| La nouvelle politique africaine de la Chine perçue comme humaniste |
| 2006-09-30 |
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LOME, 1er février (XINHUANET) -- La philosophie qui sous-tend la coopération que la Chine entend développer avec les pays africains suivant le document officiel du gouvernement chinois sur sa politique africaine publié en début du mois de janvier suscite intérêt et appréciations dans les milieux des universitaires et politiques togolais.
"Je trouve très humaniste que la Chine souscrive au fait d'entretenir une amitié sincère, d'assurer des avantages mutuels sur un pied d'égalité, de coopérer dans la solidarité et d'oeuvrer à un développement partagé", a fait remarquer James Kwam, un socio- économiste spécialiste des questions de développement togolais. C'est ce principe qui a toujours manqué dans les relations bilatérales et la coopération que les pays africains ont entretenue depuis des années avec leurs partenaires imposés par leur histoire avec l'Occident, a-t-il ajouté. Il estime que si cette philosophie nouvelle de la politique de la Chine est aussi désintéressée et égalitaire qu'elle semble l'être, les pays africains aborderont un nouveau tournant décisif qui devrait stimuler leur développement longtemps retardé. M. Kwam souligne qu'il n'y a pas de raison que les relations d'échange entretenues par les pays africains ne soient pas profitables et c'est dans cette perspective que la coopération économique que la Chine veut développer dans un esprit gagnant- gagnant et le renforcement des échanges culturels doivent être encouragés. Il incite cependant à la prudence dans la mesure où aucune relation n'est totalement désintéressée. "La Chine a ses propres raisons économiques de vouloir ce partenariat, mais l'essentiel est de sauvegarder l'aspect humaniste du partenariat", a-t-il relevé. Les pays africains et la Chine doivent nécessairement se prêter mutuellement soutien et agir en étroite coordination, renforcer la coopération sino-africaine au sein de l'ONU et d'autres organisations internationales et soutenir mutuellement les revendications légitimes et les propositions raisonnables, a dit un ancien ministre togolais, toujours à propos du document officiel de la Chine sur sa politique africaine. La Chine représente une voix permettant aux pays africains de se faire entendre au sein de l'ONU, face aux pays occidentaux, a-t- il souligné. "Nous l'accueillons dans le sens de l'instauration d'un nouvel ordre international qui s'impose au regard du nouveau réveil après les tentatives des années 1950 et 1960", a -t-il expliqué. Cela se place aussi dans la logique de la politique de non ingérence dans les affaires intérieures observée traditionnellement par la Chine et que les pays africains doivent désormais tenter d'imposer à leurs vieux partenaires occidentaux, a-t-il ajouté. La politique de promotion de la démocratie et des droits de l'homme que la Chine compte développer dans les relations internationales sera difficile à mettre en place, étant donné que la vision de l'Afrique et de la Chine dans ce domaine n'est pas toujours perçue avec le même regard que celle des "vieilles démocraties", qui les imposent sans autre forme de procès, a-t-il estimé. Selon cet ancien ministre, ce qui importe c'est l'ouverture offerte aux pays africains grâce à la nouvelle politique de la Chine, qui se veut favorable aux échanges et disposée à adopter " des mesures actives pour donner l'accès au marché chinois à plus de produits africains" qui est cependant naturellement fermé et surtout la mise en place du tarif zéro sur certains produits importés des pays africains les moins développés. "C'est réellement une mesure qui doit inciter à la performance pour conquérir ce marché et donc amener les dirigeants africains à copier le modèle asiatique, et surtout le modèle chinois, pour vaincre la pauvreté", a-t-il conclu. Fin |

