| La coopération sino-africaine mutuellement bénéfique |
| 2005-07-09 |
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BEIJING, 8 juillet (XINHUANET) -- La coopération entre la Chine et les pays africains menée depuis un demi-siècle selon les règles du principe du respect mutuel, de l'égalité et des avantages réciproques et dans un esprit de sincérité et d'amitié, est un exemple de coopération sud-sud.
Les relations de coopération amicale entre la Chine et les pays africains qui ont eu le même sort dans l'histoire est solidement fondée sur leur soutien mutuel dans les affaires politiques internationales et sur leur entraide dans leur construction économique. La coopération sino-africaine s'appuiera aujourd'hui et dans l'avenir sur ce fondement, a déclaré à Xinhua Yang Lihua, chercheur de l'Académie des Sciences sociales de Chine. Selon les statistiques, les échanges économiques et commerciaux ont connu une tendance de développement rapide ces dernières années. Le volume des échanges est passé de 10 millions de dollars dans les années 1950 à 10 milliards de dollars vers la fin du millénaire. Après l'entrée dans le 21ème siècle, le commerce sino-africain a connu une croissance spectaculaire, passant de 10,8 milliards de dollars en 2000 à 30 milliards de dollars en 2004. D'après les récents chiffres fournis par le ministre chinois du Commerce, les échanges sino-africains ont connu un développement très rapide au premier trimestre de cette année, pour atteindre 7,6 milliards de dollars, soit une hausse de 31 % en glissement annuel contre 7,9 % de croissance du commerce extérieur en Chine sur cette période. La Chine a exporté vers l'Afrique des produits électromécaniques et de haute technologie en plus des exportations traditionnelles comme les vêtements, le textile et les valises. Elle a importé d'Afrique du pétrole, du minerai de fer et du coton. La Chine encourage aujourd'hui les entreprises chinoises à investir en Afrique. Des entreprises chinoises opèrent aujourd'hui dans la sous-traitance, l'exploitation des ressouces, les transports, l'agriculture et la mise en valeur des produits agricoles de 49 pays africains. L'Afrique représente un marché traditionnel de services pour la Chine. Actuellement, les entreprises chinoises ont pris en charge des travaux dans les secteurs du bâtiment, des transports, des télécommunications, ainsi que dans les industries pétrochimique, métallurgique et hydraulique. Le montant des contrats des travaux forfaitaires signés entre la Chine et les pays africains était de 30,05 milliards de dollars au total en septembre 2004. Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré lors de la 2ème conférence ministérielle du Forum sur la coopération Chine- Afrique tenue fin 2003, que la Chine exemptait une partie des produits africains de droits de douane. En outre, la Chine a adhéré à la Banque africaine de Développement et à la Banque Ouest- Africaine de Développement pour contribuer financièrement au développement de l'Afrique. Par ailleurs, la coopération sino-africaine ne cesse de s'accroître dans l'éducation, la santé, les sciences et techniques et les sports. Plusieurs dizaines de milliers de techniciens chinois ont aidé les pays africains à former du personnel. 500 enseignants chinois travaillent en Afrique. Depuis le premier envoi de médecins chinois en Afrique en 1963, la Chine a envoyé des équipes médicales dans 47 pays ces 40 dernières années et 170 millions de personnes ont bénéficié de cette présence. Selon Yang Lihua, la mondialisation a apporté aux pays en développement des défis et des opportunités. Face à l'ordre international inéquitable et inégal, la Chine et les pays africains sont dans l'obligation d'approfondir la coopération dans les affaires internationales, les échanges économiques et le développement social. Bien que la compétitivité des produits africains soit faible pour le moment, l'Afrique a accéléré sa réforme économique, l'intégration régionale et l'amélioration des conditions offertes aux investissements. Les pays africains espèrent ardemment partager l'énorme marché chinois, voir plus d'entreprises chinoises investir en Afrique en leur transférant des technologies et renforcer la coopération dans la formation du personnel, tout en s'inspirant des expériences de la Chine. D'autre part, la Chine a besoin de ressources pour assurer son développement durable et elle a aussi besoin de tranférer certaines des industries sur le marché international. Tout cela constitue des conditions favorables pour la coopération sino- africaine. Fin |

