| Les experts chinois parlent des relations entre la Chine et l'Afrique |
| 2009/09/16 |
La Chine est le plus grand pays en développement, l'Afrique est le continent regroupant le plus grand nombre des pays en développement. Les deux parties, ayant un passé similaire, n'ont aucune rancune du passé, assument la tâche commune de développement, et partagent les intérêts communs larges dans les affaires internationales. L'amitié sino-africaine jouit d'une base aussi profonde que solide. L'établissement des relations diplomatiques entre la nouvelle Chine et l'Egypte en 1956 a marqué le début des relations entre la Chine et les pays africains. Après 54 ans d'épreuves, les relations amicales entre la Chine et l'Afrique deviennent plus mûre et soutenu, et enregistrent une tendance accélée du développement. Les 10 ans entre le début des relations sino-africaines en 1956 à 1965 est une période où le continent africain s'est réveillé et a accédé à l'indépendance. Au cours de cette durée du temps il y a 26 pays qui ont établit des relations diplomatiques avec la Chine, ce qui a doublé le nombre des pays ayant des relations diplomatiques avec la Chine. Parmi ces 26 pays on compte 17 pays africains. Avec l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les pays nouvellement accédés à l'indépendance, les échanges entre les deux parts se sont multipliés de jour en jour, ces dernières se témoignaient le soutien. La Chine a soutenu les pays africains dans leur lutte pour accéder et ensuite préserver l'indépendance nationale. Par exemple à partir de 1967, le gouvernement chinois a fourni un prêt sans intérêt d'une valeur de 988 millions de yuan RMB, envoyé un million de tonnes de matériels et équipement de différents types, envoyé presque 50 milles de techniciens pour construire un chemin de fer qui relie à l'est Dar es Salaam, capitale de la Tanzanie et à l'ouest Kapiri Mposhi de la Zambie. Il s'agit d'une longueur de 1860 km. Ce sont les experts et techniciens chinois qui ont effectué le levé de terrain, les études, la conception de ce chemin de fer, ils ont aussi aidé les gouvernements tanzanien et zambien dans la construction. Ce chemin de fer a joué un rôle crucial pour permettre à la Tanzanie de se débarrasser de la dépendance de l'extérieur et de préserver l'indépendance nationale, il reste jusqu'à aujourd'hui le témoin de l'amitié sino-africaine. Les pays africains ont soutenu énergiquement la Chine dans le rétablissement de son siège légitime à l'ONU. Le 25 octobre 1971 lors de la 26e Assemblée générale de l'ONU a été adopté avec une majorité la résolution soumis par 23 pays y compris l'Albanie et l'Algérie sur le rétablissement des droits légitimes de la République populaire de Chine dans toutes les instances de l'ONU, parmi les 76 voix pour, 26 étaient des pays africains. Le Président Mao Zedong a dit avec l'humour que ce sont les amis africains qui nous ont porté dans l'ONU. Depuis le rétablissement de son siège légitime à l'ONU, la Chine se tient toujours aux côtés de nombreux pays en développement. Lors de l'élection du secrétaire général de l'ONU en 1982, la Chine a voté 16 fois consécutives pour soutenir la candidature du ministre tanzanien Salim. Même si Salim n'a pas été élu à la fin, c'était quand même un autre candidat d'un pays en développement, De Cuéllar du Pérou, qui a gagné l'élection. En 1991 la Chine a soutenu les candidats africains dans l'élection du secrétaire général de l'ONU, le vice-premier ministre égyptien Ghali a été élu à la fin. Depuis la réforme et l'ouverture sur l'extétieur, la Chine a avancé explicitement que en considérant le renforcement de la solidarité et de la coopération avec de noubreux pays en développement comme la pierre angulaire et le point de départ de la diplomatie chinoise, nous explorerons énergiquement les nouveaux canaux pour une coopération bilatérale mutuellement bénéfique avec les pays en développement. Lors de la visite en Afrique du premier ministre chinois en 1982, il a déclaré que la Chine respecte stritement les cinq principes de coexistence pacifique dans ses relations avec les pays africains, ne s'approche pas ni s'éloigne d'un pays quelconque à cause de son système social ou de son idéologie, ni en fonction des relations de ce pays avec l'URSS ou les USA . La Chine a renoncé dès lors à la mode de coopération dominée ou monopolisée par l'assistance, elle a avancé les 4 principes régissant le développement de ses relations économiques et commerciales, soit égalité et avantages mutuels, recherche de l'efficacité, multiples formes, développement en commun. En respectant ces pricipes la Chine soutient et participe activement à la coopération Sud-Sud, sa coopération avec les pays en développement fait déjà partie de sa stratégie de l'ouverture sur l'extérieur tout azimut, le contenu de cette catégorie de la coopération ne cesse de s'enrichir, son envergure devient de plus en plus large, ce qui fait une coopération à gagant-gagnant. Depuis la fin de la guerre froide les relations entre la Chine et les nombreux pays afrcains ont été renforcées davantage après avoir résisté aux épreuves dues à la fin de la guerre froide. Alors que certains pays occidentaux maintenaient les sanctions à la Chine et ont arrêté les échanges de visites de haut rang, les échanges de visites entre les dirigeants chinois et africains étaient tout aussi fréquents comme avant. Seul depuis les bouleversements politiques de 1989, on compte 9 dirigeants de l'Afrique subsaharienne en visite de la Chine, dont le président Compaoré est le premier chef d'Etat étranger en visite de la Chine depuis les troubles politiques de 1989, le président du Conseil des ministre du Ghana (奥斌)est le premier chef du gouvernement étranger en visite de la Chine depuis 1989. La Chine et les pays africains se soutienne dans la conjoncture internationale marquée la mondialisation. Grâce au soutien des pays africains, la Chine a réussi à déjouer la pression occidentale sur le dossier des droits de l'homme , obtenu et réussi à organiser les JO 2008 et à abriter l'expo universelle 2010. Sur la scène internationale la Chine fermement aux côtés des pays en développement cherche à préserver les droits de ces derniers y compris les pays africains. Par exemple sur le dossier de la réformes de l'ONU la Chine préconise que cette organisation internationale doit accorder plus d'attention au développement, il faut prendre en considération et faire plus attention au équilibre régional dans la réforme du conseil de sécurité afin de résoudre la sous-représentativité des pays en développement. Dans le but de multiplier la concertation et la coopération avec l'Afrique et relever ensemble les défis du nouveau siècle, impulsée par un certain nombre de pays africains, la Chine a pris l'initiative de mettre en place le Forum de coopération sino-africaine dans le cadre de laqulle trois conférences ministérielles sont tenues jusqu'à présent. Ce forum est devenu une plate-forme importante pour examiner et renforcer la coopération sino-africaine. Au moment du 50e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et l'Afrique en 2006, le gouvernement chinois a publié « le document de la politique chinoise à l'égard de l'Afrique »dans lequel il expose dans tous les domaines les objectifs et les mesures de sa politique africaine, planifie la coopération dans divers domaines dans une période à venir, affirme sa détermination de coopérer avec l'Afrique et les mesures en la matière. La coopération mutuellement bénéfique et à gagnant-gagnant entre la Chine et l'Afrique ne cesse de s'élargir dans le nouveau siècle. La Chine a établit successivement des liens commerciaux avec plus de 50 pays ou régions africains, signé « l'accord du commerce bilatéral », établit avec 35 pays le mécanisme de la commission mixte ou conjointe économique et commerciale, signé avec 28 pays africains « l'accord bilatéral d'encouragement et de la protection de l'investissement » et avec 8 pays du continent noir « la convention sur la non-double imposition ». Depuis 2005 la Chine accorde à 29 pays africains les moins avancés le traitement de l'exonération des droits de douane sur leurs produits de 190 catégories exportés vers la Chine, la plupart sont des produits atouts des pays concernés. Grâce à cette politique préférentielle la commerce entre la Chine et l'Afrique enregistre une croissance rapide. Le volume commercial entre les deux parts est passé de plus de 10 millions d'USD en 1950 à 100 millions d'USD en 10 ans, de 100 millions d'USD à un milliard d'USD en 20 ans, d'un milliard d'USD à 10 milliard d'USD en 20 ans. Le volume commercial entre les deux a atteint 10.8 milliards d'USD, dont 8.1 milliards d'USD revient au commerce entre la Chine et l'Afrique subsaharienne, Jusqu'en 2005 Il y a 26 pays africains vers lesquels l'exportation chinoise dépasse une valeur de 100 millions d'USD, 18 pays africains qui exportent vers la Chine des produits d'une valeur de 100 millions d'USD. Le commerce sino-africain s'est élevé à 55.5 milliards d'USD. La croissance de l'importation chinoise de l'Afrique s'avère beaucoup plus rapide que l'exportation chinoise vers l'Afrique, le déséquilibre commercial entre les deux parts est amélioré sans cesse. Alors que le commerce bilatéral s'accroît avec une grande vitesse, sur le plan de l'investissement les premiers fruits sont en vue. Jusqu'à la fin de l'année 2005 le montant de l'investissement chinois en Afrique s'élève à 6.27 milliards de USD avec l'installation de plus de 800 entreprises dans divers secteurs. Les projets d'investissement sont répartis dans 49 pays africains dans les domaine du commerce, de la transformation, de l'exploitation des ressources, des tranports, de la télécommunication, de l'agriculture. Ces projets ont stimulé avec vigueur le développement de l'économie locale. La Chine et l'Afrique sont de plus en plus étroitement liées sur le plan économique et commercial, la première est devenu le 3e partenaire commercial de la deuxième. Ces liens économiques et commerciaux de plus en plus étroits contribuent à l'Afrique dans différents domaines. Dans le nouveau siècle où la mondialisation culturelle monte à l'assaut des cultures nationales et traditionnelles de la Chine et des pays africains, les échanges culturels entre la Chine et l'Afrique sont plus actifs pour devenir un des traits d'union importants dans le renforcement des relations sino-africaines. La Chine a organisé en 2002 la Semaine culturelle de Chine en Egypte. Le ministère chinois de la Culture a envoyé en décembre 2003 des groupes de l'acrobatie, du chant et de la dance, de la musique traditionnelle en tournée de l'Afrique de l'est, ces groupes sont bien accueillis par des populations africaines. La tournée en Afrique de la culture chinoise a eu lieu du juillet à l'août 2004 dans 11 pays africains y compris l'Afrique du Sud, la Zambie, le Congo(B), le Nigeria, le Ghana et le Mali. On a donné plusieurs dizaines de spectacles qui ont permis au peuple africain de connaître la culture chinoise. Il a été organisé la fête culturelle internationale Rendez-vous à Beijing avec l'Afrique comme continent hôte en mai 2004 à la capitale chinoise. Cette manifestation a raccourci la distance entre la Chine et l'Afrique. Jusqu'en 2005 la Chine a signé 65 accords culturels et plus de 150 plans d'application pour la mise en oeuvre de ces accords avec des pays africains. Jusqu'en 2007, 18 milles étudiants africains sont venu étudier dans des universités chinoises. Les relations sino-africaines, d'une longue tradition et basé solidement, disposent d'un nouveau contenu dans les nouvelles conditions historiques, elles constituent la base importante et solide dans la dispostion de la diplomatie chinoise. ( Auteur : Zhang Qingmin, professeur de l'Institut des Relations internationales à l'Université de Beijing) |
