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Mise en œuvre du suivi du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine
(Novembre 2009)
2009/11/10

Depuis la tenue du Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) il y a trois ans, la Chine et l’Afrique ont travaillé, avec tout le sérieux qui s’impose, à la mise en application du Forum sur la Coopération sino-africaine—Plan d’action de Beijing (2007-2009) et à la concrétisation des différentes actions de suivi du Sommet de Beijing, surtout des huit mesures du gouvernement chinois pour une coopération pragmatique renforcée avec l’Afrique, ce qui a donné une forte impulsion au développement du partenariat stratégique sino-africain de type nouveau. Les deux parties ont vu leurs champs de coopération s’étendre davantage, avec une base consolidée et des perspectives élargies.

I. Affaires politiques, paix et sécurité régionales

1. Échanges de haut niveau

Les échanges de haut niveau entre la Chine et l’Afrique se sont multipliés et leur confiance politique mutuelle s’est renforcée davantage. Depuis la tenue du Sommet de Beijing, le Président de la République Hu Jintao, le Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale (APN) Wu Bangguo, le Premier Ministre du Conseil des Affaires d’État Wen Jiabao, le Président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois Jia Qinglin et d’autres dirigeants chinois ont effectué des visites dans 36 pays africains, tandis que du côté africain, 36 Présidents, Vices-Présidents, Premiers Ministres et Présidents de parlement se sont rendus en Chine. De plus, les dirigeants des deux parties ont eu de nombreuses rencontres bilatérales dans des enceintes multilatérales telles que les Nations Unies.

2. Consultations et dialogues diplomatiques

Conformément à un consensus entre les dirigeants chinois et africains lors du Sommet de Beijing, les Ministres chinois et africains des Affaires étrangères ont tenu en septembre 2007 leurs premières consultations politiques en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, inaugurant officiellement le mécanisme de dialogue politique régulier au niveau des Ministres des Affaires étrangères dans le cadre du FCSA, qui constitue un nouveau canal permettant aux deux parties de renforcer leur dialogue politique collectif, d’échanger leurs vues et de se coordonner sur les questions d’importance majeure.

Fidèle à la tradition, le Ministre chinois des Affaires étrangères a effectué chaque année son premier déplacement à l’étranger en Afrique, et s’est rendu, depuis le Sommet de Beijing, dans 16 pays africains, dont l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Rwanda, la Guinée-Bissau, le Malawi, l’Érythrée et la Zambie. Du côté africain, les Ministres des Affaires étrangères de 15 pays africains, y compris la Tunisie, le Burundi, l’Éthiopie, la Guinée équatoriale, le Cap-Vert, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Niger et la République centrafricaine, se sont rendus en Chine.

La Chine a instauré des mécanismes de consultations politiques ou de dialogue stratégique entre les Ministères des Affaires étrangères avec 28 pays africains. Après le Sommet de Beijing, la Chine a tenu, outre les visites de Ministres des Affaires étrangères, des consultations au niveau des Ministères des Affaires étrangères avec 11 pays africains, à savoir : le Kenya, l’Ouganda, la Namibie, le Botswana, le Malawi, le Soudan, la Libye, le Maroc, l’Égypte, la Mauritanie et l’Algérie, ainsi que des dialogues stratégiques avec l’Afrique du Sud et le Nigéria.

3. Coopération entre les parlements, les partis politiques et les collectivités territoriales

Depuis le Sommet de Beijing, l’APN a envoyé 20 délégations en Afrique et 21 délégations parlementaires africaines sont venues en Chine. Un mécanisme d’échanges réguliers a été mis en place par l’APN respectivement avec l’Assemblée du Peuple d’Égypte et l’Assemblée nationale de l’Afrique du Sud dans le cadre desquels plusieurs activités ont été organisées. À l’heure actuelle, la Chine a établi des groupes d’amitié parlementaires bilatéraux avec 18 pays africains.

En mai 2008, le Comité chinois de suivi du FCSA a invité des membres des groupes d’amitié avec la Chine des parlements de 11 pays africains pour un voyage d’étude en Chine, inaugurant ainsi les échanges multilatéraux entre les parlements chinois et africains dans le cadre du FCSA. Ces échanges et coopération ont contribué au renforcement du partage des expériences de gouvernance et à la promotion d’un développement global des relations sino-africaines.

Le Parti communiste chinois (PCC) a développé des échanges avec les partis politiques africains sur la base des principes dits « indépendance, égalité totale, respect mutuel, non-ingérence réciproque dans les affaires intérieures ». Après le Sommet de Beijing, le PCC a envoyé au total 25 délégations ou missions en Afrique et a accueilli à son tour 67 délégations des partis politiques africains.

24 nouveaux jumelages ont été réalisés, portant ainsi à 98 le nombre des jumelages entre les provinces et villes chinoises et africaines. La Chine a organisé quatre séminaires sur la coopération entre les villes jumelées et entre les collectivités territoriales chinoises et africaines et a mis en place un mécanisme qui consiste à inviter des chefs de mission diplomatique africains accrédités en Chine à donner des conférences dans des provinces et villes chinoises dans le cadre duquel trois groupes d’ambassadeurs ont été invités dans six provinces et villes chinoises, créant une nouvelle plate-forme pour le renforcement des échanges et de la coopération entre les collectivités territoriales des deux parties.

4. Coopération consulaire et judiciaire

Après le Sommet de Beijing, la Chine a instauré des mécanismes de consultations consulaires bilatérales avec le Kenya, l’Égypte, le Sénégal et le Nigéria et a mené huit tours de consultations consulaires bilatérales avec ces pays et l’Afrique du Sud. Elle a invité des hauts officiers de police de plusieurs pays africains à venir en Chine pour des séminaires. Les services chargés de l’application de la loi des deux parties ont renforcé leur coopération dans les domaines tels que la lutte contre la criminalité transnationale, le contrôle des entrées et sorties et la protection des droits et intérêts légitimes de leurs citoyens respectifs.

5. Coopération dans les affaires internationales et sur les dossiers importants

La Chine et les pays africains ont continué à se soutenir et à coopérer étroitement dans les affaires internationales et renforcé leur coordination sur les questions du développement, des droits de l’homme, de la réforme de l’ONU, des négociations du cycle de Doha, du changement climatique et des élections au sein des institutions internationales, ce qui a permis de renforcer le poids et le droit à la parole des pays en développement et de préserver effectivement leurs intérêts communs.

La Chine a continué à se prononcer, tout comme par le passé, en faveur des intérêts et du développement de l’Afrique. Dans différentes enceintes comme l’ONU, le Sommet du G20 et le dialogue entre les dirigeants du G8+5, elle a soutenu sans ambiguïté les revendications légitimes et la position juste des pays africains en appelant vivement la communauté internationale et les pays développés en particulier à prêter attention au développement de l’Afrique et à honorer effectivement leurs engagements en matière d’aide à l’Afrique.

Fidèles au principe d’une seule Chine, les pays africains ont apporté un soutien ferme à la position de la Chine sur les questions importantes liées à Taiwan, au Tibet et au Xinjiang et les autres questions majeures. Les gouvernements et les peuples africains ont accordé sous diverses formes un soutien énergique à la Chine dans la lutte contre le séisme de Wenchuan, l’organisation des JO et des Jeux Paralympiques de Beijing ainsi que de l’Exposition universelle de Shanghai. La Chine exprime son appréciation et ses remerciements profonds à cet égard.

6. Coopération entre la Chine, l’Union africaine (UA) et les organisations sous-régionales africaines

Les relations entre la Chine et l’UA se sont encore renforcées. Le Président du Comité permanent de l’APN Wu Bangguo a effectué une visite au siège de l’UA tandis que le Président de la Commission de l’UA Jean Ping est venu deux fois en Chine. Le mécanisme de dialogue stratégique Chine-UA a été officiellement lancé et deux tours de dialogue se sont tenus avec succès dans ce cadre. Le Centre de Conférence de l’UA promis par la Chine a été officiellement mis en chantier et les travaux s’effectuent dans d’heureuses conditions. La Chine a continué à faire des dons à l’UA pour soutenir l’édification de ses institutions et ses opérations de maintien de la paix.

La Chine a développé activement la coopération avec le « Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique » (NEPAD) et les organisations sous-régionales africaines. Les projets de formation du NEPAD financés par la Chine dans plusieurs pays africains avancent comme prévu. Les délégations de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) ont effectué des visites réussies en Chine. Conjointement avec la CEDEAO, la Chine a organisé avec succès des manifestations telles que le « Forum économique et commercial Chine-CEDEAO » et la Foire des projets de coopération sino-africains en matière d’agriculture moderne.

7. Coopération en matière de paix et de sécurité

La Chine a participé activement aux opérations de maintien de la paix de l’ONU en Afrique. Depuis le Sommet de Beijing, elle a envoyé sur le Continent 6 281 militaires et policiers dont 1 629 y sont toujours pour six missions onusiennes de maintien de la paix. La Chine a accordé un soutien actif à la reconstruction post-conflits des pays concernés et renforcé la coopération avec eux au sein de la Commission de Consolidation de la Paix de l’ONU.

Afin de soutenir l’Afrique dans ses efforts de préserver la paix et la sécurité régionales, le gouvernement chinois a nommé un représentant spécial pour les affaires africaines pour participer activement au règlement de la question du Darfour et d’autres problèmes concernant la paix et la sécurité sur le Continent et intensifier les échanges et coordination avec la partie africaine sur les questions concernées.

Pour lutter contre la piraterie somalienne et garantir la sécurité dans les eaux africaines, la Chine a envoyé successivement, depuis janvier 2009, quatre flottes de la marine dans le Golfe d’Aden et au large de la Somalie pour des missions d’escorte, qui ont convoyé plus de 100 groupes de navires.

II. Relations économiques

1. Mécanisme de consultations et de coopération

La Chine et l’Afrique attachent une grande importance au renforcement, au niveau gouvernemental, de la planification, de la direction et de la coordination de leur coopération économique et commerciale dans le but de promouvoir un développement sain et régulier des relations économiques et commerciales entre les deux parties. Depuis le Sommet de Beijing, la Chine a mis en place, avec le Sénégal, le Mali, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et le Malawi, un mécanisme de comité mixte économique et commercial bilatéral. De plus, la Chine et 22 pays africains, dont le Soudan, l’Algérie, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo, la République du Congo et le Mozambique, ont convoqué des réunions de leurs comités mixtes économiques et commerciaux bilatéraux.

2. Investissements et coopération entre entreprises

Les investissements de la Chine en Afrique se sont accrus de façon régulière en s’étendant à des domaines de plus en plus larges. Après le Sommet de Beijing, la Chine a signé des accords de protection des investissements avec le Mali et les Seychelles, portant ainsi à 31 le nombre de tels accords signés avec les pays africains. En 2008, les flux des investissements directs des entreprises chinoises en Afrique étaient de 5, 49 milliards de dollars US alors que jusqu’à la fin de 2008, le stock de leurs investissements directs en Afrique a totalisé 7, 81 milliards de dollars US. De janvier à juin 2009, les investissements directs non financiers de la Chine en Afrique ont atteint 552 millions de dollars US.

La Chambre de Commerce et d’Industrie Chine-Afrique, très active, a organisé la Conférence de Coopération commerciale sino-africaine en mai 2007 en Égypte à laquelle ont participé plus de 500 chefs d’entreprises chinois et africains. En avril 2008, a eu lieu en Tanzanie le Forum Chine-Afrique des Affaires, au cours duquel quelque 300 délégués chinois et africains ont procédé à des discussions, notamment sur le renforcement de la coopération entre les entreprises privées chinoises et africaines. De plus, la Chambre de Commerce et d’Industrie Chine-Afrique a établi un secrétariat du Conseil chinois à Beijing et ouvert un bureau de contact à Wuhan en Chine.

Afin d’encourager les entreprises chinoises à investir en Afrique et de les soutenir, le gouvernement chinois a appuyé la création par les établissements financiers chinois du Fonds de Développement Chine-Afrique qui a commencé à fonctionner en juin 2007 avec un capital de lancement d’un milliard de dollars US. À présent, ce fonds a décidé d’investir dans 27 projets avec un montant de plus de 500 millions de dollars US. Ces investissements concernent de nombreux domaines tels que l’agriculture, l’électricité, les matériaux de construction, le secteur minier, la construction mécanique et les pôles industriels et ont entraîné des investissements de près de 4 milliards de dollars US par des entreprises chinoises en Afrique.

Les travaux de construction des six zones de coopération économique et commerciale de la Chine ont débuté dans les pays dont la Zambie, Maurice, le Nigéria, l’Égypte et l’Éthiopie. Certaines de ces zones ont déjà obtenu des succès dans leurs efforts d’attirer les investissements avec l’installation d’entreprises et la mise en production de projets.

3. Commerce

Pendant la période 2007-2008, le commerce entre la Chine et l’Afrique a connu un accroissement rapide. En 2008, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique s’est chiffré à 106, 8 milliards de dollars US. A été ainsi atteint, avec deux ans d’avance, l’objectif de porter le volume du commerce sino-africain à 100 milliards de dollars US à la fin 2010 fixé par les dirigeants chinois et africains lors du Sommet de Beijing. Depuis le début de l’année 2009, sous l’impact de la crise financière internationale, le commerce sino-africain a connu une baisse importante. De janvier à juillet, il était de 44, 99 milliards de dollars US, soit une diminution de 28, 7% par rapport à la même période de l’année précédente.

Pour promouvoir les exportations africaines vers la Chine, cette dernière a procédé à un échange de notes avec 31 PMA africains sur l’application du tarif douanier zéro concernant 478 catégories de produits (selon la codification douanière chinoise à huit chiffres de 2009). La mesure a été progressivement mise en œuvre à partir du 1er juillet 2007. La Chine a organisé deux expositions de produits africains dans le but de promouvoir les exportations africaines vers la Chine.

4. Finance

La Chine a fait d’importantes contributions à la Banque africaine de Développement (BAD) et pris une part active au Programme multilatéral de réduction de dettes, et a renforcé davantage sa coopération avec les principaux établissements financiers régionaux de l’Afrique. En mai 2007, les Assemblées annuelles de la BAD se sont tenues à Shanghai en Chine. En mai 2008, la Banque populaire de Chine a organisé, ensemble avec la BAD, un colloque sur la finance rurale. En septembre de la même année, la Chine s’est engagée officiellement à participer au projet d’augmentation générale du capital de la Banque de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe pour le Commerce et le Développement (Banque de la ZEP). En juin 2009, la Banque populaire de Chine a organisé la 73e réunion du Conseil d’administration de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

La coopération commerciale entre les établissements financiers chinois et africains n’a cessé de s’élargir. En octobre 2007, la Banque industrielle et commerciale de Chine (ICBC) a acheté, au prix de 5,46 milliards de dollars US, 20% des actions de la Standard Bank d’Afrique du Sud. Il s’agit là du plus grand projet d’investissement financier de la Chine en Afrique. À travers ses succursales en Afrique et son réseau de correspondants bancaires, la Banque de Chine a créé de nouveaux produits financiers et offert aux entreprises chinoises et africaines une palette complète de services tels que la liquidation internationale, le règlement international, le financement du commerce extérieur et le crédit syndiqué, ce qui a facilité grandement la coopération entre les entreprises chinoises et africaines et contribué aux échanges commerciaux ainsi qu’aux investissements dans les deux sens entre la Chine et l’Afrique. La Banque d’Import-Export de Chine et la Banque nationale de Développement de Chine ont participé activement à la coopération avec l’Afrique à travers, entre autres, l’octroi de crédit et le financement syndiqué.

5. Agriculture

La Chine et les pays concernés n’ont cessé de créer de nouveaux mécanismes de coopération agricole bilatérale et de perfectionner ceux déjà existants. Après le Sommet de Beijing, la Chine a signé avec une dizaine de pays africains dont l’Égypte et l’Afrique du Sud des documents de coopération agricole et a envoyé 104 agronomes de haut niveau dans 33 pays africains dont le Maroc, la Guinée, le Mali, la République centrafricaine et l’Ouganda. Les travaux de construction des 10 centres-pilotes de technologie agricole pour les pays africains ont tous débuté. La Chine a apporté une contribution active au développement de la production agricole des pays africains.

La Chine a continué à renforcer sa coopération avec les pays africains dans le cadre du « Programme spécial pour la sécurité alimentaire » de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) et a envoyé 665 experts dans sept pays africains pour donner des conseils techniques et former des personnels techniques.

6. Sciences et technologies

Après le Sommet de Beijing, la Chine a signé des accords de coopération technico-scientifique avec des pays africains afin d’appuyer l’application et la généralisation des technologies avancées et adaptées en Afrique. Répondant activement à l’initiative « Connecter l’Afrique », la Chine a assisté au Sommet « Connecter l’Afrique » qui s’est tenu au Rwanda. Elle a encouragé ses entreprises de télécommunications performantes à participer à la construction des infrastructures des pays africains dans ce domaine, donnant ainsi un soutien énergique aux efforts des pays africains visant à construire une société de l’information et à réduire le fossé numérique.

7. Transport aérien et contrôle de la qualité

Après le Sommet de Beijing, la Chine a inauguré deux nouvelles lignes aériennes civiles directes entre Beijing et Lagos et entre Beijing et Luanda. Elle envisage en plus d’ouvrir une ligne aérienne directe entre Beijing et Khartoum. Par ailleurs, des compagnies aériennes de l’Égypte, de l’Éthiopie, du Zimbabwe, du Kenya et de l’Algérie ont inauguré des vols réguliers directs à destination de la Chine. À présent, chaque semaine, il y a 36 vols réguliers entre la Chine et l’Afrique.

En septembre 2007, lors de la 36e Conférence de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (OACI), la Chine s’est engagée à accorder chaque année 100 000 dollars US au « Plan régional de mise en œuvre complète pour la sécurité de l’aviation en Afrique » de l’OACI pour la période 2008-2011 afin d’aider l’Afrique à améliorer la sécurité de l’aviation civile. Actuellement, près de 200 000 dollars US ont déjà été versés.

La coopération sino-africaine en matière de contrôle de la qualité n’a cessé de se renforcer. La Chine a signé avec sept pays, l’Algérie, l’Afrique du Sud, le Soudan, le Burundi, le Malawi, le Maroc et l’Égypte, des accords de coopération dans les domaines du contrôle de la qualité des produits industriels, du contrôle sanitaire des produits agricoles et de la sécurité alimentaire.

III. Progrès social

1. Aide au développement et réduction de dettes

Après le Sommet de Beijing, la Chine a continué à accorder, dans la mesure de ses possibilités, des assistances aux différents pays africains. Elle a augmenté en priorité ses investissements en Afrique dans les domaines social et culturel et dans les projets qui concernent le bien-être des peuples et l’intérêt public, afin d’apporter des avantages réels aux populations locales. Jusqu’à la fin de 2009, conformément à ses engagements pris lors du Sommet de Beijing, la Chine a doublé ses assistances à l’Afrique par rapport à 2006.

Après le Sommet de Beijing, jusqu’en septembre 2009, la Chine a accordé aux pays africains 2,647 milliards de dollars US de prêts préférentiels pour soutenir 54 projets dans 28 pays africains et 2 milliards de dollars US de crédits acheteurs préférentiels à l’exportation pour appuyer 11 projets répartis dans 10 pays africains. 39 de ces projets sont déjà en cours de réalisation, couvrant une dizaine de domaines tels que les télécommunications, le transport, l’énergie, l’électricité, l’hydraulique, le bâtiment, l’aviation, le secteur minier, l’agriculture et l’industrie.

La Chine a signé des protocoles d’annulation de dettes avec 33 PPTE et PMA africains ayant des relations diplomatiques avec elle et a accompli les procédures pour l’annulation des dettes des pays susmentionnés échues avant fin 2005 et contractées dans le cadre de prêt sans intérêt.

2. Mise en valeur des ressources humaines

Depuis le Sommet de Beijing jusqu’à la fin 2009, en fonction des besoins réels de l’Afrique, la Chine aura formé pour elle plus de 15 000 personnes spécialisées dans les domaines du commerce, de l’économie, de l’éducation, de la santé, des sciences et technologies, de la culture, de l’agriculture, de la réduction de la pauvreté, de la douane, du contrôle de la qualité, des télécommunications, de la protection de l’environnement, des affaires maritimes et de l’information.

3. éducation

Pour honorer ses engagements pris lors du Sommet de Beijing, la Chine, après consultations avec l’Afrique, a décidé de construire pour elle 96 écoles rurales au total et de fournir des équipements scolaires à 30 établissements scolaires. À l’heure actuelle, les équipements scolaires ont été acheminés et livrés ; quant à la construction des 96 écoles, 91 d’entre elles ont été mises en chantier dont 66 achevées et les travaux démarreront pour les cinq autres avant la fin 2009.

Pour aider les pays en développement à former des personnels hautement qualifiés, la Chine a organisé, à l’Université de Beijing et à l’Université Tsinghua, deux ateliers de formation de « Master en administration publique pour pays en développement », qui ont réuni 42 stagiaires venant de 16 pays africains. La Chine a aidé activement les pays africains à former des personnels techniques professionnels, et un institut de formation professionnelle, créé conjointement avec le gouvernement éthiopien, a été officiellement ouvert en septembre 2009.

Après le Sommet de Beijing, le nombre des bourses d’études accordées par le gouvernement chinois aux pays africains a augmenté d’année en année, de 700 respectivement en 2007 et en 2008 et de 600 en 2009. À l’heure actuelle, le nombre des boursiers africains en Chine a atteint 4 000, soit deux fois plus que celui de l’année 2006.

À présent, la Chine a créé 23 Instituts ou Classes Confucius dans 16 pays africains dont l’Égypte, le Bénin, le Botswana, le Togo, le Zimbabwe, le Cameroun, le Kenya, le Libéria et le Rwanda, pour favoriser l’enseignement de la langue chinoise en Afrique.

4. Santé

Pour honorer ses engagements pris lors du Sommet de Beijing, la Chine, après consultations avec l’Afrique, a aidé à la construction d’hôpitaux pour 28 pays africains. Les travaux de 26 de ces hôpitaux ont commencé et ceux de 2 autres démarreront avant la fin d’année. Les équipements médicaux que la Chine s’est engagée à fournir à Maurice et au Niger y ont été acheminés et délivrés.

Les 30 centres anti-paludisme construits par la Chine dans les pays africains ont tous été inaugurés. La Chine a fourni, pendant trois années consécutives, des médicaments anti-paludisme aux 36 pays africains très touchés par l’épidémie.

Depuis novembre 2006, la Chine a envoyé des équipes médicales avec au total 1 200 médecins aux 42 pays et régions africains, y compris quatre équipes, de nouveau ou pour la première fois, au Tchad, au Sénégal, en Angola et au Malawi. Par ailleurs, la Chine a fourni aux pays africains une assistance importante en médicaments et en matériel médical.

IV. échanges et coopération sur les plans humain et culturel

1. Culture

Les échanges et l’inspiration mutuelle sur le plan culturel constituent une composante importante du partenariat stratégique sino-africain de type nouveau. Après le Sommet de Beijing, 15 délégations culturelles gouvernementales de pays africains sont venues en Chine, et la Chine a signé avec 15 pays africains des plans d’exécution annuels des accords culturels. Les centres culturels que la Chine a mis en place en Égypte, à Maurice et au Bénin sont déjà devenus une vitrine importante permettant aux peuples africains de connaître la Chine et sa culture.

Après le Sommet de Beijing, les troupes artistiques venant de 20 provinces et villes chinoises, qui comptaient au total 734 artistes, se sont rendus successivement en Afrique pour donner des représentations, et ont participé à 27 festivals artistiques ou à d’autres festivités. La Chine a invité, à son tour, des troupes artistiques venant de 21 pays africains, qui comptaient au total 370 personnes, à se produire en Chine et à participer aux festivals artistiques internationaux organisés par la Chine.

La Chine et l’Afrique ont organisé les activités croisées « Cultures in Focus », marquant un temps fort dans les échanges culturels sino-africains. En novembre 2008, le festival « African Culture in Focus 2008 » s’est tenu avec succès à Shenzhen en Chine, et la Chine a organisé, d’avril à octobre 2009, « Chinese Culture in Focus 2009 » dans une vingtaine de pays africains, ce qui a permis de présenter, sous différents angles et sur tous les plans, les cultures chinoise et africaines ainsi que les fruits des échanges culturels entre les deux parties, et de promouvoir vigoureusement le développement et la prospérité de ces échanges.

À partir de 2007, le Ministère chinois de la Culture a enrichi le contenu du programme « Visite en Chine des personnalités culturelles africaines », dans le cadre duquel ont été invités, en 6 groupes, 61 officiels et personnalités culturels des pays africains pour participer aux activités comme « Table ronde sur la politique culturelle », « Création en Chine par les artistes invités » et « Visite d’études d’experts en muséologie », afin de développer en profondeur les échanges culturels entre la Chine et l’Afrique.

En 2009, l’Association de l’Amitié des Peuples chinois et africains a créé la revue mensuelle Afrique, qui constitue, pour le public chinois, une nouvelle fenêtre pour connaître l’Afrique.

L’approfondissement continu des échanges culturels sino-africains a non seulement établi un pont qui unit les cœurs des peuples chinois et africains, mais également contribué à l’inspiration mutuelle et au développement commun des différentes civilisations dans le monde.

2. Jeunesse

Les échanges entre les jeunes sont devenus une composante importante des relations d’amitié sino-africaines. Jusqu’en septembre 2009, 281 jeunes volontaires chinois se sont rendus dans des pays africains dont l’Éthiopie, le Zimbabwe, les Seychelles, la Tunisie, Maurice, l’Érythrée, le Libéria et le Ghana, pour fournir leurs services dans les domaines médical, sanitaire, sportif, agricole, éducatif et autres, jouant ainsi un rôle particulier dans l’approfondissement de l’amitié entre la Chine et ces pays.

Pendant sa tournée en Afrique début 2007, le Président Hu Jintao a annoncé que 500 jeunes africains seraient invités en Chine sur trois ans. Dans le cadre de ce plan, la Fédération nationale de la Jeunesse de Chine a invité, en trois groupes, 500 jeunes africains à visiter la Chine. En août 2009, le 3e Festival des jeunes chinois et africains s’est tenu avec succès à Beijing, réunissant 177 représentants de la jeunesse venus de 48 pays africains et de la Commission de l’UA.

3. Femmes

Les échanges et la coopération entre les femmes chinoises et africaines se sont renforcés chaque jour davantage, avec des échanges de visites fréquents entre les délégations des femmes. La Fédération nationale des Femmes de Chine a créé des centres de formation et d’échanges pour les femmes dans cinq pays, à savoir : le Lesotho, Djibouti, le Soudan, le Zimbabwe et Maurice, et elle a fourni successivement, en 28 lots, des assistances matérielles à 14 organisations des femmes de pays africains.

En octobre 2009, la Fédération nationale des Femmes de Chine et la Commission nationale des Femmes d’Égypte ont organisé conjointement au Caire le FCSA-Forum des Femmes 2009. Les représentantes venant de 28 pays africains y ont participé et publié ensemble la Déclaration du FCSA-Forum des Femmes 2009, ce qui a posé un nouveau jalon dans la coopération entre les femmes chinoises et africaines.

4. Tourisme

Après le Sommet de Beijing, neuf pays africains ont été désignés comme « destinations approuvées pour les groupes de touristes chinois », à savoir : l’Algérie, le Cap-Vert, le Cameroun, le Gabon, le Rwanda, le Mali, le Mozambique, le Bénin et le Nigéria, ce qui a porté à 27 le nombre total de pays africains bénéficiaires de ce statut. En 2007, 234 400 citoyens chinois ont choisi l’Afrique comme la première étape de leurs voyages à l’étranger, soit une augmentation de 36% par rapport à l’année précédente. En 2008, ce chiffre est passé à 322 000, soit une hausse de 21,8% par rapport à 2007.

5. Presse

Les échanges sino-africains en matière de presse ont progressé activement. Plusieurs groupes d’officiels africains en charge de la presse et personnalités des médias sont venus en Chine pour des échanges et discussions. La couverture de la radio et de la télévision chinoises s’est élargie progressivement en Afrique, et les échanges sino-africains en matière de programmes de radiodiffusion et de télévision ont avancé dans d’heureuses conditions.

6. Jeux Olympiques et Jeux Paralympiques de Beijing

D’août à septembre 2008, les XXIXe Jeux Olympiques d’été et les XIII e Jeux Paralympiques ont eu lieu à Beijing en Chine. Les athlètes chinois et africains, en compétition sur le même terrain, ont réalisé des performances magnifiques, ajoutant à l’éclat de l’amitié sino-africaine.

Les athlètes africains, faisant preuve d’opiniâtreté, ont remporté aux JO de Beijing 12 médailles d’or, 14 médailles d’argent et 14 médailles de bronze, et aux Jeux paralympiques 48 médailles d’or, 29 médailles d’argent et 24 médailles de bronze. Certains pays africains ont remporté leur première médaille dans l’histoire des JO.

V. FCSA

Le mécanisme du FCSA a fonctionné dans d’heureuses conditions, ce qui a fait progresser vigoureusement la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet. Après le Sommet de Beijing, le Secrétariat du Comité de suivi chinois du Forum a eu huit tours de consultations avec le Corps diplomatique africain accrédité en Chine, et la 6e Réunion de hauts fonctionnaires du Forum s’est tenue avec succès. Depuis le début de cette année, pour préparer la 4e Conférence ministérielle et la 7e Réunion de hauts fonctionnaires du Forum, la Chine et l’Afrique ont renforcé davantage leurs consultations et coopération dans le cadre du Forum, et enregistré des résultats positifs.

La Chine et l’Afrique ont œuvré activement pour promouvoir le développement du Forum dans l’innovation, afin d’enrichir sans cesse son contenu et lui donner une nouvelle vitalité. à part l’instauration du mécanisme de dialogue politique régulier au niveau des Ministres des Affaires étrangères et les échanges parlementaires multilatéraux, la Chine et l’Afrique, en s’appuyant sur la plate-forme du Forum, ont organisé une série d’activités en matière d’échanges entre les jeunes, les femmes, les milieux de la presse et les organisations amicales non gouvernementales. Il faut souligner en particulier que le Malawi est devenu le 50e état membre du FCSA.

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