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Africains en Chine : l'ambassadeur du Cameroun espère voir davantage d'instituts Confucius en Afrique
 (2010-08-30)

BEIJING, 27 août (Xinhua) -- "Nihao, Xiexie, Bukeqi", l'ambassadeur du Cameroun en Chine Martin Mpana prononce ces mots chinois dans un accent standard.

Du 27 février au 10 juillet, bien qu'il ait été très accaparé par son travail, M. Mpana a trouvé le temps de se rendre chaque samedi au "Hanban", le Bureau du Conseil international pour la promotion de la langue chinoise, qui a conçu un programme d'apprentissage linguistique spécialement pour les diplomates étrangers en Chine.

"Participer à ce programme répondait à mon désir d'apprendre la langue chinoise, en particulier pour pouvoir mieux communiquer avec les habitants, mais aussi à l'envie d'approfondir ma connaissance de la civilisation et de la culture de ce pays", a indiqué M. Mpana. "C'est vraiment bien de pouvoir communiquer directement avec les Chinois", a-t-il souligné.

Pendant les 17 semaines de formation, M. Mpana et les autres participants ont appris entre autres les formules de salutation et autres expressions utiles de la vie quotidienne, qui leur permettent maintenant de faire des courses ou de demander l'heure en chinois par exemple. Ils ont également eu des cours portant sur la culture traditionnelle chinoise, tels que la technique du papier découpé, la calligraphie chinoise ou encore le Taiji Quan, qui est un art martial traditionnel chinois.

"Les cours étaient très intéressants", a indiqué M. Mpana. "On a dessiné des masques, découpé des papiers, c'était des techniques simples, mais qui ont beaucoup de signification. Je crois que c'est très bien pour les enfants, même pour les grands enfants que nous sommes", a-t-il plaisanté.

A propos de l'état actuel de l'enseignement de la langue chinoise au Cameroun, M. Mpana a indiqué qu'avec le développement rapide des relations sino-camerounaises, de plus en plus de Camerounais commençaient à apprendre le chinois.

"La connaissance de la langue chinoise devient une nécessité au 21 siècle," a-t-il observé. Il faut multiplier le nombre de ceux qui peuvent parler le chinois au Cameroun, car c'est important pour l'avenir du pays, pour le renforcement des relations de coopération sino-camerounaises, a indiqué M. Mpana.

Selon lui, le Cameroun est en train d'introduire la langue chinoise dans son offre scolaire,aux côtés des autres langues étrangères enseignées dans les établissements secondaires.

En novembre 2007, le premier institut Confucius au Cameroun a été inauguré à Yaoundé, ce qui a constitué un soutien important à l'enseignement local de la langue chinoise. "Je suis de ceux qui pensent que davantage d'instituts Confucius doivent voir le jour dans tous les pays africains", a affirmé M. Mpana.

Il a apprécié les ouvertures d'instituts Confucius en Afrique, ainsi que ce que le gouvernement chinois a fait pour la formation des jeunes qui viennent en Chine et qui peuvent d'abord y apprendre le chinois avant de faire des études scientifiques ou technologiques dans leur domaine de compétence.

Selon le Hanban, un deuxième programme de chinois pour les diplomates étrangers commencera en septembre.

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