| Conférence de presse du Ministère des Affaires étrangères de Chine |
| 2005-04-14 |
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Le 14 avril 2005 dans l'après-midi, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères de Chine Monsieur Qin Gang a tenu une conférence de presse régulière. Qin Gang : Mesdames et Messieurs, bon après-midi. D'abord, je voudrais souhaiter la bienvenue à l'assistance de la conférence de presse d'aujourd'hui des 20 membres du Séminaire de responsables du corps de la fonction publique de Macao en formation à l'ENA de Chine. Maintenant, je vais annoncer deux nouvelles : A l'invitation du Premier ministre chinois Monsieur Wen Jiabao, le Chancelier fédéral de la République d'Autriche Monsieur Wolfgang Schuessel va effectuer une visite officielle en Chine du 19 au 25 avril 2005. A l'invitation du Premier ministre chinois Monsieur Wen Jiabao, le Premier ministre de la République française Monsieur Jean-Pierre Raffarin va effectuer une visite officielle en Chine du 21 au 23 avril 2005. Au cours de la conférence de presse du mardi dernier, une question a été posée sur la visite en Chine du Roi népalais. Après m'être renseigné, Sa Majesté le Roi Gyanendra Bir Bikram Shah Dev va participer à la session 2005 du Forum pour Asie de Bo'ao du 23 au 26 avril à l'invitation du secrétariat du Forum. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Quelle est la position du gouvernement chinois sur l'appel au boycott des produits japonais? Est-ce que ce boycott pourrait faire des ennuis au gouvernement? Est-ce que vous utilisez personnellement les produits japonais? R: En ce qui concerne le boycott des produits japonais, j'ai déjà expliqué notre attitude à la conférence de presse dernière. La coopération économique et commerciale sino-japonaise correspond aux intérêts des deux pays. Nous espérons que la partie japonaise réglera de façon adéquate les problèmes qui touchent au sentiment du peuple chinois, comme les problèmes historiques. Q : La Chine a entrepris plusieurs démarches auprès du Japon sur le manuel scolaire japonais et la visite du Premier ministre japonais au Temple de Yasukuni. Quels sont les résultats? R : La Chine attache une haute importance au développement des relations d'amitié et de bon voisinage avec le Japon à la lumière de l'esprit consistant à « tirer la leçon de l'histoire pour servir l'avenir ». Ça ne suffit pas de dépendre de la sincérité et de la volonté de la seule partie chinoise, il faut compter sur des efforts des deux parties. Nous espérons que le Japon procédera à un examen sérieux de conscience sur ses agissements, fera plus ce qui sont favorables à approfondir la compréhension mutuelle entre les peuples des deux pays et gagner la confiance des peuples asiatiques y compris le peuple chinois, et n'agira pas au détriment du sentiment des peuples chinois et japonais, afin de créer des conditions favorables à l'amélioration et à la promotion des relations sino-japonaises. Q : Hier soir, vous avez fait une déclaration sur le problème concernant la Mer de Chine orientale et a exprimé un mécontentement du fait que le gouvernement japonais a accordé à ses entreprises le droit à l'exploitation expérimentale du pétrole et du gaz, en le qualifiant de provocation contre la Chine. Mais la Chine est en train d'y entreprendre une exploitation. Quelle est votre opinion? Dans votre déclaration, la Chine réserve son droit aux démarches continues, qu'est-ce que ça veut dire? Quelles sont les mesures que la Chine envisage d'adopter? R : Sur le problème concernent l'exploitation pétrolière et gazière de la Mer de Chine orientale, la position chinoise reste toujours constante. Il existe une contestation entre la Chine et le Japon sur la démarcation du plateau continental, et nous préconisons toujours de la résoudre au moyen des négociations diplomatiques. Le Japon, fermant les yeux devant la juste position chinoise, tente d'imposer la "ligne intermédiaire" unilatéralement fixée par lui-même à la Chine. La Chine n'a jamais reconnu et ne reconnaîtra pas cette ligne de démarcation. Les agissements précités du Japon constituent une grave provocation contre les droits et intérêts de la Chine et contre les règles régissant les relations internationales. La Chine a déjà adressé une protestation au Japon et réserve son droit aux démarches continues. Tout à l'heure, Monsieur le journaliste a demandé la signification de la dernière phrase dans ma réponse. Je veux dire que le résultat dépend du Japon, nous demandons impérieusement au Japon de prêter une grande importance aux préoccupations sérieuses de la Chine. Il est à noter que l'exploitation pétrolière et gazière actuellement en opération par la Chine dans la mer se fait dans les eaux immédiates incontestables du continent chinois, c'est un exercice normal de nos droits souverains. Quant au règlement de la contestation, nous espérons un règlement par voie de concertations. A cet effet, nous avons avancé la proposition dite "laisser à côté le contentieux et exploiter en commun", et nous attendons une réaction positive du Japon. Q : Pourriez-vous confirmer la visite en Chine du ministre japonais des Affaires étrangères Machimura? Quels sont les responsables qu'il va rencontrer? Quels dossiers vont-ils aborder? R : Sur la visite en Chine du ministre japonais des Affaires étrangères Machimura, les deux parties chinoise et japonaise sont encore en consultation. Et je vais vous informer dès qu'il y a des nouvelles concrètes. Q : Depuis les années 1980s, quel est le montant du prêt que le Japon a octroyé à la Chine? Pourriez-vous comparer les attitudes de l'Allemagne et du Japon devant l'histoire de la Seconde Guerre mondiale? Est-ce que cela influencerait l'attitude de la Chine sur la course des candidatures de ces deux pays aux postes de membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU? R : Jusqu'à fin mars 2005, le gouvernement japonais a promis d'octroyer à la Chine en totalité un prêt de 3133,056 milliards de yens. Nous espérons que la Japon pourra honorer son engagement à se recueillir au sérieux sur son histoire d'agression. S'agissant de l'élargissement du Conseil de Sécurité, nous avons exposé à maintes reprises notre position. Je crois que vous avez noté le discours qu'a fait récemment le Premier ministre chinois Monsieur Wen Jiabao : Seul les pays qui respecte l'histoire, ose assumer ses responsabilités devant l'histoire et peuvent gagner la confiance des peuples et des pays asiatiques peuvent-ils jouer un rôle croissant dans les affaires internationales.
Q : Pourquoi la Chine ne participe pas à la Conférence des ministres de finances et des gouverneurs des banques centrales du G7? R : J'ai déjà répondu à cette question la dernière fois. C'est selon le programme convenu entre les deux parties que le ministre de finances et le gouverneur de la Banque populaire de Chine participent aux conférences concernées du G7. Q : Hier soir, la Chine et le Japon ont tenu une séance de concertation informelle au niveau des directeurs généraux. Pourriez-vous en donner des informations sur le contenu détaillé? R : Les 13 et 14 avril, la 3e Réunion au niveau des directeurs généraux Chine-Japon-RC a eu lieu à Beijing. Y ont participé le directeur général du Département d'Asie du Ministère des Affaires étrangères de Chine Monsieur Cui Tiankai, le directeur général du Département d'Asie-Pacifique du Ministère des Affaires étrangères et du Commerce de la République de Corée Monsieur Park Joon-woo, le directeur général du Département d'Asie et d'Océanie du Ministère des Affaires étrangères du Japon Monsieur Sasae Kenichiro. La réunion a examiné les actions de suivi à l'issu du sommet des trois pays de l'année dernière, discuté de nouvelles conceptions pour promouvoir la coopération entre ces trois pays, et a fait des travaux préparatifs pour la réunion de la commission tripartite Chine-Japon-RC qui aura lieu à Kyoto au début de mai prochain. La Réunion au niveau des directeurs généraux chinois et japonais est en cours ou peut-être touche à sa fin. Pour le moment je n'en ai pas été informé, donc, je n'ai pas d'informations à vous fournir. Q : Selon des informations, le président chinois Hu Jintao et le Premier ministre japonais Junichiro Koizumi vont se rencontrer au sommet Asie-Afrique qui aura lieu prochainement. Est-ce que cela pourrait améliorer les relations sino-japonaises? R : Beaucoup de dirigeants des pays asiatiques et africains vont participer aux activités commémoratives de la Réunion de Bandung et au Sommet Asie-Afrique. Les programmes sont à discuter en détail. Q : Selon des reportages, le président chinois Hu Jintao a reporté son voyage en RPDC. Pourquoi? Parce que la RPDC n'a pas donné un calendrier précis de rejoindre la Réunion à Six? Une autre question, les représentants des cinq pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU vont se rencontrer à Beijing lundi ou mardi. Pourriez-vous donner des informations précises? R : Les dirigeants de la Chine et de la RPDC partagent la tradition de se rencontrer régulièrement. S'il y a ce genre d'informations, je vous les annoncerai en temps voulu. Le 12 avril, les directeurs généraux du Département international du Ministère des Affaires étrangères des cinq pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU se sont rencontrés à Beijing en consultation, et ils ont procédé à un échange de vues étendu et approfondi sur la réforme de l'ONU, les activités de haut niveau de l'ONU en septembre et les points chaux en examen du Conseil de Sécurité. Sur la réforme du Conseil de Sécurité, la Chine souligne son soutien à cette réforme. La réforme a pour objectif de renforcer la capacité du Conseil de Sécurité en maintien de la paix et de la sécurité dans le monde, d'accroître l'efficacité de travail du Conseil de Sécurité et d'assurer son autorité. La Chine soutient l'élargissement du Conseil de Sécurité, préconisant de résoudre en priorité l'insuffisance de la représentation des pays en voie de développement. Comme la réforme est d'une grande importance, il faut que les pays membres parviennent à un large consensus par voie de concertation démocratique. Il ne faut pas fixer un délai à cette réforme ni imposer un vote. Le même jour, le ministre assistant chinois des Affaires étrangères Lu Guozeng a rencontré les cinq directeurs généraux. Q : Quelle est l'attitude chinoise sur la candidature de l'Allemagne au poste de membre permanent du Conseil de Sécurité? R : L'Allemagne est un membre important de l'UE. Elle insiste à poursuivre un chemin de Développement pacifique et a joué un rôle positif dans les affaires internationales. La communauté internationale lui a donné une affirmation. La Chine est pour que l'Allemagne joue un plus grand rôle dans l'ONU et d'autres enceintes multilatérales, et nous sommes favorables à entretenir des contacts et concertations avec l'Allemagne sur la réforme de l'ONU. Q : Le président nigérian commence sa visite en Chine aujourd'hui. Veuillez présenter le développement des relations sino-nigérianes et des relations sino-africaines. R : Consolider et à développer l'amitié traditionnelle entre le peuple chinois et le peuple africain, respecter le choix autonome du peuple africain sur sa voie de développement ; se prêter soutiens dans les affaires régionales et internationales pour sauvegarder ensemble les droits et intérêts légitimes des pays en développement ; réaliser un développement partagé avec le respect mutuel, l'égalité et les avantages réciproques. Voilà les politiques et propositions du gouvernement chinois pour promouvoir ses relations avec les pays africains. Ces dernières années, les relations sino-africaines ont fait un grand progrès, les contacts de haut niveau se sont intensifiés entre les deux parties, leur coopération économique et commerciale n'a cessé de s'élargir vers des secteurs de plus en plus diversifiés. Actuellement, la Chine et l'Afrique ont mis en place le Forum Chine-Afrique qui a déjà tenu plusieurs séances de travail, ce qui a contribué à accroître leur compréhension et à renforcer leur coopération réciproque, et a obtenu des fruits positifs. La Chine poursuivra, tout comme par le passé, ses efforts pour promouvoir les relations d'amitié et de coopération avec tous les pays africains sur la base des cinq principes de la coexistence pacifique. Sur l'invitation du président chinois Monsieur Hu Jintao, le président de la République fédérale du Nigeria Monsieur Obasanjo commence sa visite d'Etat en Chine dès aujourd'hui. Cette fois-ci, il vient en visite aussi en double qualité de président de la République fédérale du Nigeria et président de l'Union africaine. Au cours de la visite, les dirigeants des deux pays vont procéder à un échange de vues sur les relations bilatérales, la coopération sino-africaine et les questions régionales et internationales d'intérêts communs. Les deux pays vont signer des accords de coopération économique et commerciale. A part de Beijing, Monsieur Obasanjo et sa suite vont visiter la ville de Yichang de la province du Hubei et la ville de Shanghai. Nous espérons que, grâce à cette visite, les relations d'amitié et de coopération entre la Chine et le Nigeria pourront obtenir un nouveau progrès. Nous souhaitons une visite réussie et un bon séjour en Chine à Monsieur Obasanjo. Comme la visite vient de commencer, je vais vous en communiquer les détails à temps. Q : Quelle est l'attitude chinoise sur la candidature du Brésil au poste de membre permanent du Conseil de Sécurité? R : Tout à l'heure, j'ai réitéré la position chinoise sur la réforme du Conseil de Sécurité. Cette réforme doit résoudre en priorité l'insuffisance de la représentation des pays en voie de développement. Comme la réforme est d'une grande importance, il faut que les pays membres parviennent à un large consensus par voie d'une concertation suffisante. S'il n'y a plus de questions, c'est terminé la conférence de presse. Je vous remercie de votre présence. |

