| RAPPORT DE MADAME XU JINGHU SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DU COMITÉ DE SUIVI CHINOIS DU FORUM SUR LA COOPÉRATION SINO-AFRICAINE À L'OCCASION DE LA 4e RÉUNION DE HAUTS FONCTIONNAIRES DU FORUM |
| 2005-08-22 |
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Excellence, Monsieur l'Envoyé spécial du gouvernement éthiopien au Forum sur la coopération sino-africaine Haile-Kiros Gessesse,
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs les Chefs de Mission diplomatique,
Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Aujourd'hui s'ouvre solennellement à Beijing la 4e réunion de hauts fonctionnaires du Forum sur la coopération sino-africaine. Les représentants venant de 46 pays africains, les hôtes d'honneur de 8 organisations régionales importantes, des chefs de mission diplomatique accrédités en Chine et des délégués chinois se réunissent ici pour mener des consultations et des discussions sur le renforcement de la coopération sino-africaine dans le cadre du Forum, ce qui témoigne pleinement de la volonté politique et de la détermination de la Chine et des pays africains de renforcer leur solidarité et leur coopération. Tout d'abord, permettez-moi d'adresser une nouvelle fois, au nom du Comité de suivi chinois du Forum, mes chaleureux souhaits de bienvenue aux amis venus de loin.
La convocation de cette réunion coïncide avec le 5e anniversaire du Forum sino-africain, ce qui lui donne un sens tout à fait symbolique. Nous sommes heureux de constater que pendant les 5 ans écoulés, grâce à l'attachement de la Chine et des pays africains au Forum, à leurs soins attentionnés et à leurs efforts communs, le Forum s'est développé de manière dynamique et s'est renforcé sans cesse pour devenir un nouveau pont d'amitié entre la Chine et l'Afrique.
Maintenant, chargée par le Secrétariat du Comité de suivi chinois du Forum, j'ai l'honneur de vous présenter les actions de suivi engagées depuis la 2e Conférence ministérielle du Forum tenue en décembre 2003 à Addis-Abéba.
Après la 2e Conférence ministérielle, la Chine et les pays africains se sont aussitôt mis au travail pour mettre en œuvre les actions de suivi inscrites dans le Plan d'action d'Addis-Abéba (2004-2006) tout en y accordant une grande importance. Le soutien énergique de nombreux pays africains et les efforts conjugués des deux parties ont permis au travail de suivi de se poursuivre jusqu'ici dans d'heureuses conditions, et des résultats satisfaisants se sont réalisés dans certains domaines, donnant ainsi un coup d'impulsion énergique au développement des échanges amicaux et des relations de coopération globale entre la Chine et l'Afrique. J'aimerais maintenant vous faire un bilan en 6 points des actions de suivi :
I. Les échanges et la coopération politiques entre la Chine et l'Afrique continuent de s'intensifier.
Premièrement, les échanges de visites de haut niveau ont été fréquents. En décembre 2003, le Premier Ministre du Conseil des Affaires d'État Wen Jiabao a participé à la 2e Conférence ministérielle du Forum à Addis-Abéba et visité l'Éthiopie. En 2004, ont été successivement en Afrique le Président chinois Hu Jintao, le Président du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale Wu Bangguo, le Vice-Président chinois Zeng Qinghong et le Vice-Premier Ministre Huang Ju. Voilà une toute première fois dans l'histoire de l'amitié sino-africaine que quatre dirigeants principaux de la Chine se rendent en Afrique dans une même année, ce qui montre pleinement la haute importance qu'attachent les dirigeants chinois au développement des relations amicales sino-africaines dans la nouvelle conjoncture. Durant le premier semestre de 2005, le Vice-Premier Ministre Zeng Peiyan et le Vice-Président de la Commission militaire centrale, Conseiller d'État et Ministre de la Défense nationale Cao Gangchuan ont visité l'Afrique. Le Ministre chinois des Affaires étrangères, quant à lui, a gardé la tradition d'effectuer au début de chaque année une tournée en Afrique. En 2005, le Ministre Li Zhaoxing a visité 4 pays africains, et a participé, en tant qu'envoyé spécial du Président Hu Jintao, à la Conférence internationale sur le Développement durable des petits pays insulaires en développement à l'île Maurice.
De 2004 à août 2005, nous avons eu l'honneur d'accueillir en Chine 13 présidents, 2 vice-présidents, 5 premier ministres, 9 présidents de parlement et 14 ministres des Affaires étrangères des pays africains.
Durant toutes ces visites importantes, les dirigeants des deux parties ont non seulement procédé à un large échange de vues sur les relations bilatérales et les questions régionales et internationales d'intérêt commun, mais aussi mené des consultations sur la mise en œuvre des actions de suivi du Forum. Ils estiment unanimement que le Forum, en jouant un rôle croissant pour assurer le dialogue collectif et la coopération pragmatique entre la Chine et l'Afrique, a insufflé une nouvelle dynamique à la coopération sino-africaine dans les différents domaines et lui a créé de nouvelles perspectives. Les consensus sur la coopération sino-africaine, réalisés lors de ces visites, ont jeté une base politique solide pour le développement ultérieur du Forum et la bonne exécution des projets de suivi.
Par ailleurs, les échanges entre les services gouvernementaux ont été nombreux, les visites réciproques entre les organes législatifs se sont multipliées, les contacts au niveau de partis politiques se sont accrus et ceux entre les collectivités locales et les organismes non gouvernementaux ont été dynamiques. Ces contacts et échanges ont permis de renforcer la connaissance mutuelle et l'amitié entre les peuples chinois et africain et d'élargir la coopération sino-africaine dans tous les domaines, créant ainsi des conditions favorables à la mise en œuvre des actions de suivi.
Deuxièmement, la Chine et l'Afrique ont continué de maintenir des consultations étroites, de se prêter soutien et de travailler en coordination dans les affaires internationales et sur les questions d'importance majeure, ce qui a contribué à accroître la force collective et la synergie des pays en développement pour sauvegarder ensemble leurs intérêts communs. En avril dernier, le Président Hu Jintao a participé au Sommet Afro-asiatique 2005 et aux commémorations du cinquantenaire de la Conférence de Bandung. À cette occasion, il a présenté des propositions et des idées sur la construction d'un partenariat de type nouveau entre l'Asie et l'Afrique, à savoir : l'Asie et l'Afrique sont appelées à devenir des partenaires qui se respectent et se soutiennent sur le plan politique, se complètent en vue des avantages réciproques et d'une situation gagnant-gagnant sur le plan économique, s'inspirent l'une de l'autre sur le plan culturel, se font confiance, se traitent en égalité et mènent des dialogues et une coopération sur le plan de la sécurité. La coopération sino-africaine est une composante importante de la coopération Asie-Afrique, et ces propositions constituent les principes directeurs pour la Chine dans le renforcement de sa coopération amicale avec les pays africains.
Sur les dossiers internationaux impliquant l'Afrique, la Chine s'est toujours rangée du côté des amis africains, en s'employant à défendre la justice en leur faveur. Elle a pris une part active aux discussions au sein du Conseil de sécurité sur les questions africaines et soutenu les positions justes et les revendications légitimes des pays africains, tout en écoutant leurs avis et se faisant porte-parole de leurs préoccupations. Lors des élections de la Commission des droits de l'homme de l'ONU et de celles de la sous-commission en 2004, la Chine a accordé son soutien à l'Afrique sous différentes formes. En octobre 2004, la Chine a organisé le premier séminaire Chine-Afrique des droits de l'homme pendant lequel elle a eu des discussions approfondies sur la question des droits de l'homme avec les délégués de 27 pays africains, et les deux parties sont parvenues à une large identité de vues. Ce séminaire a contribué au renforcement de la compréhension mutuelle entre la Chine et l'Afrique dans les affaires internationales, notamment sur le sujet des droits de l'homme, et à l'intensification de leur dialogue, leurs échanges et leur coopération dans ce domaine. En juin dernier, le Vice-Premier Ministre Zeng Peiyan a participé au 2e Sommet des Pays du Sud et a eu, à cette occasion, des échanges de vues avec des dirigeants africains sur des questions importantes dont le renforcement de la solidarité et de la coopération Sud-Sud.
S'agissant des projets de résolution concernant la Chine pendant les sessions des droits de l'homme des Nations Unies, de la question de Taiwan dans le cadre de l'Assemblée mondiale de la Santé ou des élections au sein de certaines organisations internationales, la plupart des pays africains ont accordé leur ferme soutien à la Chine.
Sur la question de la réforme de l'ONU, la Chine a eu d'amples consultations et une large coopération avec les pays africains. Elle comprend et soutient les aspirations politiques de l' Afrique, et elle comprend et respecte le Consensus d'Ezulwini. Elle soutient fermement l'élargissement en priorité de la représentation des pays en développement, notamment des pays africains au sein du Conseil de sécurité, et souhaite voir l'Afrique jouer un rôle plus important dans les affaires de l'ONU et du Conseil de sécurité. Les pays africains, quant à eux, comprennent et soutiennent la position chinoise sur ce sujet.
Troisièmement, la Chine soutient l'Union Africaine et les organisations sous-régionales africaines dans leurs efforts pour s'unir en vue de leur puissance, et a renforcé à cet égard sa coopération avec elles. En 2004 comme en 2005, le gouvernement chinois a fait des dons à l'UA pour soutenir la construction de l'Organisation et la mise en valeur de son rôle principal dans le règlement des problèmes africains. La Chine a envoyé, sur invitation, des représentants pour assister aux sommets de l'UA et a désigné, au début de l'année 2005, ses représentants à l'UA et à la SADC. La semaine dernière, le Président de la Commission de l'UA Alpha Omar Konaré a effectué une visite fructueuse en Chine. La Chine a décidé d'aider l'UA à réaliser une statue commémorative, un projet dont les préparatifs sont en cours. Elle a aussi participé activement aux activités des organisations sous-régionales africaines.
Quatrièmement, la Chine et l'Afrique ont renforcé leur coopération dans les domaines de la paix et de la sécurité. La Chine a pris une part active aux opérations de maintien de la paix de l'ONU en Afrique. Depuis 2004, elle a envoyé 567 agents militaires supplémentaires dans le cadre des opérations de maintien de la paix de l'ONU au Liberia, en Côte d'Ivoire, au Burundi et en éthyopie-Erythrée. En mars dernier, elle a décidé de participer à l'opération au Soudan. En avril, elle a réalisé dans d'heureuses conditions la relève de 218 soldats chinois qui faisaient partie de l'opération de maintien de la paix de l'ONU en République démocratique du Congo. Actuellement, elle s'est engagée dans 7 opérations de maintien de la paix en Afrique, avec au total 843 agents militaires sur le terrain. Leurs qualités et leur travail ont été unanimement appréciés par les parties concernées.
Cinquièmement, de nombreux pays africains s'en tiennent à la politique d'une seule Chine et soutiennent la noble cause de la réunification de la Chine. En mars dernier, l'Assemblée populaire nationale (APN) de Chine a adopté la Loi anti-sécession. Les pays africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine ont exprimé, sous différentes formes, leur ferme soutien à la juste position de la Chine en vue de préserver la souveraineté d'État et son intégrité territoriale. La Chine tient à leur exprimer sa haute appréciation et ses sincères remerciements.
II. La coopération économique et commerciale sino-africaine progresse de façon régulière et un bon élan se dessine dans son développement.
Premièrement, de nouveaux progrès ont été réalisés dans l'assistance fournie par la Chine à l'Afrique. Du début de l'année 2004 jusqu'à la fin mai 2005, la Chine a accordé 167 programmes d'assistance à 46 pays africains, ce qui représente une augmentation considérable par rapport aux années précédentes, avec une part d'aides sans contrepartie de plus en plus importante. Dans le cadre de cette assistance, elle a pris à sa charge la réalisation de 42 projets complets dans 29 pays africains, de 38 projets de coopération techniques dans 27 pays et de 42 projets avec la fourniture de matériels ordinaires dans 26 pays ; dans le cadre des prêts préférentiels, elle a assumé la réalisation de 4 projets dans 4 pays. Grâce à ces assistances, la Chine a aidé les pays africains dans la construction des infrastructures et la mise en place des services sociaux, tels que les routes, les écoles, les systèmes d'alimentation en eau dans les villes, les hôpitaux, etc.
Deuxièmement, de nouvelles percées ont été réalisées dans les investissements en Afrique. En 2004, les investissements directs (ID) chinois en Afrique ont totalisé 135 millions de dollars US, chiffre le plus important de ces dernières années. Entre l'année 2004 et fin mai 2005, 116 entreprises ont été créées en Afrique avec les investissements chinois dont la somme contractante a atteint 690 millions de dollars US. De janvier à juin de cette année, les ID chinois en Afrique se sont chiffrés à 124 millions de dollars US. Jusqu'à fin juin 2005, le volume total des ID chinois en Afrique s'est élevé à 750 millions de dollars US. Jusqu'à présent, la Chine a signé, avec 25 pays africains, des accords bilatéraux sur la promotion et la protection des investissements.
Troisièmement, les échanges commerciaux sino-africains se développent rapidement. En 2004, le volume import-export sino-africain était de 29,462 milliards de dollars US, soit une augmentation de 58,9% par rapport à l'année précédente. Le tissu du commerce sino-africain est devenu de plus en plus rationnel, le déséquilibre commercial a continué à se réduire, et l'exportation africaine vers la Chine a accusé une augmentation considérable. Dans les échanges commerciaux sino-africains, la Chine a un déficit de 1,83 milliards de dollars US. Jusqu'en mai 2005, elle a signé des accords commerciaux avec 41 pays africains, et des accords pour éviter la double imposition avec 8 pays africains. En 2005, la situation s'est avérée fort encourageante. De janvier à juin, le volume des échanges commerciaux s'est établi à 18,078 milliards de dollars US, avec une augmentation de 42,57% par rapport à la même période de 2004 ; et la valeur des importations chinoises en provenance de l'Afrique était de 9,62 milliards de dollars US, soit une croissance de 39,41%.
Quatrièmement, les travaux de construction pris en charge forfaitaire par la Chine en Afrique et la coopération sino-africaine en matière de prestation de services gagnent toujours en dimension. Pendant l'année 2004 et la première moitié de l'année 2005, les entreprises chinoises ont pris en Afrique des contrats de travaux forfaitaires totalisant une somme de 10,06 milliards de dollars US, et a réalisé un chiffre d'affaires de 6,3 milliards de dollars US ; elles ont signé de nouveaux contrats de prestation de services d'une somme de 3,36 milliards de dollars US et réalisé un chiffre d'affaires de 2,3 milliards de dollars US. La coopération en matière de travaux forfaitaires et de prestation de services entre la Chine et l'Afrique a devant elle de très belles perspectives.
Cinquièmement, le traitement de tarif zéro pour une partie des marchandises exportées par 28 PMA africains vers la Chine s'applique dans d'heureuses conditions. 190 catégories de produits en provenance de 25 pays africains ont commencé à bénéficier d'une exemption des droits de douane à partir du 1er janvier 2005, et 3 autres pays sont en cours d'accomplissement des procédures d'échange de notes. Selon les statistiques de la Douane chinoise, la valeur des marchandises importées bénéficiant de ce traitement préférentiel a augmenté de plusieurs fois durant la période janvier-juin de cette année. Pour ces 190 catégories de produits en provenance des 25 pays bénéficiaires, le volume d'importation chinoise a atteint 138 millions de dollars US, soit une augmentation de 70,2% par rapport à l'année dernière, et la valeur totale de taxes exonérées était de 29,746 millions de yuans RMB. Afin d'assurer l'application sans à-coups de ces mesures préférentielles, la Chine a organisé des cours de formation technique pour des fonctionnaires des institutions chargées de l'octroi des certificats d'origine de douane et des agents douaniers de certains pays africains. La Douane chinoise a pris l'initiative de mettre en place, avec les ambassades des pays bénéficiaires en Chine, un mécanisme d'officiers de liaison pour l'octroi des certificats d'origine, ceci dans le but de garantir une exportation plus facile et plus rapide des produits africains concernés vers la Chine.
Sixièmement, les accords conclus et les programmes définis pendant la 1ère Conférence des entrepreneurs chinois et africains sont mis en application de manière satisfaisante dans l'ensemble. Lors de la Conférence, 21 accords de coopération portant sur une somme d'un milliard de dollars US ont été signés. Grâce aux efforts actifs de la partie chinoise pour pousser les entreprises concernées à matérialiser les accords conclus, l'accord sur l'aménagement des réseaux électriques dans la région rurale avec une valeur totale de 130 millions de dollars US, signé par China National Aero-technology Import & Export Corporation et Zimbabwe Electricity Supply Authority est entré en exécution. Dans le même temps, des efforts ont été consacrés pour démarrer d'autres projets au plus tôt, tandis que les préparatifs pour la création de la Chambre de Commerce et d'Industrie Chine-Afrique se déroulent dans de bonnes conditions.
III. La coopération en matière de développement des ressources humaines africaines s'est intensifiée. La coopération sur la revalorisation des ressources humaines en Afrique constitue un des domaines prioritaires définis lors de la 2e Conférence ministérielle. Le gouvernement chinois y apporte une attention particulière, et le Premier Ministre Wen Jiabao a donné, à plusieurs reprises, des directives à ce sujet. Sur la base existante, la Chine a accru les investissements dans le secteur de formation tout en élargissant sa dimension. De plus, elle a mis sur pied le Mécanisme de coordination interministériel pour la coopération avec l'étranger dans le développement des ressources humaines. Comparé à 2003, la Chine a plus que doublé, en 2004, son budget consacré à la formation des Africains et a organisé une centaine de stages de formation multiformes dans de nombreux domaines tels que l'agriculture, la santé, l'éducation, la culture, les affaires douanières et la diplomatie. Elle a reçu au total 2 446 stagiaires et 332 nouveaux étudiants africains et envoyé en Afrique plus de 60 professeurs en éducation professionnelle pour faciliter la formation des talents. Voilà une contribution active au renforcement de la construction de capacité des pays africains. Par ailleurs, la Chine a travaillé activement pour intensifier les échanges et la coopération avec les organisations africaines de la construction de capacité. En juin 2005, le gouvernement chinois a envoyé son observateur assister à la 14e session annuelle du Conseil d'administration de la Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique. La Chine compte former en 2005 plus de 3 800 personnes dans différents domaines pour les pays africains.
IV. Les actions de suivi se poursuivent régulièrement sur les plans agricole, sanitaire, culturel, touristique et des échanges non gouvernementaux.
Sur le plan agricole, la Chine continue à envoyer des experts dans les pays africains pour généraliser des techniques agricoles, former sur place les talents spécialisés en agriculture ; elle encourage activement les entreprises chinoises à s'installer en Afrique pour développer la coopération agricole et à explorer de nouveaux moyens pour intensifier cette coopération.
Sur le plan sanitaire, la Chine a signé ou renouvelé, avec les pays africains concernés, 22 protocoles sur l'envoi des équipes médicales en Afrique, et a réalisé la relève régulière de 810 personnes parmi les 1 100 membres de ces équipes. Elle continue à fournir à titre gratuit des médicaments ainsi que des équipements et matériels médicaux aux pays africains et mène avec eux une coopération efficace dans la lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose.
Sur le plan culturel, le Festival international « Rendez-Vous à Beijing » a eu lieu avec succès en mai 2004, avec l'Afrique comme hôte d'honneur. 9 groupes artistiques et les délégations culturelles gouvernementales de 8 pays africains ont participé au Festival. Une exposition consacrée principalement aux arts africains a été organisée en même temps. Le Premier Ministre chinois Wen Jiabao a assisté à la cérémonie de clôture du Festival et a hautement apprécié cette manifestation. En juillet 2004, les festivités de la « Tournée en Afrique de la culture chinoise » ont trouvé un grand succès dans 16 pays et régions africains. La Conseillère d'État Chen Zhili s'est déplacée en Afrique du Sud pour participer à la cérémonie d'ouverture. Les troupes chinoises de chants et de danses, d'acrobaties et d'arts martiaux ont fait une tournée dans 11 pays africains et ont organisé des festivals artistiques chinois en Afrique du Sud, au Cameroun et au Ghana. Les échanges culturels non gouvernementaux entre la Chine et l'Afrique s'intensifient chaque jour davantage. De l'année 2004 jusqu'à présent, les groupes artistiques non gouvernementaux des deux parties ont réalisé une dizaine de projets culturels y compris des spectacles et des expositions.
Sur le plan touristique, la Chine a signé en 2004 des mémorandums d'entente sur le statut de destination approuvée avec 8 pays africains. Les programmes de voyage organisé pour les Chinois dans ces pays ont été formellement lancés à partir du 15 décembre 2004, et le nombre de touristes chinois se rendant en Afrique augmente sans cesse. En avril dernier, l'Ouganda a obtenu le statut de destination approuvée, portant ainsi à 12 le nombre des pays africains bénéficiaires de ce statut. Selon des statistiques incomplets, pour l'année 2004, 45 500 touristes chinois ont choisi l'Afrique du Sud et l'Égypte comme premières destinations de leur voyage. De janvier à mai 2005, 26 200 touristes chinois ont choisi les 12 pays africains ayant le statut de destination approuvée comme leurs premières destinations touristiques.
Sur le plan des échanges non gouvernementaux, le premier Festival des Jeunesses chinoise et africaine s'est tenu avec succès en Chine en août 2004. 132 représentants des jeunes venant de 44 pays africains y ont pris part. Les parties chinoise et africaine ont accordé une haute importance à cet événement : le membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois et Vice-Président du Comité permanent de l'APN Wang Zhaoguo a assisté à la cérémonie d'ouverture et a prononcé un discours, le Président de la République populaire de Chine Hu Jintao et les dirigeants de 23 pays africains ont adressé leurs félicitations par courrier et exprimé leur haute appréciation à cette manifestation. Le Forum de coopération des jeunes chinois et africains a eu lieu lors du Festival, ouvrant ainsi une voie pour le dialogue collectif et la coopération entre les organisations chinoises et africaines pour les jeunes. Le Forum a publié la Déclaration de Beijing et organisé des rencontres entre les jeunes entrepreneurs ainsi que des échanges culturels entre les jeunes chinois et Africains, ce qui a approfondi la connaissance mutuelle et resserré les liens d'amitié entre les jeunes chinois et africains.
V. La Chine et l'Afrique s'emploient à explorer de nouvelles pistes pour leur coopération afin d'en exploiter les potentialités et d'en élargir les champs d'application.
La coopération sino-africaine en matière de protection de l'environnement a démarré formellement. En février dernier, l'Administration nationale de l'environnement, le Comité de suivi chinois du Forum et le Programme des Nations Unies pour l'environnement ont co-organisé à Nairobi la Conférence Chine-Afrique sur la protection de l'environnement. Le Vice-Premier Ministre chinois Zeng Peiyan a participé à la Conférence et lancé des initiatives visant à élargir les domaines des échanges sino-africains en matière de protection de l'environnement, à promouvoir énergiquement la coopération technologique en la matière et à intensifier la formation des talents, indiquant ainsi l'orientation pour la coopération environnementale sino-africaine. Cette Conférence, premier projet de coopération réalisé entre le Forum et une institution des Nations Unies, est une initiative toute nouvelle pour explorer de nouveaux champs et moyens de coopération. Actuellement, les projets de coopération en matière de protection de l'environnement se déroulent de façon régulière.
Dans le domaine financier, la Banque populaire de Chine continue à participer activement aux activités de la Banque africaine de développement (BAD). Après sa participation au capital de la BAD et à celui de Eastern and Southern African Trade and Development Bank, la Banque populaire de Chine est devenue officiellement actionnaire de la Banque ouest africaine de développement (BOAD) en octobre dernier, et a apporté un million de dollars US afin de créer au sein de la BOAD un fonds pour la coopération technique bilatérale. Aujourd'hui, les deux parties envisagent des arrangements sur l'utilisation de ce fonds.
La Chine a lancé le programme des Jeunes volontaires chinois en Afrique. Il y a quelques jours, les premiers 12 jeunes volontaires chinois sont partis travailler en Éthiopie. La Chine continuera à envoyer ses jeunes volontaires dans les pays africains de façon planifiée.
Pour faire face à une croissance rapide des échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique, les deux parties sont en train d'étudier la possibilité de coopération en matière de contrôle de qualité et de quarantaine, en vue de favoriser le développement sain des échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique.
VI. Les parties chinoise et africaine déploient des efforts communs pour perfectionner le mécanisme de suivi du Forum.
La partie chinoise travaille sans cesse pour améliorer la structure du Comité de suivi chinois du Forum. En réponse aux besoins du Forum d'élargir les champs de coopération, elle a fait inclure graduellement de nouvelles institutions dans ce mécanisme et organisé à maintes reprises des sessions plénières du Comité pour encourager les institutions pertinentes chinoises à œuvrer ensemble à la mise en œuvre des actions de suivi selon une meilleure planification et avec une meilleure coordination.
Le Secrétariat du Comité de suivi chinois du Forum maintient de bonnes relations d'échanges et de coopération avec le corps diplomatique africain en Chine. Depuis la 2e Conférence ministérielle du Forum, les deux parties ont déjà eu 5 réunions de consultations. Le corps diplomatique africain en Chine, très attaché à la coopération sino-africaine dans le cadre du Forum a soumis à la partie chinoise en mai dernier un document de position sur le Forum, après avoir mené attentivement plusieurs tours de consultations collectives. Ce document contient des propositions constructives pour renforcer la construction du mécanisme du Forum et la coopération réaliste entre la Chine et l'Afrique. Je voudrais profiter de cette occasion pour exprimer mon appréciation et ma gratitude à Son Excellence Monsieur Eleih-Elle étian, Doyen du Corps diplomatique et Ambassadeur du Cameroun en Chine, ainsi qu'au Corps diplomatique africain, pour leur travail efficace à cet égard.
À cette occasion, je voudrais souligner en particulier que l'Éthiopie, en tant que co-président du Forum, a joué un rôle important et actif. Elle a engagé plusieurs consultations avec la partie chinoise sur l'approfondissement de la coopération sino-africaine et la construction du Forum, et a procédé à des coordinations actives avec les autres pays africains, apportant par là sa part de contribution au développement continu du Forum et à l'exécution sans à-coups du plan d'actions de suivi. La Chine tient à lui en exprimer son appréciation et ses reconnaissances.
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs les Chefs de Mission diplomatique,
Au cours des deux dernières années, les actions de suivi du Forum ont donné des fruits encourageants. Mais ils s'avèrent insuffisants face à l'évolution de la situation et à l'attente ardente des parties chinoise et africaine. Le Plan d'action d'Addis-Abéba est un programme systémique qui couvre de nombreux domaines et concerne des dizaines de pays africains, et son application nécessite de grands efforts conjoints de nos deux parties. À la lumière du Plan d'action d'Addis-Abéba, la Chine est prête à coopérer étroitement avec les nombreux pays africains et, en faisant le bilan des expériences et en exploitant pleinement les succès obtenus, à consacrer de gros efforts pour matérialiser ce Plan d'action. D'ici à la prochaine Conférence ministérielle, elle entend concentrer ses efforts dans les domaines suivants : maintenir la dynamique de l'échange de visites de haut niveau entre la Chine et l'Afrique, multiplier les échanges et renforcer la confiance mutuelle sur le plan politique ; intensifier les consultations et la coordination et assurer le soutien réciproque et la coordination dans les affaires internationales ; élargir sa coopération avec l'Union Africaine et les organisations sous-régionales africaines ; continuer à participer aux opérations onusiennes de maintien de la paix en Afrique tout en y apportant un appui actif ; continuer à accorder, dans la mesure du possible, des assistances économiques aux pays africains ; appliquer effectivement le traitement de tarif zéro pour certains produits en provenance des PMA, accomplir au plus tôt l'échange de notes avec les 3 pays africains afin de faciliter l'exportation rapide des produits africains vers la Chine et sensibiliser grâce aux efforts des deux parties plus d'entreprises pour qu'elles puissent connaître cette mesure et en profiter ; élargir les champs de coopération sino-africaine et explorer la possibilité d'inclure, dans le cadre du Forum, la coopération en matière de contrôle de qualité et de quarantaine, afin de promouvoir le développement sain des échanges commerciaux sino-africains ; adopter des mesures effectives pour encourager les entreprises chinoise à investir en Afrique et à participer à sa construction économique ; continuer à renforcer la coopération en matière de développement des ressources humaines africaines et honorer effectivement l'engagement fait par le Premier Ministre Wen Jiabao au nom du gouvernement chinois sur la formation en l'espace de 3 ans, de 10 000 talents dans divers domaines pour les pays africains ; explorer de nouveaux champs et approches de coopération technique dans le secteur agricole entre la Chine et l'Afrique, etc. Nous ferons de notre mieux pour matérialiser intégralement le Plan d'action, en apportant des résultats satisfaisants à la prochaine Conférence ministérielle.
Mesdames et Messieurs les Délégués,
Honorables Invités,
Mesdames et Messieurs les Chefs de Mission diplomatique,
Le Forum sur la coopération sino-africaine a remporté des succès remarquables depuis sa création, grâce à la grande importance que les deux parties y accordent et à leurs efforts conjoints. Le Forum étant une entreprise commune de la Chine et de l'Afrique, l'avancement et la concrétisation de ses actions de suivi nécessitent des efforts encore plus grands et une coopération encore plus étroite des deux parties. Nous espérons que, pendant la présente Réunion, les délégués pourront avancer des propositions utiles pour assurer la bonne réalisation des actions de suivi du Forum, ceci dans le but de promouvoir l'application intégrale et effective du Plan d'action d'Addis-Abéba et de faire progresser les relations amicales sino-africaines d'une manière globale, systématique et pragmatique. Nous sommes convaincus que grâce aux efforts conjoints des deux parties, le Forum sur la coopération sino-africaine deviendra plus efficace et plus dynamique, et remportera de plus grands succès.
Je vous remercie.
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