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La société chinoise CSCEC met les bouchées doubles pour achever les travaux de la Grande Mosquée d'Alger (REPORTAGE)
2018/02/11

ALGER, 9 février (Xinhua) -- Il est visible à des dizaines de kilomètres à la ronde. Le minaret de la Grande Mosquée d'Alger ou Djamaâ el Djazaïr, qui culmine à 270 m de hauteur, soit le plus haut au monde, se veut, selon les autorités du pays, comme le "symbole" de l'Algérie musulmane et "le couronnement des sacrifices que le peuple algérien a de tout temps consentis à travers son histoire".

La réalisation d'un projet d'une aussi grande signification politique, civilisationnelle et cultuelle ne pouvait être confiée qu'à une entreprise toute aussi capable de relever le défi, et ce n'est donc pas par hasard que le choix a été porté sur une entreprise chinoise, la China State Construction Engineering Corporation (CSCEC).

Cette société présente en Algérie depuis 30 ans a déjà fait ses preuves dans la construction des logements, l'édification des routes, autoroutes et ponts, des écoles et des hôpitaux.

Pour livrer cet ouvrage auquel les autorités algériennes accordent un intérêt capital, les quelque 2.300 ouvriers, ingénieurs et responsables du chantier travaillent d'arrache pied pour être dans les temps, surtout que le projet a déjà enregistré du retard, à cause notamment de la complexité du projet, de la multitude des intervenants, ainsi que la crise financière que traverse l'Algérie ces dernières années.

"D'ici la fin de l'année, vous allez pouvoir remarquer de l'extérieur que tous les travaux seront achevés", a déclaré à Xinhua le chef du projet, Liangxue Wang, ajoutant que pour des soucis de respect des délais, "les travailleurs ont été soumis à un rythme accéléré à tel point qu'ils n'auront que deux jours de repos à l'occasion de la fête du Printemps chinoise. Ils se relaient 24/24H et seules les intempéries les empêchent de travailler à l'extérieur".

Abondant dans le même sens, le directeur adjoint au département de planification au niveau la Grande Mosquée, Qi Cao, a précisé qu'"il restera les travaux de décoration et toutes les finitions qui nécessitent une coordination avec nos partenaires algérien et européens qui interviennent sur les volets étude et choix des motifs décoratifs".

UN ÉDIFICE QUI VOLE LA VEDETTE

Du haut du minaret, et au bout d'une ascension de 37 étages, la baie d'Alger s'est révélée comme jamais devant nos yeux. Une vue à couper le souffle et à donner le vertige aux âmes sensibles. Du haut de cet édifice implanté à un kilomètre seulement de la plage des Sablettes, et à mi-chemin entre l'aéroport et le centre-ville d'Alger une vue panoramique nous est offerte en cette matinée de février légèrement fraîche mais surtout assez ensoleillée pour admirer les eaux turquoises de la Méditerranée et les navires en rade chargés de marchandises, qui attendent leur tour pour accoster au port.

Côté Est, la Mitidja s'étale sur des dizaines de kilomètres, avant d'être freinée dans son élan par la majestueuse chaîne de montagnes de l'Atlas blidéen. Malgré l'urbanisation galopante qu'a connu l'Algérie depuis l'indépendance, notamment dans les grandes métropoles, telles que Alger, on distingue encore des vergers verdoyants qui font la fierté du pays, puisque les fruits restent l'un des rares produits que les navires venus d'horizons lointains ne déversent pas au port d'Alger.

Sur les versants sud et ouest, les quartiers d'Alger s'offrent en spectacle, en alternant architecture ancestrale et constructions modernes. Rien à envier aux meilleures vues aériennes qu'un hélicoptère peut offrir à un reporter photographe, le minaret de Djamaâ el Djazaïr pourra servir d'ores et déjà de plateforme pour enrichir la photothèque racontant Alger en images. Tout est à portée d'oeil : la Casbah, la Cathédrale de Notre-Dame d'Afrique, l'hôtel El Aurassi, les célèbres places et monuments de la capitale. La ville peut vraiment être racontée depuis le ciel tout en gardant les pieds sur terre.

LA MOSQUÉE DE TOUS LES SUPERLATIFS

Au moment où notre équipe passe d'un coin à un autre pour choisir les meilleurs plans pour ses prises de vues, les travailleurs de la Mosquée d'Alger ne branchent pas. Voués à leurs tâches, ils n'ont pas une minute à perdre, nous dit M. Cao. Actuellement, une équipe est en train d'achever les travaux de revêtement du dôme, laquelle tâche a nécessité l'installation d'une plateforme suspendue de 33,6 mètres, a encore fait savoir notre accompagnateur, précisant qu'il s'agit là d'une prouesse technique dans le domaine de la construction et du génie civil.

Sur le toit de la salle de prière, soit à 40 m du niveau du sol, nous sommes allés à la rencontre de Ali Djema. Ce jeune architecte algérien chargé du suivi de la réalisation des façades de ladite salle de prière révèle qu'il s'agit pour lui d'"une expérience inespérée" de pouvoir travailler dans un projet aussi grand qu'innovant et ingénieux. En faisant le tour de la coupole, il explique avec pédagogie la manière dont il est possible de permettre à la lumière du jour d'éclairer la salle de prière, grâce à un système de réflecteurs installés entre la partie intérieure et extérieure de la coupole. Autre système évitant le gaspillage de l'eau, dans une région semi-aride telle que l'Algérie du nord est aussi intégré dans cet ouvrage. "Grâce à un système de drainage des eaux pluviales, collectées dans une bâche à eau, ce liquide précieux sera utilisé pour l'arrosage des jardins qui orneront la mosquée".

Une fois achevé, Djamaâ el Djazaïr, qui sera la plus grande mosquée d'Afrique et la troisième plus grande mosquée du monde après Masjid al-Haram de La Mecque et Masjid al-Nabawi de Médine, en Arabie saoudite, ce chef d'oeuvre accueillera 120.000 fidèles.

Aussi, la mosquée comprendra plusieurs bâtiments indépendants, disposés sur un terrain d'environ 20 hectares avec une surface bâtie de plus de 400.000 m2. La mosquée Djamaâ el Djazaïr sera également dotée d'une salle de conférence, d'un musée d'art et d'histoire islamiques, d'un centre de recherches sur l'histoire de l'Algérie, de la Maison du Coran, de locaux commerciaux, d'un restaurant, d'une bibliothèque, d'un amphithéâtre, d'une esplanade, d'un parking sous-terrain pour 7.000 voitures ainsi que des bâtiments annexes dédiés à la sécurité et à l'entretien de l'édifice et de ses occupants

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