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Le ministre mauritanien des A.E. sur la coopération sino-mauritanienne et le partenariat Chine-Afrique

2006-10-26
 NOUAKCHOTT, 25 octobre (XINHUA) -- Le ministre des Affaires  étrangères et de la Coopération de la République islamique de  Mauritanie, Ahmed Ould Sid'AHMED, a accordé mercredi une interview exclusive à l'Agence de presse Xinhua, au sujet des relations  d'amitié et de coopération entre la Chine et la Mauritanie et du  nouveau partenariat sino-africain inscrit dans la perspective du  Sommet de Beijing et de la 3e conférence ministérielle du Forum  sur la coopération sino-africaine qui se tiendont début novembre  dans la capitale chinoise. Voici les questions et les réponses de  cet entretien : 

     Question : Comment appréciez-vous les relations d'amitié et de  coopération qui lient la Mauritanie et la Chine dans divers  domaines? 

     Réponse : Ces relations sont excellentes et mutuellement  avantageuses. En effet, depuis l'établissement des relations  diplomatiques entre la Chine et la Mauritanie le 19 juillet 1965,  leurs relations bilatérales connaissent un développement important et continu. Leur coopération est fructueuse et multisectorielle,  portant principalement sur les domaines politique, économique,  commercial, agricole, sanitaire et énergétique, ainsi que dans  ceux de la pêche et de l'infrastructure (route, port, bâtiments,  etc.). En 2005, le volume commercial bilatéral représentait 78  millions de dollars américains. Au niveau international, les deux  parties se prêtent spontanément soutien, se concertent et  coordonnent en permanence leurs positions sur les grands problèmes de l'heure.  

     Q : Quel regard portez-vous sur l'avenir des relations  bilatérales entre Nouakchott et Beijing?  

     Réponse : L'avenir des relations bilatérales entre la  Mauritanie et la Chine est un avenir prometteur. Personnellement,  je suis persuadé que ces relations vont se renforcer au cours des  années à venir et connaître un développement spectaculaire grâce,  d'une part,à l'intensification des échanges de visites et contacts entre les Hautes Autorités des deux pays et, de l'autre, la  dynamique constatée ces deux dernières années en matière  d'investissements, particulièrement dans le domaine pétrolier. Je  signale qu'une Société chinoise, en l'occurrence la CNPC, a signé  des contrats de prospection dans trois blocs. Un (1) au littoral ( bloc 12) et les deux (2) autres dans le Bassin de Taoudenni (blocs 13 et 21). D'ailleurs, cette Société vient de procéder, le 13  octobre 2006, à un premier forage de prospection parmi deux  qu'elle compte réaliser dans la zone côtière et va effectuer des  travaux aéro-magnétiques et aéro-gravimétriques dans le Bassin de  Taoudenni. 

     Cette coopération sera portée à un nouveau palier dans un  proche avenir et les champs du partenariat vont continuer à  s'élargir et à se diversifier, notamment en matière  d'investissement privé et de transfert de technologies.  

     Q : Comment jugez-vous la qualité de la coopération entre la  Chine et l'Afrique dans son ensemble?  

     R : C'est une coopération amicale, sincère, pragmatique et  mutuellement avantageuse, où le dialogue politique et la  coopération économique et commerciale occupent une place  privilégiée dans la promotion du développement commun et durable  des deux partenaires. Je suis convaincu que cette coopération  entre les deux parties sera une excellente passerelle qui  permettra à l'Afrique et à la Chine de renforcer davantage leur  partenariat.  

     Q : Monsieur le ministre, quelle est votre opinion sur les  problèmes nés des échanges économiques et commerciaux entre la  Chine et l'Afrique, comme par exemple certaines conséquences de la présence massive de commerçants chinois sur le continent africain? Et quels sont vos précieux conseils?  

     R : Je pense que dans le cadre d'un partenariat, il est normal  que des citoyens de l'une des deux parties puissent exercer leurs  activités dans l'autre. Mais il serait davantage plus utile que  les gouvernements des deux parties encouragent et orientent les  secteurs privés et publics à entretenir un partenariat stratégique mutuellement bénéfique, en matière d'acquisition des matières  premières africaines et de transfert de technologies, de capitaux  et de savoir-faire chinois. 

     Q : L'année 2006 marque les 50 ans des relations sino- africaines. Le gouvernement chinois a publié en janvier dernier le "Document officiel sur sa politique africaine", énonçant un  nouveau type de partenariat stratégique avec l'Afrique, à  l'exemple du Forum sur la coopération sino-africaine, qui est en  train de devenir une plate-forme pour la coopération et les  consultations entre la Chine et les pays africains. Comment voyez- vous cette nouveauté dans les rapports sino-africains? 

     R : Ce partenariat stratégique de type nouveau est un mécanisme de dialogue et de coopération établi conjointement par la Chine et l'Afrique, dans un but de répondre aux nouveaux défis et de  favoriser le développement commun. Certes, le défi actuel pour  l'Afrique et la Chine est d'éliminer la pauvreté et de développer  leur économie. Pour cela, les deux parties devront conjuguer leurs efforts et redéfinir leurs relations autour de ces questions.  Cette nouveauté dans les rapports entre la Chine, le plus grand  pays en développement au monde, et l'Afrique, le continent qui  regroupe le plus grand nombre de pays en développement, devra,  certainement, pouvoir favoriser l'instauration d'un nouvel ordre  politique et économique international juste et rationnel au profit de l'émergence d'un monde meilleur pour toute l'humanité et, en  particulier, les futures générations africaines et chinoises.  

     Q : Le tout premier Sommet Chine-Afrique aura lieu au début de  novembre prochain à Beijing. Quelles sont vos attentes de cette  rencontre entre la Chine et l'Afrique?  

     R : Ce sommet sera principalement axé sur la mise en place d'un partenariat stratégique de type nouveau qui représente la volonté  unanime de la Chine et de l'Afrique. Il aura donc à développer les thèmes saillants d'amitié, de paix, de coopération et de  développement. Je suis convaincu que, pour servir leurs intérêts  communs, aider à renforcer la solidarité, le soutien et  l'assistance mutuels et leur unité et contribuer à une paix  durable et à un développement harmonieux, les pays africains et  chinois participant à ce sommet sauront dignement relever le défi  par l'adoption, à l'unanimité, du Plan d'action de Beijing (2007- 2009) qui régira la coopération globale sino-africaine pour les  trois ans à venir. Fin  

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