| Conférence de presse du 23 septembre 2008 |
| 2008-09-23 |
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Le 23 septembre 2008, la porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Jiang Yu a tenu une conférence de presse et répondu aux questions des journalistes portant sur, entre autres, les relations sino-japonaises, la visite en Chine du Président vénézuélien Hugo Rafael Chavez Frias, le problème nucléaire de la Péninsule coréenne et l’incident du lait en poudre de Sanlu. Jiang Yu: Mesdames et Messieurs, bonjour. Tout d’abord, je voudrais exprimer mes souhaits de bienvenue aux diplomates venant des différents pays de l’Asie du Sud qui assistent à cette conférence de presse. Maintenant, je vais vous annoncer une nouvelle: Le 7e Sommet de l’ASEM aura lieu à Beijing les 24 et 25 octobre, auquel participeront les dirigeants ou représentants des 45 membres de l’ASEM. Le Sommet a pour thème «Vision et Action: Vers une solution gagnant-gagnant». Les dirigeants participant au Sommet entreprendront des discussions approfondies sur des questions importantes liées à la politique, à l’économie et à la culture sociale internationales, asiatiques et européennes. Le Sommet aura pour objectif d’élargir et d’approfondir le dialogue d’égal à égal et la coopération mutuellement avantageuse entre l’Asie et l’Europe, et de créer une situation marquée par le gagnant-gagnant, afin de contribuer au bien-être des peuples des deux continents. Maintenant, je suis prête à répondre à vos questions. Q: Le 22 septembre, M. Taro Aso a été élu, sans aucune surprise, Président du Parti libéral démocrate du Japon. Si M. Taro Aso prend les fonctions de Premier Ministre, comment la partie chinoise entreprendra-t-elle des contacts avec le nouveau gouvernement japonais? Est-ce que la politique chinoise à l’égard du Japon va changer? R: Les élections au sein du Parti libéral démocrate du Japon sont des affaires intérieures du Japon. Maintenir les relations sino-japonaises saines et stables correspond aux intérêts fondamentaux des deux pays et des deux peuples. Nous entendons travailler ensemble avec la partie japonaise pour continuer à mettre pleinement en œuvre, sur la base des principes définis dans les quatre documents politiques sino-japonais, les consensus réalisés par les dirigeants des deux pays, pour que les relations stratégiques et mutuellement bénéfiques entre la Chine et le Japon puissent gagner en ampleur et en profondeur. Q: Le Président vénézuélien Hugo Rafael Chavez Frias a déjà commencé sa visite en Chine. Selon des reportages, la partie chinoise vendra 24 avions de combat au Venezuela. Pourriez-vous nous le confirmer? Selon d’autres reportages, la Chine et le Venezuela créeront un Fonds d’investissement d’un montant total de 6 milliards de dollars US. Quels sont vos commentaires là-dessus? R: Le Président Chavez est arrivé à Beijing à midi pour commencer sa visite d’Etat en Chine. Demain matin, le Vice-Premier Ministre Li Keqiang le rencontrera, et ils participeront ensemble à la cérémonie de clôture de la 7e réunion de la Commission mixte de haut niveau Chine-Venezuela. Demain après-midi, suite à sa rencontre avec le Président du Comité permanent de l’Assemblée populaire nationale Wu Bangguo, le Président Chavez aura un entretien avec le Président Hu Jintao, et ils participeront conjointement à une cérémonie de signature. Le groupe de journalistes étrangers accrédités à Beijing aura l’occasion de couvrir ces événements. Les relations sino-vénézuéliennes sont basées sur l’égalité, les avantages réciproques et le développement partagé. En tant que 6e partenaire commercial de la Chine en Amérique latine, le Venezuela est aussi un pays qui accueille un bon nombre des investissements chinois en Amérique latine. En 2007, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays s’est élevé à 5,857 milliards de dollars US, et celui du mois de janvier au mois de juillet de 2008 a atteint 6,235 milliards de dollars US. En ce qui concerne la coopération en matière de commerce militaire Chine-Venezuela que vous avez mentionnée, je n’en dispose pas d’informations. Quant à savoir quels documents seront signés entre la Chine et le Venezuela durant la visite du Président Chavez en Chine, on les annoncera à la cérémonie de signature de demain. Q: Jusqu’à présent, combien de lait en poudre ou de produits laitiers frelatés ont-ils déjà été exportés à l’étranger? Pourriez-vous nous en donner des statistiques précises? Est-ce que des pays ont pris contact avec la Chine pour obtenir l’assistance? R: Nous comprenons parfaitement les préoccupations des pays et régions concernés sur cette question. Les autorités compétentes de la partie chinoise entendent également renforcer, dans une attitude scientifique, objective et réaliste, la coopération avec les départements chargés du contrôle de la sécurité alimentaire des pays et régions susmentionnés, afin d’y trouver une solution adéquate. Suite à l’incident du lait en poudre de Sanlu, le gouvernement chinois, dans une attitude hautement responsable envers les consommateurs, a mis en application des dispositions importantes, mobilisé dans l’immédiat les différents départements compétents, et pris une série de mesures efficaces pour y faire face activement et traiter l’affaire selon la loi et avec tout le sérieux qui s’impose. A l’heure actuelle, le travail concerné est en train de se dérouler de manière intégrale, approfondie et coordonnée. Après cet incident, les autorités compétentes de la partie chinoise en ont informé l’OMS et les gouvernements des différents pays. Dans le même temps, elles ont ouvert des enquêtes globales sur les exportations du lait en poudre frelaté et demandé aux entreprises concernées de rappeler les produits contaminés. Les autorités compétentes de la partie chinoise continueront à maintenir des contacts avec les départements chargés de la sécurité alimentaire des pays et régions concernés, et publieront successivement les informations à cet égard. Q: Est-ce que la Chine se préoccupe du fait que son image internationale sera ternie par tous ces problèmes de la qualité des produits survenus en 2007 et 2008? R: Le gouvernement chinois, très attaché à la qualité des produits et à la sécurité alimentaire, a établi des systèmes de contrôle concerné, et il les perfectionnera davantage dans l’avenir. Les gouvernements des différents pays sont confrontés aux mêmes défis à l’égard de la qualité des produits et de la sécurité alimentaire. Nous entendons renforcer la coopération internationale en la matière pour défendre les intérêts des consommateurs, et préserver effectivement la santé publique et la sécurité de la vie humaine. Q: Vous avez dit que vous ne disposiez pas d’élément concret sur l’accord de commerce militaire entre la Chine et le Venezuela, mais la partie vénézuélienne a fait savoir son plan d’acheter en Chine des radars et 24 avions d’entraînement. la Chine envisage-t-elle d’élargir sa coopération militaire avec le Venezuela? Selon des analystes américains, les visites successives de M. Hugo Chavez à Cuba, en Russie, au Bélarus et en Chine ont été effectuées pour contrarier sciemment le gouvernement américain. Quelles sont les mesures que le gouvernement chinois va prendre pour atténuer cette malaise du gouvernement américain? R: La Chine et le Venezuela entretiennent des relations normales d’Etat à Etat. La chine entend continuer à développer, sur la base de l’égalité et des avantages réciproques, sa coopération amicale avec tous les pays latino-américains, y compris le Venezuela. Les relations sino-vénézuéliennes, sans aucune couleur idéologique, ne sont dirigées contre aucune partie tierce, et elles ne compromettent pas non plus les rapports entre les autres pays et le Venezuela. Concernant les relations entre le Venezuela et les Etats-Unis, nous sommes toujours d’avis qu’entre les Etats, il convient de se respecter réciproquement, de se traiter d’égal à égal et de s’abstenir de s’ingérer dans les affaires intérieures d’autrui. Nous souhaitons une amélioration des relations américano-vénézuéliennes, car cela profite à la paix et à la stabilité dans la région latino-américaine. Q: Selon des reportages, la RPDC a déjà demandé à l’AIEA de lever les scellés sur le réacteur nucléaire à Yongbyon. Il semble qu’elle va réactiver le réacteur nucléaire. La Chine en est-elle inquiète? R: Nous avons pris note des reportages concernés. Dans la situation actuelle, nous souhaitons que les diverses parties concernées puissent intensifier leurs contacts, faire preuve de souplesse, œuvrer ensemble pour trouver au plus tôt une solution aux questions y relatives et concrétiser de manière intégrale et équilibrée les actions restantes de la deuxième phase pour faire progresser sans cesse le processus des pourparlers à six. Q: Lors de la conversation téléphonique d’hier entre le Président Bush et le Président Hu Jintao, Bush a-t-il demandé à la partie chinoise de lui prêter la main, ou la Chine s’estime-t-elle capable d’aider les Etats-Unis à surmonter la crise financière? R: Hier, le Président Hu Jintao a eu une conversation téléphonique avec le Président Bush, et nous avons déjà donné des informations là-dessus. A ma connaissance, les deux parties n’ont pas parlé de la question que vous avez évoquée. Les départements chinois concernés suivent de près la crise du subprime américaine et son évolution, renforcent la communication avec les institutions et marchés financiers, procèdent à des analyses poussées sur les impacts profonds de cette crise sur le système économique et le marché financier planétaires, afin de signaler les risques, de renforcer la surveillance et de prendre des mesures préventives.
Q: J’ai deux questions. La première: des reportages sud-coréens nous disent que la mélamine a été découverte dans la nourriture pour poisson importée de Chine par la Corée du Sud. La Chine va-t-elle mener une enquête là-dessus? La deuxième: des résidus des insecticides sont détectés dans la pâte de haricot exportée par la Chine vers le Japon. Veuillez nous donner des informations à ce sujet. R: Selon des informations que nous avons obtenues auprès de l’Administration générale du contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine, le département compétent chinois, dès qu’il a appris cette nouvelle le 19 septembre, a immédiatement procédé à une enquête sur l’exportation des viscères de calmar transformés en poudre. Selon les premières vérifications, les entreprises enregistrées auprès des administrations de contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine n’ont pas exporté de produit en question vers la République de Corée. Aujourd’hui, la République de Corée est en train d’enquêter la source de cette pollution. En fait, à partir du mai 2007, la Chine a déjà renforcé son mécanisme de contrôle et de vérification pour l’exportation des nourritures pour animaux, et les nourritures pour animaux exportées, ayant passé le contrôle des administrations du contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine n’ont pas été signalées par les pays étrangers comme ayant des problèmes de qualité et de sécurité. Le département compétent chinois va suivre de très près le développement de cette affaire et souhaite que la partie sud-coréenne communique à temps à la partie chinoise des informations sur ses enquêtes. Concernant le problème de qualité dans la pâte de haricot exportée par la Chine au Japon, l’Administration générale du contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine, dès qu’elle en avait été informée, a immédiatement mené une enquête là-dessus. Il s’agit d’une joint-venture sino-japonaise à Qingdao. Cette entreprise assure la production conformément à la demande japonaise et a exporté les produits ainsi transformés vers le Japon en juillet dernier. Selon des reportages, les autorités policières japonaises ont déjà rendu publics les résultats de l’examen mené par un institut de recherche scientifique, selon lesquels on n’a pas détecté des traces d’insecticides organo-phosphoreux. La préfecture de Nagano a également mené des contrôles d’insecticides, par 27 tests, pour la pâte de haricot en question, et n’a détecté aucun problème. Le 20 septembre, l’Administration générale du contrôle de la qualité, de l’inspection et de la quarantaine a réexaminé les échantillons du lot de produits concerné et n’a pas détecté de matière nuisible ou toxique. Q: Avez-vous un commentaire sur le lancement de vaisseau spatial « Shenzhou VII »? Quelle est l’importance de ce lancement pour le prestige de la Chine et sa place internationale? R: Nous estimons toujours que l’espace extra-atmosphérique, étant une richesse commune à toute l’humanité, doit être utilisé à des fins pacifiques. Les travaux aéronautiques de vol habité entrepris par la Chine sont une composante importante des efforts de toute l’humanité pour explorer et utiliser pacifiquement l’espace. Merci de votre présence, et à la prochaine. |

