| Conférence de presse du 13 mars 2008 |
| 2008-03-13 |
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Dans l'après-midi du 13 mars 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions portant sur, entre autres, la question de la Mer de Chine orientale, le départ d'une mission d'enquête de la police chinoise pour le Japon dans le cadre de l'affaire des raviolis, les activités de reportage des journalistes étrangers en Chine et les visites en Chine du Président péruvien et du Ministre des Affaires étrangères de la République de Corée. Sur l'invitation du Président Hu Jintao, le Président de la République du Pérou Alan Garcia Perez effectuera une visite d'Etat en Chine du 18 au 21 mars. Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, M. Yu Myung-Hwan, Ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur de la République de Corée, effectuera une visite officielle en Chine du 20 au 22 mars. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Pourriez-vous donner plus d'informations sur la visite en Chine du Président péruvien ? R : Pendant sa visite en Chine, le Président Garcia aura des entretiens et des rencontres avec le Président Hu Jintao, le Président du Comité permanent de l'APN Wu Bangguo, le Premier Ministre Wen Jiabao ainsi que le camarade Li Changchun pour échanger de manière approfondie leurs points de vue sur les relations bilatérales et des questions régionales et internationales d'intérêt commun. Le Pérou est un grand ami et un bon partenaire de la Chine en Amérique du Sud. Il est l'un des premiers pays de la région à avoir établi des relations diplomatiques avec la Chine. Depuis l'établissement de leurs relations diplomatiques il y a 36 ans, les deux pays ont vu leurs relations se développer dans de bonnes conditions. Avec la mise en œuvre du partenariat global sino-péruvien en 2005, les échanges de haut niveau entre les deux parties se multiplient, la coopération économique et commerciale s'élargit sans cesse et les deux pays se soutiennent mutuellement tout en maintenant une excellente coopération dans les affaires internationales. La Chine attache une grande importance à la prochaine visite d'Etat du Président Garcia, et nous sommes convaincus que cette visite contribuera à élargir et à approfondir encore plus la coopération substantielle sino-péruvienne dans tous les domaines et fera progresser davantage les relations entre les deux pays. Q : Selon la presse japonaise, le Japon propose de saisir la Cour internationale de Justice de la question de la Mer de Chine orientale. Quel est votre commentaire au sujet des reportages de certains médias japonais concernant la position de la partie chinoise et celle de la partie japonaise sur cette question ? Ma deuxième question porte sur l'affaire des raviolis. D'après ce que j'ai appris, la police chinoise enverra prochainement un nouveau groupe de travail au Japon. Pouvez-vous confirmer cette information ? R : Concernant votre première question, je voudrais souligner que les reportages de certains médias japonais ne correspondent nullement à la réalité. Je voudrais réitérer que la position et les propositions de la partie chinoise sur la question de la Mer de Chine orientale trouvent un fondement juridique solide dans le droit international. En même temps, conformément aux dispositions prévues dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, la Chine et le Japon doivent résoudre d'abord leurs divergences à travers des négociations et des consultations. Actuellement, les deux parties estiment l'une comme l'autre qu'il convient de tenir compte de l'intérêt général de leurs relations et de discuter activement des moyens de « mettre de côté les différends pour une exploitation commune », et cela profite à toutes les deux parties. Sur votre deuxième question, après des consultations entre la police chinoise et la police japonaise, le Ministère chinois de la Sécurité publique enverra prochainement au Japon des experts en test de substances toxiques et des enquêteurs pour échanger des points de vue avec la police japonaise sur l'enquête sur l'affaire des raviolis et les expériences menées à cet effet. La police chinoise et la police japonaise sont prêtes à renforcer leur coopération pour faire rapidement toute la lumière sur cette affaire. Q : Selon des reportages, il est désormais interdit d'escalader le mont Qomolangma par le côté chinois. Pouvez-vous confirmer cette information? Récemment, les manifestations vis-à-vis de la question du Tibet ont été bien nombreuses et je suppose qu'elles le seront davantage à l'avenir. Est-ce que cela poussera la Chine à changer sa position sur la question du Tibet ? R : En ce qui concerne l'escalade du mont Qomolangma, à ma connaissance, la China Tibet Mountaineering Association (CTMA) a fait des éclaircissements. Pour plus de précisions, je vous propose de vous renseigner auprès de l'Association. Grâce aux efforts déployés par les autorités locales et le Comité d'administration démocratique du monastère, la situation est stable actuellement à Lhasa. Je voudrais souligner le fait suivant : Il y a 49 ans, le Tibet a entamé sa réforme démocratique qui a permis l'émancipation d'un million de serfs. Depuis ces 49 ans écoulés, le Tibet a connu des changements radicaux. Préserver l'unité nationale, la solidarité entre les ethnies et l'harmonie sociale, voilà une aspiration commune de la population tibétaine multiethnique. La tentative du groupe du Dalaï-Lama est vouée à l'échec, le développement et le progrès du Tibet ne sauront être entravés par aucune force. Je ne sais pas pourquoi vous savez que d'autres incidents auront encore lieu et à partir de quel argument vous avez tiré une telle conclusion. Mais je peux vous dire que la détermination du gouvernement chinois pour sauvegarder la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale du pays est ferme, celle de la population tibétaine multiethnique pour préserver l'unité nationale et la solidarité ethnique est également inébranlable. Nous nous opposerons fermement à toute tentative visant à séparer le Tibet de la Chine. Le scénario que vous souhaitez voir n'aura jamais lieu. Q : Une question sur les JO et les médias. Les journalistes étrangers ont accueilli favorablement le Règlement sur les activités de reportage des journalistes étrangers en Chine durant les Jeux olympiques de Beijing et la période préparatoire publié l'année dernière, mais l'application de ce document a rencontré des obstacles au niveau local. De la part du gouvernement chinois, vous croyez que l'on peut déjà considérer que la Chine a rempli ses obligations internationales et honoré ses engagements pris lorsqu'elle s'est portée candidate pour les JO de Beijing ? Ceux qui n'appliquent pas ce Règlement seront-ils poursuivis ? R : Pour honorer nos engagements pris lorsque nous avons posé notre candidature pour les JO de Beijing, nous avons commencé à mettre en application le 1er janvier 2007 le Règlement sur les activités de reportage des journalistes étrangers en Chine durant les Jeux olympiques de Beijing et la période préparatoire. C'est avec une attitude sérieuse, active et responsable que le gouvernement chinois applique le texte. Les départements compétents et les autorités locales ont déployé d'énormes efforts pour appliquer effectivement ce Règlement. Je suis sûr que tout journaliste, pourvu qu'il soit sans aucun préjugé, peut sentir que depuis ces dernières années, avec la réforme et l'ouverture sur l'extérieur de la Chine, les journalistes étrangers bénéficient d'un environnement plus ouvert ainsi que des facilités et des services plus nombreux pour l'exercice de leur métier en Chine. L'application du Règlement depuis plus d'un an est bonne dans son ensemble, ce qui est une réalité pleinement reconnue par la communauté internationale, y compris les gouvernements et les médias étrangers. Indéniablement, des problèmes peuvent apparaître dans le processus de l'application, et cela pour deux raisons : D'une part, la Chine est un pays immense, avec un vaste territoire et une population nombreuse. La situation varie d'une région à l'autre. Une application complète du Règlement demande du temps, car les différents départements, notamment les unités administratives de base, ont besoin de bien connaître, de comprendre et d'appréhender ce Règlement. D'autre part, les problèmes surgis dans l'application du Règlement méritent aussi la réflexion des journalistes concernés. Si certains journalistes ont rencontré des obstacles dans l'exercice de leur métier, comme vous l'avez dit, c'est, dans de nombreux cas, dû au fait qu'ils ont enfreint la réglementation chinoise et couvert une affaire sans obtenir l'accord préalable de l'intéressé. En plus, certains journalistes étrangers, à l'encontre de la déontologie du journalisme, ont déformé les faits, voire fabriqué des histoires de toutes pièces. Pour que le Règlement soit mieux appliqué, que les journalistes étrangers puissent avoir un meilleur environnement de travail en Chine et que davantage de Chinois et de départements chinois acceptent leur interview, chacune de nos deux parties doit faire un effort. Cessez donc de dicter toujours ce que doit faire le gouvernement chinois. Nous sommes en train d'agir et nous agissons toujours en déployant beaucoup d'efforts. J'invite donc certains journalistes à s'interroger sur ce qu'ils doivent faire eux-mêmes. Je voudrais réitérer que la Chine ne s'arrêtera pas sur sa voie d'ouverture et que la porte de la Chine, une fois ouverte, ne se refermera jamais. Nous travaillerons pour améliorer sans cesse votre environnement de travail en Chine, et croyez-nous, cet environnement ne pourra que s'améliorer de plus en plus.
Q : Les moines ayant participé aux manifestations à Lhasa seront-ils mis en examen ou inculpés ? Une autre question, la Chine et le Japon vont-ils tenir de nouvelles consultations sur la question des champs d'hydrocarbure de la Mer de Chine orientale avant la visite du Président Hu Jintao au Japon ? R : Sur votre première question, les départements chinois compétents traiteront ce genre d'affaires dans le strict respect de la loi. Quant à votre deuxième question, les dirigeants chinois et japonais sont parvenus à un consensus sur le règlement de la question de la Mer de Chine orientale. Il s'agit d'une question complexe qui ne peut être réglée du jour au lendemain. Les deux parties doivent, en conjuguant leurs efforts, garder la patience et agir dans le même sens pour obtenir au plus tôt des progrès dans la réalisation de l'exploitation commune en mettant de côté les différends. Q : Aujourd'hui, le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat a publié le Rapport sur les droits de l'homme aux Etats-Unis. Pourquoi la Chine a-t-elle publié ce rapport ? Dans son Rapport sur les droits de l'homme dans le monde en 2007 publié avant-hier, les Etats-Unis n'ont pas inscrit la Chine sur leur liste des pires violateurs des droits de l'homme. Quelle est votre réaction à cet égard ? En plus, vous avez dit tout à l'heure que des experts du Ministère chinois de la Sécurité publique se rendraient au Japon pour des consultations. Pourriez-vous nous présenter les sujets de ces consultations ? R : Concernant votre première question, nous nous opposons fermement à ce que les Etats-Unis publient chaque année un soi-disant rapport sur les droits de l'homme dans le monde. Les Etats-Unis critiquent avec force gestes autoritaires la situation des droits de l'homme dans d'autres pays en faisant des commentaires déplacés, mais ne disent rien sur les cas de grave violation des droits de l'homme sur leur propre territoire. Comme le dit un vieil adage chinois, « Comment corriger les autres si on n'a pas soi-même un comportement exemplaire ? » Pour corriger les autres, il faut d'abord se corriger. C'est pourquoi nous aidons les Etas-Unis à rattraper cette leçon. Le Rapport publié par le Bureau de l'Information du Conseil des Affaires d'Etat permet au monde entier de connaître les graves problèmes de violation des droits de l'homme aux Etats-Unis et de demander à ces derniers à quel titre ils se permettent de critiquer les autres avec une autorité péremptoire. Il est normal d'avoir des divergences sur la question des droits de l'homme. Nous préconisons de mener le dialogue et des échanges sur un pied d'égalité et dans le respect mutuel pour accroître la connaissance mutuelle et réduire les divergences. Nous nous opposons fermement à ce qu'un pays, sous le couvert de la question des droits de l'homme, fasse pression sur les autres pays et intervienne dans les affaires intérieures d'autrui, en pratiquant deux poids deux mesures. Concernant votre deuxième question, les experts de la police chinoise sont prêts à avoir, après leur arrivée au Japon, des contacts et des échanges de vues avec la partie japonaise sur tout problème existant dans les enquêtes menées par les deux parties. Nous estimons qu'il s'agit là d'une excellente occasion pour les polices des deux pays de renforcer leur coopération dans les enquêtes et les investigations, afin de faire toute la lumière sur cette affaire le plus tôt possible et de répondre aux attentes des peuples et des entreprises des deux pays. Q : Selon la presse japonaise, le Président Hu Jintao commencerait sa visite au Japon le 8 mai prochain. Veuillez confirmer cette information. Une autre question, certains Tibétains ont manifesté en Inde et lancé la marche de retour au Tibet. Est-ce que la Chine a fait une représentation à ce sujet auprès des autorités indiennes ? R : Concernant la visite du Président Hu Jintao au Japon, les Ministères des Affaires étrangères des deux pays sont en consultations intenses. Je vous en tiendrai au courant dès qu'il y aura des informations précises, y compris de la date de la visite. Quant à votre deuxième question, j'ai donné en fait une réponse lors de la conférence de presse du mardi dernier. Nous nous opposons fermement à ce que la clique du Dalaï-Lama mène, sur la scène internationale, des activités visant à diviser la Chine et à compromettre l'unité nationale. Depuis l'antiquité, le Tibet est une partie intégrante de la Chine. Aucun pays dans le monde ne reconnaît le Tibet comme un soi-disant Etat indépendant. C'est un consensus partagé par toute la communauté internationale, y compris par le gouvernement indien, qui s'est engagé à ne pas autoriser la clique du Dalaï-Lama à utiliser son territoire pour mener des activités sécessionnistes contre la Chine. Quant à la marche de retour au Tibet organisée par des soi-disant Tibétains en exil et à laquelle vous avez fait référence, nous nous opposons fermement à ces activités séparatistes. Q (du même journaliste) : La Chine est-elle satisfaite de la gestion de cette affaire par l'Inde ? R : Nous espérons que l'Inde honorera ses engagements pour préserver l'intérêt général des relations entre nos deux pays. Q : Pourriez-vous nous présenter le programme du Ministre Yu Myung-Hwan en Chine ? A part le Ministre Yang Jiechi, quels seront les dirigeants chinois qu'il rencontrera ? R : La visite du Ministre Yu Myung-Hwan en Chine est une visite très importante qu'il effectuera peu de temps après l'investiture du Président Lee Myung-Bak. Elle traduit bien la haute importance accordée par les deux pays au développement de leurs relations. Durant cette visite importante, le Ministre Yu Myung-Hwan s'entretiendra avec le Ministre Yang Jiechi et sera reçu par des dirigeants chinois. Q : Une question sur l'incident qui s'est produit dans un avion de China Southern Airlines. Selon certaines sources, une fille musulmane de 19 ans avait tenté de faire exploser l'avion. Veuillez nous confirmer cette information. R : Cette affaire est en cour d'enquête, et je n'ai pas plus d'informations à vous fournir. Si vous n'avez plus de question, je lève la séance. Merci de votre présence, à la prochaine ! |



