| Le président ivoirien réaffirme le principe d'une seule Chine |
| 2005-04-28 |
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Le président ivoirien Laurent Gbagbo a réaffirmé mardi à Abidjan le principe d'une seule Chine, soutenant les négociations entre les deux côtés du Détroit de Taiwan pour régler la question de réunification. "Nos positions sont très claires (...) avant que j'arrive à la présidence, le gouvernement de la Côte d'Ivoire de M. (Houphouët) Boigny a déjà choisi la Chine populaire comme ami. Nous avons déjà établi les relations diplomatiques (en 1983)", a souligné M. Gbagbo lors d'une cérémonie de réception de dons chinois. "Il est à négocier, à discuter, les affaires de la réunification, même si c'était dans 80 ans, dans 70 ans, dans 50 ans, pourvu que la souveraineté de la République populaire de Chine soit reconnue sur Taïwan", a-t-il poursuivi. "Tout ce qui met en cause la République populaire de Chine, c'est de mettre en cause l'affaire mondiale", a-t-il poursuivi. Lors de la cérémonie, l'ambassadeur de Chine en Côte d'Ivoire, Ma Zhi Xue, a remis un lot de mobilier et de matériel, d'une valeur de 1,8 milliard de francs CFA (environ 2,79 millions de dollars américains), au gouvernement ivoirien. "La Chine continuera d'oeuvrer, sur les principes de l'égalité, du respect mutuel et de l'avantage réciproque, pour renforcer davantage les relations d'amitié et de coopération" avec la Côte d'Ivoire, a indiqué M. Ma. Ce lot de mobilier et de matériel, destiné à la Poste de Côte d'Ivoire, faisait partie d'un soutien de la Chine à la Côte d'Ivoire dans le cadre de l'organisation de l'assemblée générale de l'Union postale universelle (UPU), qui devait se tenir en 2004 en Côte d'Ivoire.
"Malgré la guerre et quand la Côte d'Ivoire a perdu l'organisation de l'UPU, la Chine a toujours continué de nous soutenir", a fait remarquer le chef de l'Etat ivoirien. En 1999, la Côte d'Ivoire avait été choisi comme pays organisateur de l'assemblée générale de l'UPU de 2004, mais elle avait renoncé à son organisation en raison de la crise politico- militaire qui persiste depuis le coup d'Etat manqué du 19 septembre 2002. Fin |