino-africaine, avec un accroissement continu des touristes, et notamment une forte augmentation du nombre de touristes chinois en Afrique. Les pays africains s'en félicitent et encouragent leurs citoyens à se rendre en Chine. 5.9.2 Considérant que le développement du tourisme est un moyen efficace pour promouvoir la croissance économique et les échanges culturels, les deux parties adopteront chacune des mesures effectives pour faciliter les voyages de leurs citoyens dans un pays ou une région de l'autre partie. Le gouvernement chinois accordera, sur la demande de la partie africaine, à davantage de pays africains qui remplissent les conditions requises le statut de destination approuvée. 5.9.3 La partie chinoise réaffirme son soutien aux investissements des entreprises chinoises dans le secteur du tourisme en Afrique, et sa volonté de renforcer la promotion des différentes destinations touristiques africaines. 6. échanges et coopération humains et culturels 6.1 Culture 6.1.1 Les deux parties constatent avec satisfaction que les échanges et la coopération culturels sino-africains se sont élargis sans cesse et ont donné des fruits abondants ces dernières années. Estimant que la Chine et l'Afrique ont chacune une histoire et des cultures brillantes, elles conviennent de renforcer leurs échanges et leur inspiration mutuelle dans le domaine culturel pour contribuer au dialogue et aux échanges entre différentes civilisations. 6.1.2 Les deux parties continueront à œuvrer aux échanges et à la coopération culturels entre la Chine et l'Afrique et décident de : -Organiser au moment opportun un forum culturel du FCSA pour renforcer les consultations régulières entre les départements culturels des gouvernements chinois et africains ; -œuvrer activement à la mise en œuvre des plans d'exécution des accords culturels intergouvernementaux bilatéraux sino-africains et mener des évaluations à mi-chemin là-dessus ; -Travailler en commun pour faire de « Cultures in Focus » un projet phare des échanges culturels sino-africains et organiser « African Culture in Focus » en Chine les années paires et « Chinese Culture in Focus » en Afrique les années impaires ; -Bien appliquer le Projet sino-africain d'échanges de visites de personnalités culturelles pour renforcer les échanges et la coopération entre les services culturels et artistiques ainsi qu'entre les milieux culturel et artistique des deux côtés ; - Renforcer la coopération et créer plus de centres culturels chinois en Afrique pour faciliter les échanges culturels réguliers entre les deux parties ainsi que la connaissance et l'étude culturelles de leur public ; -Utiliser les nouvelles technologies dont Internet pour diffuser les cultures chinoise et africaines et promouvoir la connaissance mutuelle. 6.2 Presse 6.2.1 Les deux parties continueront à intensifier les échanges et la coopération entre leurs services gouvernementaux d'information, et soutiendront l'organisation chaque année d'un séminaire pour les fonctionnaires des pays africains en charge de l'information. 6.2.2 Les deux parties intensifieront les échanges de visites entre les responsables des services d'information, les rédacteurs et les journalistes des deux côtés, soutiendront l'envoi réciproque de correspondants par leurs médias et encourageront leurs médias à faire davantage de reportages objectifs et impartiaux des deux parties. 6.2.3 Les deux parties renforceront leur coopération en matière de production de programmes radio-télévision, et développeront activement des échanges multiformes à différents niveaux. 6.3 échanges entre les intellectuels et groupes de réflexion 6.3.1 Les deux parties prennent note que le renforcement des échanges entre leurs intellectuels et groupes de réflexion revêt une signification importante pour l'approfondissement de la compréhension mutuelle entre leurs peuples. 6.3.2 Les deux parties proposent le lancement du Projet d'études conjointes et d'échanges sino-africains et intensifieront les échanges et la coopération entre leurs intellectuels et groupes de réflexion par différents moyens : colloques, échanges de visites, études thématiques conjointes, etc. 6.4 échanges populaires, échanges entre les jeunes et femmes 6.4.1 Reconnaissant que les échanges populaires jouent un rôle important pour approfondir la connaissance mutuelle et l'amitié entre la Chine et l'Afrique, les deux parties continueront à œuvrer au renforcement des échanges entre leurs peuples. 6.4.2 Les deux parties estiment que le renforcement des échanges entre leurs jeunesses permet d'insuffler une nouvelle vitalité à l'amitié traditionnelle sino-africaine et correspond aux besoins des deux parties. Elles se félicitent du dynamisme des échanges entre les jeunes chinois et africains depuis la tenue du Sommet de Beijing du FCSA. 6.4.3 Les deux parties sont décidées à renforcer encore davantage le dialogue et les échanges entre leurs jeunesses et à élargir la coopération pragmatique entre les organisations de jeunesse et les jeunes en matière d'affaires de la jeunesse, de développement social, de culture, de sport, de services de volontariat, etc. 6.4.4 Les deux parties appuient l'initiative tunisienne proposant l'année 2010 comme "Année internationale de la jeunesse", ainsi que l'organisation d'une conférence internationale pour la jeunesse qui se tiendrait sous l'égide de l'ONU et d'autres organisations internationales pertinentes. 6.4.5 Notant les résultats du FCSA - Forum des Femmes tenu en 2009 au Caire et la publication de la Déclaration du FCSA - Forum des Femmes 2009, les deux parties estiment que ce forum contribuera à accroître le rôle de la femme dans le développement socio-économique et à enrichir le contenu de l'amitié traditionnelle sino-africaine. 6.4.6 Conscientes de l'importance de la promotion de l'égalité homme-femme et de l'amélioration de la condition féminine, les deux parties sont décidées à intensifier les échanges et la coopération entre les femmes chinoises et africaines sous différentes formes : séminaires thématiques, formations techniques, etc. 6.5 Sport 6.5.1 La Chine apprécie le soutien actif et la participation des pays africains aux Jeux Olympiques 2008 de Beijing. Les deux parties conviennent de continuer à accroître leurs échanges et leur coopération sportifs. 6.5.2 La Chine soutient activement la Coupe d'Afrique des Nations de football prévue en janvier 2010 en Angola et la Coupe du Monde de football 2010 qui se tiendra pour la première fois sur le continent africain et souhaite un plein succès à ces deux événements. 6.6 Exposition universelle La Chine exprime ses remerciements aux pays africains pour leur participation active à l'Exposition universelle 2010 de Shanghai. Afin de montrer pleinement le développement économique, les progrès, les opportunités et les cultures de l'Afrique et faire mieux connaître l'Afrique au monde, la Chine décide d'accorder un soutien nécessaire aux pays africains participants. Les pays africains en expriment leur gratitude et souhaitent un plein succès à cette exposition. 7. FCSA 7.1 Les deux parties notent avec satisfaction que depuis la création du FCSA en 2000, ont été établis des mécanismes et procédures de suivi, tels que les conférences ministérielles, le dialogue politique régulier entre les Ministres chinois et africains des Affaires étrangères, les réunions de hauts fonctionnaires et les consultations entre le Secrétariat du Comité de suivi chinois du FCSA et le corps diplomatique africain en Chine. Elles estiment que le FCSA est devenu une plate-forme importante pour le dialogue collectif et un mécanisme efficace de coopération pragmatique entre la Chine et l'Afrique. 7.2 Conscientes qu'avec l'élargissement et l'approfondissement continus des relations sino-africaines, il est nécessaire de renforcer encore davantage la construction du FCSA, les deux parties encouragent et soutiennent l'organisation par leurs départements compétents des sous-forums dans le cadre du FCSA afin d'intensifier leur coopération. 7.3 Conformément à la procédure du mécanisme de suivi du FCSA, les deux parties décident de tenir la 5e Conférence ministérielle du FCSA en 2012, précédée par la 8e réunion de hauts fonctionnaires en 2011, qui se tiendront toutes les deux en Chine. | ||
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