Côte d'Ivoire : Huawei montre la voie pour des villes africaines intelligentes et sécurisées

Source:Xinhua 2019-01-28

  ABIDJAN, 25 janvier (Xinhua) -- La Safe city ou Ville sécurisée, solution pour une "sécurité publique collaborative" de Huawei, le géant chinois de la téléphonie, était au centre d'un panel en marge d'une conférence internationale sur la sécurité qui a clos ses portes jeudi à Abidjan.

  Réunis mercredi dans l'hôtel Ivoire d'Abidjan, plusieurs ministres, hauts cadres nationaux et experts en charge des questions de sécurité ont présenté l'impact et les défis des solutions digitalisées pour la sécurisation des grandes villes.

  A en croire le ministre guinéen de la Sécurité et de la Protection civile, Alpha Ibrahim Kéira, "les résultats sont encourageants et constructifs" pour la sécurité publique, la protection des personnes et des biens depuis le début de l'expérimentation, il y a trois ans, de cette nouvelle technologie dans son pays.

  "Avec le partenaire Huawei, qui nous a permis de maîtriser cette technologie par vidéosurveillance, nous sommes parvenus à réduire la criminalité, à assurer une très bonne traçabilité de la sécurité publique, de la circulation routière mais aussi à permettre à plusieurs services de police d'avoir les interconnexions pour veiller à un meilleur accomplissement des mesures opérationnelles des différentes structures", a affirmé Alpha Ibrahim Kéira.

  Il assure avoir constaté "avec satisfaction une amélioration des conditions sécuritaires" dans son pays.

  Au Mali, où la solution a connu un coup d'accélérateur en 2015 à Bamako, la capitale, après sa mise en place en 2010-2011, "toutes les grandes artères de la ville, tous les endroits sensibles sont sous surveillance", fait savoir le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Salif Traoré, non sans souligner que "le bénéfice, c'est que les bandits ont du mal à se cacher".

  Avec le système, explique Salif Traoré, "même quand les agents ne sont pas sur place, nous avons la possibilité d'interroger nos serveurs pour savoir ce qui s'est passé à telle heure dans tel endroit".

  Il estime que c'est "un gain en matière de ressources humaines déployées ou à déployer mais également en matière d'assistance aux juges qui ont désormais des preuves visuelles et ne doivent plus seulement faire confiance à leur intuition".

  Pour le ministre en charge de la Sécurité du Mali, c'est une "solution d'appoint indispensable" pour son pays qui a décidé d'y investir 150 milliards FCFA.

  "Avec les différentes menaces, on est arrivé à la conclusion que la multiplication à l'infini des forces de sécurité n'est pas une solution, la vraie solution, d'autant plus qu'on ne peut pas mettre un agent devant chaque structure ou chaque citoyen", explique-t-il.

  Pour les autorités ivoiriennes également, la recherche de la sécurité publique passe par la communication numérique.

  "Nous avons eu l'occasion d'expérimenter l'apport du digital, de la vidéosurveillance avec toutes ses applications possibles dans l'amélioration de notre capacité de lutte contre l'insécurité et le digital s'impose à nous comme solution", a indiqué le ministre en charge de la Sécurité de la Côte d'Ivoire, Sidiki Diakité.

  Le projet de vidéosurveillance de la ville d'Abidjan qui devrait s'achever en "mars-avril 2019", enregistre 91% d'installation des caméras, 95% de mise en place des centres d'opération, 75% pour la gestion du trafic routier et des équipements de suivi du trafic et 85% de couverture pour la fibre optique.

  A terme, le projet va consister à déployer à Abidjan 270 kilomètres de fibre optique pour relier 1.000 caméras avec un système de surveillance du trafic grâce à des lecteurs de plaques d'immatriculation et des panneaux à messages variables pour la détection de violation des feux rouges.

  L'objectif est de lutter contre l'insécurité à travers la surveillance des infrastructures critiques, le maintien de l'ordre public, la régulation du trafic et la supervision des grands événements.

  "Les résultats se font sentir, bien que le projet ne soit pas totalement achevé", croit savoir le colonel Guelpétchin Ouattara, de la Direction de l'information et des traces technologiques (DITT) du ministère ivoirien de la Sécurité et de l'Intérieur.

  Le colonel Ouattara en veut pour preuve, entre autres, la réduction du délai d'intervention de l'unité de régulation de la circulation de la police nationale, la supervision avec succès de grands événements à Abidjan, la résolution d'enquêtes grâce aux caméras qui ont pu filmer des braquages, des suicides ou encore des accidents de la route.

  "Les gros défis, c'est le financement, la maintenance et l'entretien du réseau, la formation des agents à travers le développement de nouveaux métiers, la densification de la ville d'Abidjan et la couverture des autres grandes villes du pays", a-t-il relevé.

  La solution de sécurité publique de Huawei sert plus de 700 villes dans 170 pays dont 25 africains avec comme points saillants la Côte d'Ivoire, le Kenya, l'Ile Maurice, le Cap Vert, le Cameroun et le Maroc.

  A Marrakech, au Maroc, la solution est à l'origine du succès de l'organisation de conférences mondiales et du record en terme de remontée du tourisme avec plus de 20 millions de touristes attendus en 2020, indique-t-on.

  La solution Ville sécurisée de Huawei présente une opportunité stratégique pour l'édification de villes intelligentes en tirant partie des nouvelles technologies de l'information et de la communication pour mettre en place des systèmes d'information et atteindre les objectifs de sécurité publique.

  Selon le promoteur, elle permet, notamment, de prévenir, de réduire et de réprimer les activités criminelles, mais également de gérer efficacement la ville et de créer un cadre de vie ordonné et sûr.

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