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Rapport de M. Yang Jiechi, Ministre des Affaires étrangères de la République populaire de Chine, à la 4e Conférence ministérielle du Forum sur la Coopération sino-africaine
(Charm el-Cheikh, 8 novembre 2009)
2009/11/10

(Traduction)

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

Tout d’abord, qu’il me soit permis, en ma qualité de coprésident de la présente conférence ministérielle, la deuxième qu’un pays africain accueille dans le cadre du FCSA depuis sa création, de souhaiter une chaleureuse bienvenue aux délégués des pays africains, aux invités de différentes organisations internationales et régionales et aux amis venant de divers milieux. Et au nom du gouvernement chinois, je voudrais adresser ma sincère gratitude à l’Égypte pour le travail d’organisation minutieux et efficace qu’il a accompli en tant que pays hôte de cette conférence.

Le thème de la présente conférence, « approfondir le nouveau partenariat stratégique sino-africain en vue du développement durable », traduit bien les besoins stratégiques de la Chine et de l’Afrique. Dans le contexte actuel où la crise financière internationale se fait toujours sentir dans les pays en développement et où le problème du déséquilibre de développement dans le monde se pose de manière plus aiguë, ce rendez-vous sino-africain est d’autant plus important qu’il contribue à approfondir les relations sino-africaines à travers une évaluation générale de la mise en œuvre des actions de suivi du Sommet de Beijing et la planification de la coopération sino-africaine pour les trois prochaines années.

Il y a trois ans, le Sommet de Beijing a défini un partenariat stratégique sino-africain de type nouveau qui se caractérise par l’égalité et la confiance réciproque sur le plan politique, la coopération gagnant-gagnant sur le plan économique et les échanges et l’inspiration mutuelle sur le plan culturel, posant un jalon dans l’histoire des relations sino-africaines. Depuis, la Chine et l’Afrique ont travaillé ensemble pour réaliser progressivement le suivi du Sommet de Beijing, et surtout pour appliquer intégralement les huit mesures en matière de coopération pragmatique avec l’Afrique, annoncées par le Président chinois Hu Jintao, permettant de donner une forte impulsion à l’approfondissement du nouveau partenariat stratégique sino-africain. Dans le nouveau contexte d’aujourd’hui, la Chine et l’Afrique ont vu leur confiance politique se raffermir sans cesse, leur coopération pragmatique porter des fruits abondants dans le domaine économique et commercial, leurs échanges humains à tous les niveaux se multiplier et l’amitié sino-africaine s’enraciner dans l’esprit des peuples. De larges perspectives se sont ouvertes aux relations sino-africaines dotées d’un grand dynamisme. Le développement soutenu et rapide des relations sino-africaines ont non seulement apporté des bénéfices réels aux peuples chinois et africains, mais aussi beaucoup contribué à la paix, au développement et à la coopération dans le monde.

Maintenant, j’ai l’honneur de vous présenter le rapport sur la mise en œuvre des acquis du Sommet de Beijing.

I. Intensification des échanges et de la coopération politiques entre la Chine et l’Afrique

Les échanges de haut niveau entre la Chine et l’Afrique se sont multipliés et leur confiance politique s’est raffermie davantage. Les principaux dirigeants chinois comme le Président Hu Jintao, le Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Wu Bangguo, le Premier Ministre du Conseil des Affaires d’état Wen Jiabao et le Président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois Jia Qinglin ont effectué plusieurs visites en Afrique, tandis que 36 Présidents, Vice-Présidents, Premiers Ministres et Présidents de parlement du côté africain se sont rendus en visite en Chine. Par ailleurs, des rencontres bilatérales entre les hautes autorités chinoises et africaines ont eu lieu à l’ONU et dans d’autres enceintes multilatérales.

Les consultations et les dialogues diplomatiques se sont intensifiés. Un mécanisme de consultations politiques ou de dialogue stratégique au niveau du Ministère des Affaires étrangères s’est instauré entre la Chine et 28 pays africains. La tenue, pour la première fois, des consultations politiques entre les chefs de la diplomatie de la Chine et des pays africains en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies a inauguré officiellement le mécanisme de dialogue régulier sino-africain au niveau du ministre des Affaires étrangères. Le ministre chinois des Affaires étrangères a visité 16 pays africains, tandis que les ministres des Affaires étrangères de 15 pays africains ont effectué des visites en Chine.

Dans les affaires internationales, la Chine et l’Afrique se sont soutenues et concertées pour défendre ensemble les droits et intérêts légitimes des pays en développement. Dans les différentes enceintes internationales, la Chine a plaidé, tout comme par le passé, pour la défense des intérêts et la promotion du développement de l’Afrique, et s’est prononcée en faveur d’un rôle croissant de l’Afrique au sein des Nations Unies et dans d’autres institutions internationales importantes.

Fidèles à la politique d’une seule Chine, les pays africains ont appuyé la position chinoise sur les questions relatives à Taiwan, au Tibet et au Xinjiang. Les gouvernements et les peuples africains ont apporté un soutien agissant, par divers moyens, à la Chine dans sa lutte contre le séisme, dans l’organisation des JO et des Jeux Paralympiques de Beijing ainsi que de l’Exposition internationale de Shanghai. La Chine apprécie hautement ces soutiens amicaux et leur en exprime sa profonde reconnaissance.

La Chine a réaffirmé son soutien à l’intégration africaine. Elle a déjà eu deux séances de dialogue stratégique avec la Commission de l’Union africaine. Le Centre de Conférences de l’UA, promis par elle, a été officiellement mis en chantier. Les échanges et la coopération avec les organisations sous-régionales africaines se sont également renforcés. Des projets de formation dans le cadre du NEPAD financés par la Chine dans plusieurs pays africains ont été lancés comme prévu.

La Chine a œuvré à la paix et à la stabilité en Afrique. Elle a nommé un représentant spécial pour les affaires africaines pour contribuer activement à la médiation et au règlement des crises africaines. Depuis le Sommet de Beijing, la Chine a envoyé au total en Afrique 6 281 militaires et policiers dont 1 629 y sont toujours pour six missions onusiennes de maintien de la paix. Depuis le début de cette année, quatre flottes de navires de la Marine chinoise ont été dépêchées successivement au large de la Somalie et dans le Golfe d’Aden pour des opérations d’escorte.

II. Coopération pragmatique fructueuse dans le domaine économique et commercial entre la Chine et l’Afrique

Le gouvernement chinois a tout fait pour honorer ses engagements pris lors du Sommet de Beijing. La coopération économique et commerciale entre la Chine et l’Afrique a connu un développement soutenu. La Chine a augmenté massivement ses aides à l’Afrique, tenu ses engagements en matière d’annulation de dettes des PPTE et PMA africains, accordé des prêts et des crédits acheteurs à l’exportation préférentiels pour la réalisation de projets notamment d’infrastructures en Afrique, ouvert davantage son marché aux produits des PMA africains, mis en œuvre, comme prévu, les projets de centres agricoles de démonstration technologique et d’envoi d’agronomes supérieurs en Afrique. Tous ces efforts ont contribué au renforcement des capacités d’auto-développement des économies africaines et à la promotion des liens économiques et commerciaux sino-africains. En 2008, le volume des échanges commerciaux sino-africains a franchi la barre de 100 milliards de dollars US.

L’élargissement continu de la coopération économique et commerciale sino-africaine a assuré une bonne dynamique des investissements mutuels et de la coopération financière sino-africains. La Chine s’est engagée à participer au projet d’augmentation générale du capital de la Banque de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique australe pour le Commerce et le Développement et a accueilli les Assemblées annuelles de la Banque africaine de Développement et la réunion annuelle du Conseil d’administration de la Banque Ouest-Africaine de Développement. L’extension constante des investissements mutuels et de la coopération financière a injecté une nouvelle vitalité à la coopération pragmatique sino-africaine. Mon collègue Chen Deming, Ministre chinois du Commerce, vous présentera plus en détail les nouveaux progrès de la coopération économique et commerciale sino-africaine.

III. Essor de la coopération sur les plans humain, culturel et social entre la Chine et l’Afrique

Les échanges culturels sino-africains se sont intensifiés chaque jour davantage. La Chine a signé avec tous les pays africains ayant des relations diplomatiques avec elle des accords de coopération culturelle. Depuis 2007, des troupes artistiques de 21 pays africains ont été invitées en Chine. « African Culture in Focus 2008 » et « Chinese Culture in Focus 2009 » se sont tenus avec succès en Chine et dans des pays africains.

La coopération sino-africaine dans le domaine de l’éducation et de la mise en valeur des ressources humaines a continué de s’élargir. Le gouvernement chinois a augmenté les bourses d’études pour les pays africains. Le nombre de bourses a doublé en 2009 par rapport à 2006 pour arriver à 4 000. En outre, les projets de formation de compétences et d’écoles rurales ont avancé dans d’heureuses conditions, ce qui a contribué à l’amélioration des conditions d’enseignement dans des pays africains. Par ailleurs, 23 Instituts ou Classes Confucius ont été créés par la Chine en partenariat avec 16 pays africains, permettant d’enrichir encore les échanges culturels et intellectuels sino-africains.

La Chine a apporté un soutien actif aux efforts africains pour l’amélioration du bien-être de la population. Depuis le Sommet de Beijing, elle a envoyé environ 1 200 médecins chinois dans 42 pays africains et offert des médicaments, appareils et matériels médicaux pour une valeur de 50 millions de yuans. Des résultats notables ont été obtenus dans l’application des mesures d’aide chinoises telles que la construction d’hôpitaux, la création de centres de prévention et de traitement du paludisme, l’offre de médicaments antipaludéens et l’envoi d’experts anti-paludisme, faisant bénéficier directement un nombre croissant d’Africains.

Les échanges entre les jeunes, les femmes, les provinces et villes jumelées ont été très fréquents. La Fédération nationale des Femmes de Chine a créé dans cinq pays africains des centres de formation et d’échanges pour les femmes, fourni des assistances à 14 organisations des femmes de pays africains et organisé conjointement avec l’Égypte le FCSA-Forum des Femmes 2009. Le 3e Festival des jeunesses chinoise et africaine s’est tenu avec succès. 500 jeunes africains se sont rendus successivement en visite en Chine. Les jeunes volontaires chinois ont été appréciés pour leur service en Afrique. L’établissement de 24 nouveaux jumelages entre les provinces et villes chinoises et africaines a porté à 98 le nombre total des jumelages.

Dans le domaine de la presse et des médias, les échanges se sont multipliés. Plusieurs groupes d’officiels de presse et de personnalités des médias africains sont venus en visite en Chine. La couverture de la radio et de la télévision chinoises s’est étendue progressivement en Afrique.

IV. Renforcement du mécanisme du Forum

Depuis la création du Forum en 2000, a été progressivement mis en place des mécanismes et procédures de suivi qui prévoient l’organisation régulière des conférences ministérielles, des réunions de hauts fonctionnaires et des consultations entre le Secrétariat du Comité de Suivi chinois et le Corps diplomatique africain en Chine. Un dialogue politique régulier entre les Ministres chinois et africains des Affaires étrangères a également été créé. En outre, le Forum s’est enrichi sans cesse, avec l’organisation des sous-forums sur l’éducation et la femme.

Les contacts sont restés étroits entre le Secrétariat du Comité de suivi chinois et les autorités chinoises compétentes d’une part, et le Corps diplomatique africain en Chine d’autre part, de même qu’entre les Ambassades de Chine en Afrique et les départements concernés des gouvernements africains. Ils ont beaucoup travaillé non seulement pour le renforcement de la coopération sino-africaine, mais aussi pour l’édification et le développement du Forum. Il est à rappeler notamment que l’égypte, qui assure actuellement la présidence du Forum, a joué un rôle de coordination actif entre la Chine et les pays africains et apporté une grande contribution au développement du Forum et à la bonne mise en œuvre des actions de suivi.

Monsieur le Président,

Faute de temps, je ne peux énumérer de façon exhaustive tout ce qui a été réalisé par la Chine et l’Afrique durant ces trois dernières années. Mais les faits prouvent que les efforts conjoints de part et d’autre ont permis de concrétiser solidement les résultats du Forum.

Mais nous ne devons pas nous contenter des succès du passé, bien qu’ils soient éclatants. À l’heure actuelle, les problèmes planétaires de toutes sortes se posent avec une acuité croissante, surtout la crise financière internationale, le changement climatique, la sécurité alimentaire et la santé publique placent les pays en développement devant des défis encore plus sérieux. « Si deux personnes agissent comme une seule, leur force peut briser le fer. » Il nous faut continuer à renforcer notre solidarité et coopération pour surmonter ensemble les difficultés et ouvrir de nouvelles perspectives à la coopération sino-africaine.

Ce matin, à la cérémonie d’ouverture, le Premier Ministre Wen Jiabao a annoncé, au nom du gouvernement chinois, huit nouvelles mesures visant à renforcer la coopération pragmatique entre la Chine et l’Afrique pour les trois prochaines années dans les domaines prioritaires, dont la lutte contre la crise financière, le changement climatique, les sciences et technologies, la réduction de la pauvreté, l’environnement, la santé et la culture. Ces mesures qui répondent aux préoccupations majeures et aux besoins réels des pays africains et traduisent la volonté de la Chine de relever ensemble avec eux les défis planétaires, contribueront à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement par les pays africains et au développement commun de la Chine et de l’Afrique.

Monsieur le Président,

Avant de terminer mon rapport, j’ai l’honneur de vous présenter brièvement, mandaté par la Conférence, les deux textes à adopter par la présente Conférence ministérielle.

Le premier est le projet de la Déclaration de Charm el-Cheikh du Forum sur la Coopération sino-africaine. C’est un document politique qui définit les principes directeurs de la coopération sino-africaine, présente les points de vue et le consensus de la Chine et de l’Afrique sur les grandes questions internationales et régionales ainsi que sur leurs relations mutuelles, et souligne leur volonté de renforcer leur coopération dans le nouveau contexte.

Le deuxième texte est le projet du Plan d’Action de Charm el-Cheikh du Forum sur la Coopération sino-africaine (2010-2012). Conformément à l’esprit de la Déclaration, le Plan d’Action définit les principes, les objectifs et les mesures concrètes de la coopération sino-africaine au cours des trois prochaines années dans les domaines prioritaires. Il comprend sept parties :

1. Préambule. Bref aperçu de la Conférence et du contexte dans lequel elle a lieu.

2. Coopération politique, paix et sécurité régionales. Cette partie explicite le consensus et les propositions de la Chine et de l’Afrique sur le maintien de leurs échanges de haut niveau et la promotion de la paix et de la sécurité régionales, et affirme la disponibilité de la Chine à renforcer sa coopération avec les organisations régionales et sous-régionales africaines.

3. Coopération dans les affaires internationales. La Chine et l’Afrique exposent leurs vues et positions sur l’actuelle situation internationale et les questions majeures et soulignent leur volonté de mieux se concerter et coopérer sur les dossiers de la lutte contre la crise financière internationale, du changement climatique, de la réforme du système international, des OMD et des négociations du cycle de Doha.

4. Coopération économique. Elle couvre de nombreux domaines : agriculture et sécurité alimentaire, investissement, construction des infrastructures, commerce, finance, énergie et ressources naturelles, informatique et communication, services et transports. La Chine prend de nouveaux engagements concrets en matière de création de centres-pilotes agricoles, d’ouverture de marché, d’octroi de crédits préférentiels et d’établissement d’un crédit spécial destiné aux PME. L’objectif est d’aider les pays africains à accroître leurs capacités à réaliser un développement durable.

5. Coopération pour le développement. Elle concerne les domaines suivants : aide et allègement des dettes, développement des ressources humaines, éducation, coopération scientifique et technologique, réduction de la pauvreté, santé, lutte contre le changement climatique et protection de l’environnement, réduction des catastrophes naturelles et secours aux sinistrés, etc. La Chine décide d’accroître ses aides aux pays africains, notamment par la réalisation des projets d’énergies propres, l’augmentation du nombre des bourses gouvernementales, la construction de nouvelles écoles, la formation de davantage de compétences, la réduction et l’annulation des dettes, le lancement du Projet de partenariat technico-scientifique sino-africain, l’offre d’équipements médicaux et l’aide matérielle. Ces aides visent à la fois à aider les pays africains à faire face au grand défi du changement climatique et à améliorer les conditions de vie des Africains.

6. échanges et coopération humains et culturels. Cela concerne notamment les échanges culturels, les échanges entre les médias et les intellectuels, les échanges au niveau populaire et les échanges sportifs. La Chine propose de lancer le Projet d’études conjointes et d’échanges sino-africains pour intensifier les échanges et la coopération entre les intellectuels chinois et africains. Je suis certain que la réalisation de ce projet contribuera à accroître la connaissance mutuelle et à consolider la base populaire de l’amitié sino-africaine.

7. Forum sur la Coopération sino-africaine. Les deux parties soulignent qu’elles encouragent et soutiennent l’organisation des sous-forums dans le cadre du FCSA pour accroître la coopération sectorielle. Il a été décidé de tenir la cinquième Conférence ministérielle dans trois ans en Chine.

On a entrepris de vastes consultations au cours de l’élaboration de ces deux textes. Ce sont des projets conjoints qui résultent de nombreuses consultations entre la Chine et l’Afrique et ont été approuvés par la réunion préparatoire des hauts fonctionnaires. Fruits de la sagesse collégiale, ils traduisent les idées communes de la Chine et de l’Afrique sur le développement de leurs relations. Maintenant, en ma qualité de Coprésident de la Conférence, j’ai l’honneur de soumettre à votre examen le projet de la Déclaration de Charm el-Cheikh du Forum sur la Coopération sino-africaine et le projet du Plan d’Action de Charm el-Cheikh du Forum sur la Coopération sino-africaine (2010-2012).

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs,

Créé en 2000, le Forum sur la Coopération sino-africaine a fait un parcours hors du commun. Ces neuf dernières années, marquées par un essor considérable des relations sino-africaines, illustrent bien les caractéristiques de notre partenariat : traitement d’égal à égal, soutien mutuel, avantages réciproques et développement commun. Je suis convaincu que la présente Conférence s’inscrira aussi comme une page importante dans les annales des relations sino-africaines et du développement du Forum. Travaillons la main dans la main pour concrétiser les nombreux résultats de la Conférence, faire accéder à des paliers plus élevés le nouveau partenariat stratégique sino-africain dans l’intérêt des peuples chinois et africains et bâtir un monde plus harmonieux et plus beau.

Je vous remercie.

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