| Conférence de presse du 18 mars 2008 |
| 2008-03-18 |
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Dans l'après-midi du 18 mars 2008, le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Qin Gang a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes portant sur, entre autres, les crimes extrêmement violents? saccages, sabotages, pillages et mises à feu?perpétrés à Lhassa et le problème nucléaire de la Péninsule coréenne. Qin Gang : Mesdames et Messieurs, bonjour. Tout d'abord, je voudrais vous annoncer deux nouvelles. Sur l'invitation du Président Hu Jintao, le Président de la République du Malawi Bingu Wa Mutharika effectuera une visite d'Etat en Chine du 24 au 30 mars. Sur l'invitation du Ministre des Affaires étrangères Yang Jiechi, la Ministre des Affaires étrangères de la Mongolie Sanjaasurengiin Oyun effectuera une visite officielle en Chine du 24 au 27 mars. Maintenant, je suis prêt à répondre à vos questions. Q : Les officiels du Tibet ont dit que les personnes impliquées dans la violence pouvaient se livrer à la justice avant lundi minuit. Jusqu'à présent, combien de personnes se sont-elles rendues à la police ? Est-ce que les départements concernés ont déjà pris action pour arrêter les personnes qui ne se sont pas encore rendues à la police? R : A l'heure actuelle, les départements compétents de la Région autonome du Tibet ont pris des mesures en vertu de la loi pour traiter les crimes extrêmement violents perpétrés récemment à Lhassa tels que saccages, sabotages, pillages et mises à feu. Maintenant, je ne dispose pas d'informations nécessaires pour répondre à votre question. Cependant, Lhassa a déjà retrouvé pour l'essentiel la stabilité et l'ordre public a été également rétabli. Q : Hier, le Comité international olympique (CIO) a laissé entendre que la pollution atmosphérique à Beijing pourrait menacer la santé des athlètes. Par conséquent, il envisagera la possibilité de supprimer certaines compétitions pendant les Jeux Olympiques (JO) de Beijing. Quelle est votre réaction ? Selon des reportages, la Chine, par crainte des impacts négatifs sur le prix du minerai de fer causés par la fusion entre BHP Billiton et Rio Tinto, a déjà suspendu ses importations de minerais de fer en provenance de l'Australie. Quels sont vos commentaires là-dessus? R : Je n'ai pas entendu ce genre de propos de la part des officiels du CIO. Au contraire, j'ai appris que les officiels du CIO ont clairement affirmé récemment que pendant les JO de Beijing, la qualité de l'air à Beijing pourrait atteindre les critères exigés pour les compétitions. En ce qui concerne l'amélioration de l'environnement et de la qualité de l'air de Beijing, ces derniers temps, les officiels de l'Administration nationale de l'environnement et du Comité d'Organisation des JO de Beijing ont réaffirmé à plusieurs reprises que les athlètes des différents pays pourraient venir participer aux compétitions à Beijing en toute tranquilité. Nous ferons de notre mieux pour créer un bon environnement et assurer la bonne qualité de l'air, pour qu'ils puissent faire de belles performances durant les JO de Beijing. S'agissant de votre deuxième question, je ne dispose pas d'informations à cet égard. La fusion entre BHP Billiton et Rio Tinto est une opération commerciale internationale et doit se dérouler en fonction des lois du marché. Q : Hier, l'UE a publié une déclaration officielle en poussant la Chine à donner des éclaircissements sur les incidents qui se sont produits au Tibet la semaine dernière et à ouvrir une enquête complète en la matière. Comment y réagissez-vous? R : Je ne sais pas si l'UE a déjà pris note de notre position sur cette question. Les responsables de la Région autonome du Tibet ont déjà donné via les médias les informations sur les incidents à Lhassa. Il s'agit des crimes extrêmement violents avec saccages, sabotages, pillages et mises à feu, qui ont causé de lourdes pertes en vie humaine et en matériel à la population locale et porté une grave atteinte à l'ordre public dans la ville. Nous avons suffisamment des preuves pour prouver que ces incidents ont été prémédités, organisés et minutieusement fomentés par la clique du Dalaï Lama, en connivence avec des forces séparatistes pour l'«indépendance du Tibet » en Chine et à l'étranger. Ces incidents, qui ne sont nullement des « manifestations pacifiques » ni l'«expression pacifique des opinions politiques et religieuses », sont en fait des crimes extrêmement violents. Les auteurs criminels ont massacré avec cruauté des innocents, ce qui a suscité la grande indignation et la ferme condamnation de la population de tous les groupes ethniques du Tibet. Si les départements compétents de la Région autonome du Tibet ont pris des mesures en vertu de la loi pour traiter l'affaire, c'est justement pour préserver la stabilité sociale, faire respecter la loi et défendre les intérêts fondamentaux de la population, et c'est tout à fait raisonnable et légitime. Tout au long de l'exécution de la loi, les personnels ont toujours fait preuve d'une grande retenue. Ces incidents ont dévoilé une fois de plus la nature séparatiste de la clique du Dalaï Lama et ses allégations hypocrites et trompeuses sur la « paix » et la « non-violence ». Nous espérons que les pays et les organisations internationales concernés pourront respecter les faits, distinguer le vrai du faux et se prononcer pour la justice. Ces crimes extrêmement violents portent atteinte à la souveraineté nationale, la sécurité et l'intégrité territoriale d'un pays, mettent en danger la vie et la sécurité des biens de la population d'un pays et vont à l'encontre de la Charte des Nations Unies et des normes régissant les relations internationales reconnues par tous. Face à ces violences que sont les saccages, sabotages, pillages et mises à feu, aucun gouvernement responsable ne saurait rester indifférent sans réagir. Le gouvernement chinois est capable de sauvegarder la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale du pays, de préserver la stabilité sociale et de protéger la vie et la sécurité des biens du peuple. Q : Est-ce que le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Kim Kye-gwan a rencontré récemment à Beijing son homologue chinois Wu Dawei ? Comment la partie chinoise voit-elle la rencontre entre les Etats-Unis et la RPDC à Genève? R : Je ne dispose pas d'informations sur les activités du Vice-Ministre Kim Kye-gwan à Beijing. En ce qui concerne la récente rencontre entre les Etats-Unis et la RPDC à Genève, toutes les deux parties ont déjà communiqué les informations concernées à la partie chinoise. Nous estimons que ces contacts sont utiles et espérons que les Etats-Unis et la RPDC pourront continuer à maintenir la communication et faire converger leurs efforts pour trouver le plus vite possible une solution adéquate aux questions concernées, afin de créer des conditions favorables à la mise en œuvre globale et équilibrée des actions de la deuxième phase et à la planification de la prochaine étape des pourparlers à six.
Q : Dans l'avenir, si des gouvernements ou des dirigeants de pays étrangers rencontrent le Dalaï Lama, est-ce que la Chine élèvera des protestations comme elle a fait dans le passé, ou adoptera une position encore plus ferme ? Le Dalaï Lama a tenu une conférence de presse, durant laquelle il a décrit l'« extermination culturelle » menée par le gouvernement chinois au Tibet et réclamé une enquête internationale sur les incidents qui se sont produits récemment au Tibet. Quelle est la réaction de la partie chinoise ? R : La position du gouvernement chinois sur la visite du Dalaï Lama dans d'autres pays est toujours très claire et déterminée. Le Dalaï Lama n'est pas un simple homme religieux, mais un exilé politique qui se livre depuis longtemps à l'étranger à des activités politiques sous le couvert de la religion dans le but de diviser la Chine et de saboter l'unité nationale. Cette fois-ci, les crimes violents perpétrés à Lhassa ont dévoilé une fois de plus la nature séparatiste de la clique du Dalaï Lama. Tout pays et gouvernement impartial et épris à la justice peut en tirer une conclusion juste. Par conséquent, nous nous opposons fermement à ce que des officiels du gouvernement des pays étrangers rencontrent le Dalaï Lama et fournissent des tribunes et facilités à ses paroles et activités saparatistes. Cette position reste inchangée. En fait, la position de principe et la politique du gouvernement chinois sur la question du Tibet ont bénéficié de larges soutien et compréhension dans la communauté internationale. Aucun pays ou gouvernement dans le monde ne reconnaît le soi-disant « gouvernement en exil du Tibet », ni reconnaît le Tibet comme un Etat indépendant, tel est un point de départ pour tous les pays du monde pour traiter la question du Tibet. Nous espérons que la communauté internationale pourra mieux comprendre, à travers ces incidents à Lhassa, la nature séparatiste de la clique du Dalaï Lama. Quant à votre deuxième question, c'est justement le Dalaï Lama qui doit être intérrogé par la communauté internationale sur le rôle qu'il a joué dans ces crimes extrêmement violents, c'est justement le Dalaï Lama et sa clique qui doivent faire l'objet d'une enquête. Question du même journaliste : La Chine demandera-t-elle que le Dalaï Lama soit jugé pour cet incident ? R : Il doit au moins être condamné sur le plan moral. Q : Vous avez dit tout à l'heure qu'il y avait des preuves montrant que l'incident survenu à Lhassa avait été prémédité et fomenté par la clique du Dalaï Lama. Pouvez-vous nous en présenter ? R : Nous avons suffisament de preuves montrant que cet incident criminel et violent a été prémédité et fomenté par la clique du Dalaï Lama. Avec la poursuite de l'enquête, nous allons publier les preuves concernées en temps opportun. Q : A l'issu de l'entretien avec des officiels américains à Genève, le Vice-Ministre des Affaires étrangères de la RPDC Kim Kye-gwan a fait savoir que « le problème nucléaire de la Péninsule coréenne est une affaire entre la RPDC et les Etats-Unis », et qu' « il se méfie du rôle d'intermédiaire joué par la Chine ». Quel est votre commentaire là-dessus ? R : Je n'ai pas entendu parler de ces propos du Vice-Ministre Kim Kye-gwan. La question nucléaire de la Péninsule coréenne est en même temps une question entre la RPDC et les Etats-Unis et aussi une affaire entre toutes les six parties. Si ce n'est qu'une question entre la RPDC et les Etats-Unis, je crois que la RPDC n'aura pas d'intérêt à venir participer aux pourparlers à six à Beijing. C'est grâce aux efforts conjugués des six parties que nous avons réussi à faire progresser pas à pas les pourparlers à six. La Chine y a déployé des efforts laborieux et joué un rôle positif et constructif, ce qui est indéniable et connu de tous. La RPDC, elle aussi, y a exprimé sa haute appréciation à différentes circonstances. Q : Une question sur l'incident survenu à Lhassa. Est-ce que le Dalaï Lama sera poursuivi en justice s'il rentre en Chine ? R: Notre position sur le Dalaï Lama n'a pas changé. Ce matin, le Premier Ministre Wen Jiabao a déjà répondu aux questions concernées lors de sa conférence de presse. Q: Selon des médias japonais, le Président Hu Jintao effectuera une visite au Japon au mois de mai. Pouvez-vous nous présenter le programme de cette visite ? R: La visite du Président Hu Jintao au Japon est une visite importante dans les annales des relations sino-japonaises et revêt une grande importance pour la promotion du développement durable, sein et régulier des relations entre les deux pays. La Chine et le Japon accordent tous une grande importance à cette visite. Les autorités des Affaires étrangères des deux pays sont en pleines consultations sur le programme de cette visite. Après la fixation de la date, nous vous la communiquerons en temps opportun. Si vous n'avez plus de question, je lève la séance. Merci de votre présence, et à la prochaine! |



