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Le journal français a-t-il fabriqué des rumeurs accusant la Chine d'avoir espionné l'UA?
2018/02/12

Par Collins Mwai Publié le 8 février 2018

Vers la fin du mois dernier, lorsque les chefs d'Etat et de gouvernement des pays africains se rencontraient au 30e Sommet de l'Union Africaine (UA) en Ethiopie, un journal français a signalé que le gouvernement chinois avait utilisé la technologie d'espionnage pour "écouter indiscrètement" les débats au sein de l'UA.

Le quotidien français Le Monde a prétendu que la Chine avait placé des écouteurs au siège de l'Union Africaine, bâtiment construit par Beijing avec 200 millions de dollars américains pour l'UA à Addis-Ababa, capitale de l'Ethiopie.

Le journal a déclaré que la Chine avait récolté les données à partir des serveurs dans le bâtiment pendant cinq ans et jusqu'au janvier 2017.

Cependant, si l'on regarde plus près dans cette histoire, beaucoup de questions se révèlent.

L'article rédigé par Le Monde s'est principalement appuyé sur les sources anonymes qui ne sont pas identifiées. Vu la gravité des ces allégations et les parties impliquées, était-il complètement impossible d'avoir une ou deux sources dans les archives?

Les doutes sur les sources et le fait qu'aucune réaction n'a été constatée dans les journaux français ou dans d'autres médias occidentaux ou encore de la part des chercheurs montre qu'il y a des doutes sur l'authenticité de ce reportage.

Ce reportage a été publié juste après la tournée faite par le Président français Emmanuel Macron dans plusieurs pays africains, un signe qui montre que ce pays européen essaie de bâtir des liens plus forts avec les pays africains.

L'influence de la France dans la plupart des régions en Afrique a diminué, et les commentaires désobligeants faits récemment par le Président français sur les Africains, leur civilisation et sur la pauvreté en Afrique n'ont fait qu'aggraver la situation.

Il n'y a pas de doute que la Chine continue à laisser des traces socio-économiques toujours plus marquantes à travers l'Afrique.

Certains experts ont indiqué que, comme la France se sent menacée par la présence toujours plus importante de la Chine en Afrique, surtout dans ses anciennes colonies en Afrique occidentale et en Afrique centrale, cette histoire est un exemple d'une tentative de saboter les relations sino-africaines.

On a également constaté que les éléments inventés dans cette histoire par Le Monde sont sans fondement, ce qui pose des questions sur son intention.

Le reportage a prétendu que le centre des données de l'UA était géré par les Chinois jusqu'au janvier 2017 quand on avait découvert les micros.

Pourtant, le centre des données et le système des ordinateurs n'ont pas été construits ni installés par les Chinois.

L'Union Africaine a lancé un appel d'offre en janvier 2016 pour la conception et la construction du centre des données, qui a été inauguré en avril de la même année.

On trouve également que les allégations sont contradictoires selon lesquelles les ingénieurs chinois ont géré le centre jusqu'au janvier 2017.

Les dirigeants de plusieurs pays africains ont ouvertement rejeté ces allégations et formulé des doutes sur le motif et le moment choisi de la publication du reportage.

Le Président de la Commission de l'UA Moussa Faki Mahamat a dit qu'il n'y avait pas de preuve sur l'existence des appareils d'espionnage ou d'autre chose y relative dans le bâtiment à un moment donné.

"Il n'y a aucune preuve d'espionnage dans le bâtiment", a-t-il dit aux journalistes après le Sommet de l'UA.

D'autres disent que les sujets discutés au siège de l'Union Africaine sont de nature publique et les discussions se font souvent devant les gens venant de partout du monde et des milieux différents, et qu'ils ne sont pas des secrets qui méritent d'être espionnés.

"Ici, il n'y a rien à espionner. Je ne le crois pas," a dit le Premier Ministre éthiopien Hailemariam Desalegn pendant la conférence de presse tenue après le Sommet de l'UA.

Parmi tous les défis, les efforts croissants à l'intégration de l'Afrique vont certainement susciter une résistance. Pourtant il est difficile de croire que l'histoire inventée par Le Monde serait dans les intérêts de l'Afrique ou des Africains.

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