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Dévoilons le vrai visage néo-colonialiste de l'Occident vis-à-vis de l'Afrique
2011/07/07

La présence chinoise en Afrique a été d'abord étiquetée du néo-colonialisme par l'Occident. La raison est que comme les échanges commerciaux entre la Chine et l'Afrique sont des actions économiques basées essentiellement sur le commerce de ressources par des entreprises publiques, et que dans l'histoire, le pillage de l'Afrique par l'Occident était aussi des actions des Etats avec les ressources comme objets principaux, l'Occident a donc attribué l'étiquette de néo-colonialiste à la Chine. Cependant, à notre avis, la vérité est une dénaturation très inéquitable vis-à-vis de la Chine. Plutôt les agissements actuels de l'Occident sont des actes néo-colonialistes dans le contexte du monde évolué tandis que les échanges entre la Chine et l'Afrique sont des relations entre partenaires et à caractère gagnant gagnant.

 

En ce qui concerne les échanges entre la Chine et l'Afrique, nous devons voir d'abord la grande différence entre les actions de la Chine et le pillage par l'Occident dans le temps. Nous ne devons pas laisser les forces hostiles nourries de desseins inavoués substituer le faux concept captieux au vrai. La Chine investit et fait du commerce avec l'Afrique à l'aide des devises internationales, par exemple, le dollar, dont l'Afrique a besoin. De son côté, l'Afrique fait ce commerce volontiers et de façon autonome. Or, dans le temps, l'Occident a pénétré l'Afrique à l'aide de l'épée et du canon. Ce qui est plus important est que dans le temps, l'Occident achetait les ressources africaines au prix modique, tandis que maintenant la Chine achète au prix fort. En ce qui concerne la demande chinoise en ressources, les pays occidentaux ayant des ressources vendent aussi à qui mieux mieux à la Chine. La demande chinoise en minerais de fer est devenue le pilier de l'économie australienne, tandis que des sociétés canadiennes de minerais exportent aussi leurs produits en grande quantité vers la Chine.

 

Les trois grandes mines de fer ont leur profit plusieurs fois celui des aciéries chinoises. Pendant que la Chine achète au prix fort des ressources en fortes quantités pour son développement, ce que fait l'Occident montre qu'il ne souhaite pas voir l'Afrique vendre des ressources à la Chine, partageant ainsi le droit aux profits exorbitants mal acquis par l'Occident sur le dos de la Chine en spéculant sur le prix des ressources. Ce que veut l'Occident est de vendre ses propres ressources à la Chine au prix fort. Il ne veut pas que l'Afrique fasse la même chose. Dans ce cas, pourrait-on dire que la Chine colonise le Canada et l'Australie ? Par conséquent, le soi-disant néo-colonialisme chinois est en fait un gros faux concept fabriqué par les ex-colonialistes au moyen de substitution du faux au vrai.

 

Qu'est-ce que l'Occident fait à l'Afrique ? L'Occident se vante d'avoir fourni à l'Afrique de l'aide alimentaire humanitaire massive et gratuite. Il se porte au summum de la vertu. Cependant, nous ne pouvons pas ne pas rappeler le fait que l'Afrique parvenait auparavant à l'autosuffisance alimentaire avant que l'Occident n'apportât son aide alimentaire à l'Afrique. Or, avec cette aide alimentaire occidentale à l'Afrique, cette dernière voit sévir partout la famine. Selon les dires de l'Occident, cela est le résultat des troubles de guerre en Afrique.

 

Sachons que la production céréalière détruite par la guerre peut être reprise très vite. Quand on ne peut pas cultiver la terre une année, on pourra le faire l'année suivante. Les conséquences de la guerre ne vont pas au-delà d'un an. D'autre part, le rendement céréalier pourra être plus élevé avec l'absence forcée de cultures ou la mise en jachère des terres. Les terres arables sont-elles insuffisantes en Afrique ? Les populations sont-elles trop nombreuses ? Pour ces questions, on a davantage du mal à comprendre les choses. Parce que presque 80% des terres cultivées en Afrique sont abandonnées. L'Afrique produit moins de 100 millions de tonnes de céréales et importe 50 millions de tonnes. Sa consommation céréalière est de 150 millions de tonnes. La population africaine est à peu près au même niveau de la population chinoise, soit un peu plus de 1 milliard d'hommes. Ce qui fait moins de 150 kg de céréales par tête d'habitant. Or, à ce jour, la consommation alimentaire en Chine est de 450 kg par habitant.

 

L'Afrique compte 270 millions d'ha de terres cultivées, soit 2,17 fois celles de la Chine. Les terres en Afrique sont dotées de meilleures conditions d'insolation et d'eau qu'en Chine et peuvent, généralement parlant, donner trois récoltes par an. La population africaine est similaire à la population chinoise en termes de taille, avec en plus quelque 900 millions d'ha de landes défrichables. Le rendement unitaire est extrêmement faible en Afrique, soit, pour le blé, de 18%, pour le maïs, de 38%, et pour le riz, de 38% de la Chine. Par conséquent, l'Afrique n'aurait pas dû souffrir de famine. Pourquoi fait-on d'abord le lien avec la famine quand une information négative concernant l'Afrique est publiée ?

 

En plus de l'abondance de terres cultivables et des ressources agricoles, l'Afrique ne manque pas de main d'œuvre non plus. Le taux de chômage est très élevé en Afrique. Ici, la thèse relative à la paresse des Africains ne tient pas debout, parce que, sous la pression d'un ventre affamé, même les grands paresseux du monde ne manqueront pas d'être diligents. Ce qui a plongé l'Afrique dans l'état actuel est la politique néo-colonialiste occidentale pour l'Afrique, dont l'axe est de faire le dumping de céréales et de détruire l'agriculture africaine ! Affamée, l'Afrique ne peut subsister qu'aux dépens des pays occidentaux, ce qui fait que l'Afrique est contrainte à privilégier la survie à l'indépendance de la souveraineté.

 

Le terme dumping est familier à tout le monde. Dumping, c'est de vendre au prix inférieur au coût de revient. Partant du concept classique, quel bénéfice pourrait-on tirer d'une telle affaire perdante ? Mais, quand le monde est entré dans la période de concurrence monopoliste, le réel but d'un tel dumping est de détruire la filière de la victime pour s'assurer le contrôle. C'est pourquoi, les stipulations en matière d'anti-dumping des pays occidentaux sont en fait une importante lutte entre les Etats. Selon l'ex-président américain Kissinger, « qui a le contrôle sur le pétrole contrôle l'économie. Qui a le contrôle sur les céréales contrôle tout le monde ! » Le dumping de céréales permet à l'Occident d'avoir le contrôle sur la sécurité alimentaire de la victime et de détruire l'agriculture de cette dernière. Dès lors, il va de soi que la victime cède le contrôle de l'Etat. La soi-disant aide alimentaire de l'Occident est un dumping complet, plus radical que le dumping ordinaire qui n'est que la vente au prix inférieur au coût de revient. Sous la soi-disant aide-dumping de l'Occident, l'agriculture africaine s'est complètement effondrée.

 

L'aide alimentaire que l'Occident fournit à l'Afrique est en fait des stocks de céréales qu'il tire de ses entrepôts. La nouvelle récolte rentrée, les stocks de céréales doivent être écoulés. Ces stocks ont été donc acheminés vers l'Afrique sous forme de la soi-disant aide alimentaire. Pour les pays africains, le coût de transport en Afrique est extrêmement élevé, les infrastructures étant en état très arriéré sur ce continent. Les canaux d'approvisionnement et de vente de céréales ne sont pas libres non plus. Par conséquent, si les paysans veulent vendre leurs produits au marché, le coût des étapes intermédiaires de transport et de vente pourrait dépasser le prix de vente des céréales en ville, d'autant plus que les principales villes en Afrique, léguées de l'histoire de la colonisation, sont essentiellement des villes maritimes. Quand l'Occident achemine les céréales bon marché de leurs stocks et l'aide alimentaire à ces ports, le coût de fret maritime est assez faible. Par conséquent, les produits agricoles d'Afrique ne sont pratiquement pas en mesure de les concurrencer. Les céréales produites par l'Afrique n'arrivent donc pas à se vendre pour avoir des revenus en monnaie.

 

Pour les paysans, même s'ils étaient sous la période de culture sur brûlis il y a un millier d'années, ils ne pourraient subsister rien que des céréales produites. Ils devraient troquer une partie de leurs productions contre d'autres nécessités de la vie. Or, sous le modèle de dumping céréalier occidental, les pays africains n'arrivent pas à échanger leurs produits agricoles pour une quelconque marchandise. Un tel résultat fait que ceux qui cultivent la terre n'arrivent pas à assurer leur survie. Voilà la cause réelle de l'abandon des terres en Afrique même si les gens sont en chômage et souffrent de la faim. Ne pouvant subsister de leurs cultures céréalières, les paysans sont devenus des populations pauvres des bidonvilles dans les zones urbaines. Il existe de larges étendues de bidonvilles partout en Afrique et aussi des terres abandonnées. Ces ghettos sont la honte de la ville et la menace pour la stabilité sociale. La sécurité alimentaire ainsi contrôlée conduit au fait que la stabilité politique africaine doit aussi voir la « mine alimentaire » de l'Occident. Les agitations récentes en Afrique du nord sont bien liées aux problèmes de nourriture des populations pauvres dans les villes.

 

Le dumping alimentaire occidental a engendré la dépendance de l'Afrique vis-à-vis de l'Occident pour les céréales. En définitive, le but recherché est la dépendance politique et économique de l'Afrique vis-à-vis de l'Occident de sorte que l'Afrique est contrainte à vendre ses ressources au bas prix pour obtenir des céréales. D'ailleurs, les pays d'Afrique doivent les vendre au bas prix directement chez les acheteurs. Voilà le néo-colonialisme caractérisé essentiellement par dumping et dépendance alimentaire, développé sur la base du colonialisme occidental historique caractérisé principalement par massacre. Or, la Chine a fait son apparition. Elle accepte d'acheter des ressources au prix fort. Dans les faits, c'est de donner à l'Afrique la possibilité d'augmenter ses revenus, de faire échec à l'Occident dans sa stratégie d'appropriation des intérêts en Afrique et de prendre une part, en faveur de l'Afrique, aux profits exorbitants des ventes de ressources à la Chine par les pays occidentaux ayant des ressources. Par conséquent, la coopération Chine-Afrique est une affaire à caractère de gagnant gagnant pour les deux parties.

 

Maintenant, on peut comprendre aisément pourquoi l'Occident diabolise la coopération Chine-Afrique sous l'étiquette « néo-colonialisme ». En fait, l'Occident reste colonialiste depuis toujours. Seulement, il a converti maintenant le colonialisme de jadis en néo-colonialisme. C'est le vieux vin dans une bouteille neuve. Pour un néo-colonialisme de ce genre, nous devons le connaître sur le plan théorique.

 

Shouwang Maitian

Source : Centre d'information de Chine, le 22 avril 2011

 

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