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Développement de la Chine, Opportunité de l'Afrique
2009/10/09

Liu Hongwu, directeur adjoint permanent de l'Institut des Etudes africaines de l'Ecole normale de Zhejiang

La réalisation de la modernisation de la Chine ne peut pas se passer de l'Afrique, la deuxième libération de l'Afrique ne peut non plus se passer de la Chine. L'Afrique ne considère pas la Chine comme sauveur, toutefois cette première estime que le développement de la Chine lui fournit une nouvelle opportunité.

Un changement structurel est en train de se produire dans les relations sino-africaines. Ce changement, au rythme du changement qui a lieu dans les relations entre la Chine et le reste du monde, présente des particularités des relations sino-africaines.

Beaucoup sont les amis y compris des dirigeants importants de certains pays qui estiment que le continent africain se trouve maintenant devant l'occasion de sa deuxième libération. La première du genre était dans les années 60 du siècle dernier quand l'Afrique a réalisé sa libération politique. Tandis que un demi siècle passé, l'Afrique n'a pas pu obtenir des réalisations sensibles. Donc les gens croient qu'il faut à l'Afrique une deuxième occasion de la libération, il s'agit de la libération économique. Mais d'où vient cette opportunité de l'émancipation économique ? Elle vient des changements de la structure politique et économique du monde. L'état actuel du développement de la Chine fait que la demande chinoise à l'égard de l'Afrique a monté sensiblement qu'il y a 60 ans, il s'agit justement d'une période importante où se présentent les occasions pour la deuxième émancipation de l'Afrique.

Il y a un point de vue qui dit que, la réalisation de la modernisation de la Chine ne peut pas se passer de l'Afrique, la deuxième libération de l'Afrique ne peut non plus se passer de la Chine ou du monde de l'Orient au sens large. Ce point de vue est partagé par de plus en plus de monde. Après 30 ans du développement les problèmes structurels se font sentir en Chine. C'est dans ce contexte qu'il nous faut comprendre en profondeur l'importance stratégique que le continent africain représente pour la Chine dans le développement à l'avenir de cette dernière. Jusqu'en 2020 Il y aura 40 espèces des ressources vitales à notre développement que nous ne pouvons pas s'approvisionner suffisamment en Chine. J'étais au Zimbabwe il n'y a pas lontemps. J'étais surpris de voir la cascade Victoria dont le débit est 8 fois de plus que le fleuve Yangtsé. Les ressources d'eaux comme tel sont très riches en Afrique . Seul le Congo (Kinshasa) dispose en théorie de 120 millions d'hectares de terre arable tandis que la superficie de la terre arable en Chine diminue sensiblement chaque année pour s'approcher de la ligne alerte fixée au nombre de 120 millions d'hectare. L'Afrique s'étend sur une superficie de plus de 30 km2 tandis que la totalité de la superficie des Etats Unis, de l'Europe, et de la Chine n'a que 29 millions de km2. On peut dire que l'Afrique renferme de grandes potentialités en ressources.

Lors du Forum de coopération sino-africaine en 2006 le premier ministre éthiopien Meles a dit que 60 ans avant la Chine a établit le partenariat stratégique avec l'Afrique lors du monvement de la libération nationale de cette dernière, 60ans après, il n'y a pas de plus approprié de réaffirmer ce partenariat comme les africains attendent toujours beaucoup de la Chine. J'ai rendu visite à un dirigeant sud-africain qui m'a dit que chaque année lors du 1 octobre, fête natianale de la Chine, je fait la fête pour vous, je bois pour vous, nous considéront votre fête celle des Africains. Cette attente africaine de la Chine est suffisante pour nous de prendre compte du changement des données dans le monde.

L'Afrique ne considère pas la Chine comme sauveur, toutefois cette première estime que le développement de la Chine lui fournit une nouvelle opportunité. Depuis l'éclatement de la crise financière la tendance africaine de s'orienter vers l'Est se fait plus sentir. L'assistance chinois à l'Ethiopie ne représente que 5% de l'ensemble de l'aide étrangère de ce pays africain, mais pourquoi ce dernier accorde quand même une importance à l'Empire du Milieu ? Meles a répondu que ce qui nous intéresse, ce n'est pas l'importance de votre assistance et les dons en matériel, mais un autre modèle de développement, est-il possible pour l'Afrique de rechercher le développement en profitant de ses propres marchés et ressources humaines ? Les économistes africains sont beaucoup à faire un compte : la Chine a une population de 1.3 milliard, pour l'Inde 1 milliard, les deux pays ensemble font plus de 2 milliards. Si la classe moyenne des deux pays représente 40% de la population, il y aura plusieurs centaines de millions de personnes qui entrent dans le rang de la classe moyenne, c'est l'équivalent de la classe moyenne des pays occicentaux dont la naissance était dû à l'émergence rapide de leur pays un siècle avant. Cette catégorie de la population produira une demande éconorme aux ressources du monde, ce qui entraînera la croissaance de l'économie mondiale. C'est-à-dire la classe moyenne émergent en Chine aura une demande très importante des ressources africaines, ce qui stimulera le développement du continent africain.

Un autre changement mérite aussi l'attention particulière. Avec la croissance rapide de l'économie chinoise, le positionnement que nous nous accordons s'éloigne de plus en plus de la compréhension des pays africains. Evidemment l'Afrique attend beaucoup plus de la Chine. Elle estime que l'assistance chinois avait déjà une envergure importante il y a 30 ans, maintenant avec le développement son assistance est loin d'être suffisante par rapport de celle accordée par des pays occidentaux. Avant 1996 la Chine ne s'est pas préoccupée de ses intérêts lors elle offrait l'aide, depuis 1996 ce pays asiatique a avancé l'idée des avantages réciproques et du gagnant-gagnant. Cette façon d'agir n'a pas tort, comme pour la Chine, pays en développement, ce moyen d'assistance est plus durable. Toutefois aujourd'hui il est impératif de réajuster la politique d'aide étrangère, la Chine doit assumer plus la responsabilité internationale des pays relativement développés. Sinon du point de vue africain, avec la distance qui s'élargit entre l'attente africaine et la réponse chinoise de cette attente, la base des relations sino-africaines se disloquera sévèrement.

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